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mercredi, 20 juin 2007

Deuxième tour des législatives : de Charybde en Scylla.

ac2c805721775603ebecf4e3bc8ce04c.jpgLe deuxième tour des législatives a certes tempéré la vague bleue,  permettant au PS d’avoir un groupe bien plus important que prévu. L’incroyable couac de la TVA sociale, assumée par certains ministres, désavouée par d’autres, a sans doute joué un rôle important dans ce rééquilibrage. Notons la quasi disparition du parti de François Bayrou qui doit méditer amèrement, lui, le littéraire, sur la permanence de la trahison dans l’histoire, et surtout dans l’histoire politique.
Je ne peux qu’avoir quelque commisération pour lui, qui devrait pourtant savoir que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole.

Le fait que le PC obtienne 18 députés après le résultat calamiteux de Marie-Georges Buffet aux présidentielles, nous interpelle quant au fonctionnement de cette pseudo démocratie.
Aujourd’hui, Sarkozy dirige tout : il est Président de la République, il a une majorité totale à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ainsi qu’au Conseil Constitutionnel.
Dirige t-il aussi le Medef  ou est-il piloté par celui-ci ? Ceci est une autre question...
On peut craindre que, sans contre-pouvoir institutionnel, la révolte s’exprime dans la rue dans les prochains mois.

Les branches de l’arbre France prennent racine.

La constitution du nouveau gouvernement est un modèle de melting-pot : les centristes repentis, l’UMP, les ex-socialistes (ah, le traître ex-socialiste Besson... Même la très sérieuse revue « l ‘Histoire » l’a placé parmi les traîtres majeurs en titrant sa dernière livraison par « de Judas à Besson »). Sans oublier Jean-Marie Bockel, maire socialiste de Mulhouse qui obtient le secrétariat d’Etat de la Francophonie et de la Coopération.

Reconnaissons cependant que Sarkozy a lancé un signal positif à Jean-Marie Le Pen : Le Pen affirmait, sur la dalle d’Argenteuil, que « les immigrés sont une branche de l’arbre France ».
A défaut d’avoir des ministres FN, Le Pen pourra se satisfaire d’avoir été entendu :

- Fadéla Améra (Présidente de « Ni putes ni soumises ») est secrétaitre d’Etat à la Ville.
- Rachida Dati est Garde des Sceaux.
- Rama Yadé est secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et aux droits de l’Homme.

Un Léon Daudet ferait un livre de toutes ces aventures improbables. J’entends son énorme rire pour dénoncer les nains qui nous gouvernent. Un Céline éructerait d’importance pour dénoncer tous ces clowns. Mais, il nous faudrait surtout un Rebatet pour écrire à nouveau « les décombres ». Hélas nous n’en sommes pas là...
Mais comme le disait Maurras : « Le désespoir en politique est une sottise absolue »


Robert Spieler

00:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : robert spieler, politique, france, legislatives, sarkozy, 2007, jean-marie le pen | |  Facebook

dimanche, 10 juin 2007

Tsunami bleu et marginalisation du FN...

Comme je l’avais prévu, ces élections législatives donnent, en Alsace et partout en France, une victoire écrasante, au premier tour, à l’UMP et ses alliés. Tous les pouvoirs seront demain entre leurs mains.

Pour quoi faire ? Sarkozy a déjà commencé à reculer sur le problème de la Turquie. Commençons à lister dès aujourd’hui ses reculades par rapport à ses promesses électorales qui, après tout, n’ont engagé que ceux qui y croyaient.

Il n’existe pas ou peu de contre-pouvoirs en France, qui à bien des égards est, par son système électoral, un des pays les moins démocratiques d’Europe.

Demain, il est à craindre que ce soit la rue qui fasse office de contre-pouvoir et que la chienlit s’installe lentement mais sûrement.

L’abstention particulièrement important traduit, elle, au-delà des effets mécaniques liés aux résultats de la présidentielle, un manque de confiance envers la classe politique et une attente non-satisfaite qui ouvre un champ d’action à des initiatives nouvelles.

Quant au Front National, ces élections signent sa mort programmée. Il est tout de même incroyable qu’un parti doté d’une assise électorale solide, notamment en Alsace, s’effondre aussi brutalement.

Les causes résident tout d’abord dans le départ, au fil des années, des meilleurs cadres et militants, écœurés par le despotisme et le népotisme régnant dans ce mouvement.

Comment gagner (ou ne pas perdre) quand, au lieu de rassembler, Marine Le Pen et le Secrétaire Général Louis Aliot insultent à longueur d’émissions les idées et les dirigeants régionalistes ou identitaires, les « groupuscules », les « cathos-tradis de Bernard Anthony », et humilient publiquement Bruno Mégret et tant d’autres qui avaient cru en la sincérité de l’appel au rassemblement patriotique ?

Sans compter les annonces de purges à venir au sein du mouvement.

Les « cathos-tradis » forment une communauté soudée, nombreuse, courageuse et engagée, qui s’est depuis toujours montré d’une fidélité sans faille à l’égard de Le Pen. Ils l’ont brutalement et définitivement abandonné.

Le FN ne se remettra pas d’un désastre humain, électoral mais surtout financier (il perdra près de 60% de son financement public). Les règlements de compte vont se poursuivre jusqu’à ce qu’il se retrouve vidé de sa substance.

L’hypermarché va se transformer en petite épicerie familiale.

Le combat politique pour la défense de nos identités continue. J’annoncerai dans les tous prochains jours, avec d’autres responsables du combat identitaire, une initiative destinée à redonner de l’espérance à tous ceux qui en France veulent poursuivre l’action.

 

Robert Spieler

Président d'Alsace d'Abord

 

23:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : robert spieler, politique, alsace, france, législatives, jean-marie le pen, ump | |  Facebook

dimanche, 03 juin 2007

Savez vous combien vous coûte un député ? Et un sénateur ?

870,328.000 euros par an pour un député, en incluant indemnités, primes, et divers avantages,  soit 4 351.640,000 euros sur une législature de cinq ans. Quant aux sénateurs, ils disposent d’une toute petite rallonge : 9 399,286.000 euros par an, soit 8 399,574.000 euros pendant leur mandat de neuf ans (voir détails sur le site d’Anne Kling, rubrique « ce que coûte le personnel politique » : http://france-licratisee.hautetfort.com/

Bref, les 16 députés alsaciens coûtent plus de 69 millions d’euros, et les 9 sénateurs près de 75 millions, soit un total vertigineux de 144 millions sur la durée de leurs mandats, pompés dans les poches des Alsaciens, soit le coût du financement par les collectivités alsaciennes d’un TGV que nous sommes les seuls à financer et dont la voie rapide s’arrête en Lorraine.

Qu’ont-ils fait pour empêcher cette injustice ? Qu’ont-ils fait pour la défense de l’Alsace et des Alsaciens ?

Rien..., ou pas grand chose...

Et si on leur disait : Remboursez !

P.S. Le budget global des deux assemblées  s’élevait pour 2006 à 811,097.100 euros, près d’un milliard ! De quoi méditer sur le fonctionnement et la pertinence de ce système pseudo démocratique qui empêche plus du tiers des citoyens d’être représentés.

Robert Spieler

www.robert-spieler.net

22:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique, robert spieler, france, législatives, alsace, identitaire, paris | |  Facebook

vendredi, 25 mai 2007

Bruxelles plutôt que Strasbourg : Premier faux pas strasbourgeois de Nicolas Sarkozy !

5acfd9ff2acd9832fde79400b12f4691.jpgLes voix UMP en Alsace, l’arrivée prochaine du TGV et surtout la défense de Strasbourg en qualité de capitale européenne auraient du suffire à faire que la première rencontre entre le Président de la République Française et le Président de la Commission Européenne se déroule à Strasbourg.

Il n’en a rien été et pire, alors même que la position strasbourgeoise faisait l’objet d’attaques sur les bords de l’Ill, Monsieur Barroso a dû quitter Strasbourg pour se rendre à Bruxelles et y rencontrer, là-bas, le Président de la République Nicolas Sarkozy.

Parmi les opposants, le libéral Watson n’a donc pas eu d’efforts à faire pour déclarer : "puisque M. Sarkozy trouve plus pratique d'aller à Bruxelles qu'à Strasbourg, dites-lui que c'est exactement la même chose pour nous", selon des propos qui nous ont été rapportés. Voilà en effet ce qui s’appelle « donner des bâtons pour se faire battre ».

 

Ce choix de Nicolas Sarkozy est regrettable pour la Ville de Strasbourg et ceux, commerçants, restaurateurs, artisans, hôteliers, chefs d’entreprise s’impliquent au quotidien pour en faire une véritable capitale.

Il s’agit aussi d’un camouflet à l’encontre de Fabienne Keller, de Robert Grossmann et des candidats UMP aux législatives dans les 3 circonscriptions de Strasbourg qui se gardent bien d’ailleurs de réagir.

Alsace d’Abord, mouvement régionaliste et européen, condamne bien entendu ce premier rendez-vous manqué qui rappelle simplement à ceux qui l’ont oublié que : « Paris se moque de nous » !

Alsace d’Abord

17:45 Publié dans Alsace | Lien permanent | Tags : sarkozy, ump, alsace d'abord, robert spieler, politique, législatives, 2007 | |  Facebook