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mercredi, 20 mai 2009

FPÖ : « Non à l’adhésion de la Turquie et d’Israël à l’Union Européenne »

Synthèse nationale

 

PICT4883.JPG« Le FPÖ met son veto à l’adhésion de la Turquie et d’Israël » à l’Union Européenne. C’est un slogan du parti identitaire autrichien, fondé par Jörg Haider et dirigé aujourd’hui par Heinz-Christian Strache. Des dirigeants du FPÖ, dont son secrétaire général Harald Vilimsky, étaient présents récemment à Cologne aux côtés de Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams Belang, et de Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, pour dire non à l’islamisation de l’Europe.

 

Ce slogan suscite l’émoi de la presse autrichienne et des responsables politiques de gauche. Le chancelier social-démocrate, Werner Faymann, a dénoncé cette rhétorique, et annoncé une « campagne d’information antifasciste » dans les écoles. Le tabloïd Kronen-Zeitung en fait ses grands titres. Pour le président de la communauté juive d’Autriche, Ariel Muzikant, la frontière entre l’expression d’un populisme de droite et un extrémisme à relents encore plus nauséabonds est devenue floue. Le quotidien Le Monde du 20 mai titre : En Autriche, les signes d’une radicalisation de l’extrême droite s’accumulent. Et de conclure l’article par cette phrase destinée à réveiller les consciences et à susciter l’horreur : « On observe depuis des années la percée d’un mouvement néo-nazi, le FBJ, qui drainerait environ 250 personnes ». Vous avez bien lu : environ 250 personnes au conditionnel…

 

Pourquoi tant d’émotion ? Il est évident que si le FPÖ s’était contenté d’exprimer son refus de l’intégration de la Turquie dans l’U.E., cela n’aurait ému personne. Mais refuser l’intégration d’Israël…, laisser entendre qu’Israël n’a rien d’une nation européenne, voilà « des relents nauséabonds ». Israël, pas davantage que l’Algérie ou le Sénégal, ne sont Européens et n’ont vocation à rejoindre notre Europe.

 

Décidément, Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.

00:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Tags : autriche, ndp, fpö, europe, turquie, politique, robert spieler | |  Facebook

lundi, 21 avril 2008

Robert Spieler s'entretient avec Zur Zeit...

746330436.jpgEntretien avec Robert Spieler publié dans le magazine autrichien Zur Zeit dirigé par Andréas Moelzer, député européen du FPö, le parti de la droite nationale et populaire autrichienne.

 

Robert Spieler, vous combattez depuis des années contre la main-mise de Paris sur l’Alsace. Qu’avez-vous pu obtenir ?

 

Nous combattons, en France, dans des conditions très difficiles. Le système électoral est le plus antidémocratique d’Europe et change au gré des intérêts des partis du système.

 

Songez que la résultat à atteindre pour avoir des élus au Conseil Régional (le « Parlement alsacien ») a été porté récemment de 5 à 10% des votants, pour empêcher des partis régionalistes, mais aussi le Front national, d’avoir des élus, ou de peser politiquement. Alsace d’Abord a eu la plus forte progression de tous les partis alsaciens, passant de 6,7 à 9,5%, mais n’a obtenu aucun siège, alors que nous en avions 3 aux élections précédentes.

 

Nous sommes dans une république bananière qui me fait penser au Zimbabwe, quant au fonctionnement de notre « démocratie ». Je suis cependant fier d’une réussite : je pense avoir réussi à convaincre beaucoup de militants nationalistes, qui étaient très hostiles à l’idée de Région forte et d’Europe de la Puissance de la justesse de mes idées, qui ne sont pas en opposition avec le respect de la Nation, que je ne confonds pas avec l’Etat-Nation , invention meurtrière de la Révolution Française. Les périls majeurs se nomment aujourd’hui immigration, invasion et islamisation de l’Europe. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la présidence d’Alsace d’Abord afin de contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces régionalistes, nationalistes et identitaires, au niveau national.

 

De quel poids pèsent aujourd’hui les langues allemande et alsacienne dans votre région ? Le risque existe-t-il d’une folklorisation du dialecte ?

 

Le dialecte alsacien est très majoritairement pratiqué dans les zones rurales, mais peu à Strasbourg, ville cosmopolite. 60% des Alsaciens le comprennent et un tiers le parle couramment. Ce n’est malheureusement plus le cas des jeunes générations. Le dialecte, qui ne s’écrit pas, si ce n’est phonétiquement, a besoin de la langue allemande, comme les branches de l’arbre ont besoin des racines. Or l’enseignement de la langue allemande, en Alsace, se heurte à de puissants fanatismes. Les syndicats de gauche, d’une part, au nom du refus de l’élitisme, et de l’égalitarisme républicain , et d’autre part les forcenés anti-allemands, de gauche et de droite, nostalgiques des guerres civiles européennes, que nous appelons les « Hourrah Patrioten ». Moins de 5% des enfants alsaciens ont la possibilité de suivre une filière bilingue dès l’école maternelle. La propagande électorale en allemand était prise en charge par l’Etat. Ce n’est plus le cas depuis peu. Le quotidien régional « Les Dernières Nouvelles d’Alsace » a une édition en allemand qu’il envisage de supprimer. Oui, le risque de folklorisation, et même de disparition de la langue régionale est grand.

 

Les identités alsacienne et française sont-elles contradictoires ?

 

L’identité alsacienne est à la fois française et alémanique. Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre ces deux appartenances qui ne peuvent qu’être enrichissantes dès lors qu’elles s’expriment dans un respect mutuel, ce qui est loin d’être le cas.

 

Quelles mesures faudrait-il prendre afin de préserver la culture alsacienne ?

 

La première décision à prendre concerne la sauvegarde de la langue régionale (alsacien dans son expression orale, allemand dans l’écrit). L’enseignement bilingue français/allemand doit être généralisé. La Région Alsace doit être maîtresse de ses décisions dans les domaines tels l’enseignement des langues, l’histoire régionale, mais aussi la formation des enseignants et la désignation des chefs d’établissements, qui ne doivent plus relever de l’Etat. Nous voulons aussi une télévision régionale donnant à la langue alsacienne toute sa place, alors, qu’aujourd’hui, on ne lui accorde que des miettes. Il est enfin nécessaire que les collectivités (Région, communes, etc…) soutiennent prioritairement et massivement la culture enracinée, et non la pseudo-culture américanisée et africanisée qui s’exprime par exemple dans le rap, dont Ray Charles disait lui même que ce n’était pas de la musique, mais du bruit. La culture enracinée doit se développer dans la tradition, mais aussi la modernité, et non dans le folklore, qui n’est que la bonne conscience d’une culture qui se meurt.

 

Quel rôle l’Alsace devrait-elle jouer en France ? Quel degré d’autonomie l’Alsace peut-elle obtenir dans une France ultra-centralisée ?

 

La France est le pays le plus centralisé d’Europe. Toutes les décisions importantes sont prises par des hauts fonctionnaires parisiens. Les régions ne disposent d’aucune autonomie. A titre d’exemple, l’Alsace a la droit de financer les murs des lyçées, et de choisir la couleur de la moquette et du papier peint, mais n’a rien à dire quant au contenu des programmes d’enseignement. Et l’ouverture, ou la fermeture, d’une maternité, en Alsace, ce sont de hauts fonctionnaires parisiens qui en décident. Bref, L’Alsace a besoin, ainsi que la France, de recouvrer ses libertés et de se défaire du carcan étatique.

18:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : strasbourg, fpo, autriche, alsace, droite, robert spieler, politique | |  Facebook