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jeudi, 01 octobre 2009

Le Pen ment, Le Pen ment, Le Pen est déconnant…

 par Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire  

On me pardonnera la reprise sous forme de pastiche de l’antienne de Radio Londres (Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand…).

Interrogé par le magazine Flash et appelé à dire s’il y a " incompatibilité " entre l’islam et le mode de vie en France, Le Pen répond : " A mon sens, aucune. En principe, les religions chrétiennes étaient religions de paix, de fraternité et d’amour. Ca n’a pas empêché les catholiques et les protestants de s’égorger des siècles durant, tel qu’en Irlande aujourd’hui encore ".

Les bras m’en tombent. Comme nous le savons tous, l’islam est une religion totalitaire, dont le livre sacré, le Coran, ne peut en aucun cas être interprété, car il est sensé avoir été dicté directement par Dieu. Contrairement à la Bible. Les sourates du Coran sont d’une violence inouïe à l’encontre des chrétiens, des juifs et, surtout, des athées et des païens. Oser vouloir interpréter le Coran est puni de mort. Idem pour le musulman qui aurait la fantaisie de vouloir se convertir. Les chrétiens sont persécutés en terre d’islam. Les femmes humiliées. Prétendre qu’il pourrait exister un islam tolérant est une monstrueuse ineptie.

Comment Le Pen en est-il arrivé là ? Mais a-t-il jamais pensé différemment ? Son discours à l’Assemblée Nationale, en 1958 : " Il ne faut pas dire que l’Algérie a besoin de la France. Il faut dire que la France a besoin de l’Algérie. Nous avons besoin d’une jeunesse vigoureuse, etc… ". Et puis, son discours sur la dalle d’Argenteuil, avant la dernière élection présidentielle : " Les immigrés sont des branches de l’arbre France… "

Décidément, il est urgent de tourner la page…

15:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : front national, le pen, ndp, flash, islam, france, païens, chrétienté | |  Facebook

vendredi, 22 février 2008

Les ultimes délires de Le Pen...

Lors d'une conférence de presse à Strasbourg cette semaine, Jean-Marie Le Pen, interrogé à propos de ma liste « Strasbourg d'abord » pour les élections municipales, osa dire devant les caméras de France 3 : « Robert Spieler ce n'est pas Strasbourg d'abord, ce n'est pas Alsace d'abord, c'est Allemagne d'abord ».

France 3 a refusé, on les comprend, de diffuser ces propos gravement diffamatoires.

Mais jusqu'où donc ira sa chute ?

jeudi, 25 octobre 2007

Elections municipales de Strasbourg : Mise au point de Robert Spieler

Mise au point de Robert Spieler suite à celle de Bruno Gollnisch (en réaction à un article paru sur le blog des DNA)

Robert Spieler ne s’est jamais revendiqué de quelque soutien national que ce soit, et notamment pas celui de Bruno Gollnisch. Il a précisé dans le texte transmis à la presse et annonçant sa candidature (consultable ici) qu’il n’entendait pas entrer dans des discussions d’états-majors et que sa liste de rassemblement s’organisera avec des adhérents et des sympathisants de toutes les sensibilités régionaliste, nationaliste et identitaire.

Ce n’est évidemment pas parce que Robert Spieler participe activement à l’organisation du 1er anniversaire de Synthèse nationale, où interviendra un grand nombre de responsables de divers mouvements et associations, ni que Robert Spieler collabore au dernier numéro de Synthèse nationale sur la thématique de l’identité avec Bruno Gollnisch, Bruno Mégret, Bernard Antony, etc..., que l’on peut extrapoler (comme cela fut fait dans le blog des DNA) le soutien de ceux-ci à sa candidature. Soutien par ailleurs qu’il n’a aucunement sollicité.

Robert Spieler

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mercredi, 25 juillet 2007

Entretien avec Robert Spieler, paru dans Rivarol n°2820 du 20/07/2007

7698e771fe4d2d11ac210eedc8aec0fa.jpgRIVAROL : Robert Spieler, vous êtes fondateur et président d’Alsace d’Abord créée en 1989 après avoir été député du Front National de 1986 à 1988. La droite nationale a connu des résultats très décevants lors de la présidentielle et des législatives. Quelles en sont à votre avis les raisons ?

Robert SPIELER : Les raisons de cet échec ne datent pas d'aujourd'hui et s'expliquent de deux façons.

- La première tire son essence du mode même de fonctionnement et d'organisation de ce mouvement : centralisme non démocratique, principe du chef absolu n'autorisant aucun débat, ambiance de courtisanerie, exclusions de ceux qui démontrent un esprit un tant soit peu critique ou rebelle. Je garde toute mon estime pour Le Pen, avec ses immenses talents, mais regrette ses considérables défauts qui ont empêché le Mouvement National de prétendre au pouvoir. Des centaines de femmes et d'hommes de qualité ont été amenés à quitter le FN. Le départ de Mégret, quels que soient les reproches qu’on peut lui faire, et de celui des meilleurs cadres, a été un désastre. J'ajouterai le manque quasi total d'implantation locale du FN, conséquence logique de son mode de fonctionnement. Est-il normal qu'un mouvement qui rassemblait des millions d'électeurs n'ait aucun maire et très peu de conseillers municipaux? Il ne faut pas chercher plus loin les raisons des difficultés de réunir 500 parrainages et celles de relayer le message sur le terrain.

         -  La seconde raison de l'échec du FN réside dans son absurde repositionnement politique en 2007. Aller honorer Clemenceau, que j'ai qualifié de "géniteur d'Hitler" (1) pour son refus de signer la paix dès 1916 avec l'Autriche-Hongrie, ce qui aurait pu empêcher la mort de millions d'européens ; rendre hommage à la Révolution à Valmy ; expliquer, sur la dalle d'Argenteuil, que les immigrés non européens sont des "branches de l'arbre France" (tout en attaquant les origines hongroises de Sarkozy, ce que les fils et petits-fils des immigrés polonais, italiens ou espagnols électeurs du FN auront apprécié...). Les insultes de Marine Le Pen et de Louis Aliot à l'encontre des régionalistes (le communautarisme musulman comparé au "communautarisme" alsacien!). Et enfin ces agressions à l'encontre des "groupuscules" "cathos-tradis", qui étaient pourtant des fidèles d'entre les fidèles.

Tous les ingrédients menant au désastre étaient réunis. La redoutable habileté de Nicolas Sarkozy a suffi pour faire s'écrouler le château de cartes.

 

R. : Face à la situation très difficile où se trouve actuellement notre mouvance, que peut-on faire d'utile actuellement ? Sur quels fondements, avec quel projet et avec quel mode d'organisation et de direction peut-on reconstruire ?

R.S. : Certainement pas sur les modes d'organisation que la mouvance nationale a subi depuis plus de 20 ans (centralisme, manque de concertation avec les fédérations...). Nous devons aussi nous débarrasser de la fascination pour l'autoritarisme et la recherche de l'homme providentiel. Comme le disait fort justement Bernard Anthony dans une récente interview à Rivarol, "un peuple n'a certes qu'une fois dans son histoire une Jeanne d'Arc ou un saint Louis".

Nous devons absolument sortir de ces comportements typiques d'une certaine "extrême droite" : arrogance et mépris envers ceux qui ne pensent pas rigoureusement comme vous, misérables guerres de chapelle, tendances groupusculaires, provocations imbéciles qui renforcent l'ennemi.

Sans tomber dans les dérives de la démocratie dévoyée qu'illustrent les querelles incessantes chez les Verts, nous devons nous orienter vers un fonctionnement démocratique "athénien" où des "égaux" cooptés ou élus prendraient les décisions. Une coordination de toutes les forces régionalistes, nationalistes et européennes, pratiquant l'absolu respect des convictions de chacun, basée sur un socle qui est le plus grand dénominateur commun : la défense intransigeante de nos identités.

Quand je dis coordination, je veux aussi parler du rôle essentiel de la presse nationale et identitaire et de tous ceux qui, chacun à leur niveau, défendent notre idéal. Sans exclure quiconque, si ce ne sont les provocateurs et ceux pour qui le chêne français peut supporter des branches de palmier...

 

R. : Parmi les initiatives récentes, il y a eu fin juin l'annonce officielle de la création d'une Fédération identitaire. D'aucuns ont été surpris de ne pas vous voir apparaître dans cette entreprise où sont présents plusieurs personnalités d'Alsace d'Abord. Pouvez-vous nous dire pourquoi et, plus largement, que pensez-vous de cette première tentative de regroupement ?

J'encourage cette initiative qui a pour objectif de vouloir rassembler les mouvements régionalistes. Mes amis Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, Christian Chaton, Conseiller Général d'Alsace, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d'Alsace d'Abord, participent à cette initiative.

Je crois cependant en l'ardente nécessité d'aller plus loin et de rassembler à terme, en une coordination au fonctionnement souple, toutes les forces, réseaux, mouvements, revues, et individus autour du plus grand dénominateur commun : le combat intransigeant pour notre identité, la lutte contre le mondialisme libéral qui détruit nos emplois et nos peuples, et résistance contre la décadence.

Dans mon esprit, cela signifie le rassemblement sans exclusives des régionalistes, comme des nationalistes et de ceux pour qui l'Europe de la puissance est la grande espérance.

Il ne s'agit pas aujourd'hui de construire un parti, mais de fédérer des énergies dans le respect absolu des différentes sensibilités, dans le but de mener des réflexions et des actions communes. Notre milieu a besoin d'une véritable révolution culturelle. Le temps des invectives, des groupuscules détenteurs de la Vérite ou des provocateurs qui mettent en danger toute notre communauté doit être clos.

Des modèles dans la presse nationale nous montrent la voie : Rivarol, dont je n'oublierai jamais qu'à l'âge de 16 ans il a profondément contribué à ma formation idéologique, le Choc du Mois de Jean-Marie Molitor et Bruno Larebière, excellent d'ouverture et de talent, et enfin la revue Synthèse Nationale (2), dirigée par mon ami Roland Hélie, qui donne la parole à toutes les composantes de notre mouvance.

 

R. : S'agissant plus précisément de votre mouvement Alsace d'abord, pouvez-nous nous en rappeler brièvement l'historique, les grands axes de combat et quels sont vos projets dans l'avenir immédiat, tant sur le plan électoral que celui du domaine des idées et de la formation des cadres ?

J'ai été élu député FN en 1986. Je garde d'excellents souvenirs de cette époque, dont l'exaltante campagne présidentielle de 1988 pilotée par l'équipe de Bruno Mégret dont je faisais partie.

J'ai quitté le FN en 1989, avec la quasi-totalité des cadres alsaciens, ne pouvant plus supporter les humiliations que notre fédération, une des plus dynamiques de France, avait eu à subir depuis la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois. J'étais aussi en profond désaccord avec la dérive de plus en plus jacobine (déjà) de Le Pen.

Avec Jacques Cordonnier, nous avons crée Alsace d'Abord. Nous avons obtenu 2 élus et près de 6% des voix aux élections régionales de 1992. J'ai été réelu conseiller municipal de Strasbourg en 1995. Nous avons progressé en 1998 avec près de 7% et 3 élus au Conseil Régional. En 2001, la liste que je menais à Strasbourg atteignait 9,2% face à une liste FN à 7,5%.

En 2004, aux élections régionales, nous avons enregistré la plus forte progression de tous les partis politiques alsaciens en frôlant la barre des 10%, tandis qu'aux cantonales Christian Chaton devenait notre premier conseiller général dans le Haut-Rhin.

Alsace d'Abord veut plus de pouvoirs et de moyens pour la Région : Paris n'a pas à s'occuper de l'ouverture ou de la fermeture d'une maternité en Alsace ; l'enseignement des langues et de l'histoire locale doit être une compétence régionale, l'environnement et le développement économique tout autant. Nous voulons aussi la fusion des départements, héritages absurdes de la Révolution , et de la Région , gage d'économies et d'efficacité. Enfin, nous considérons que le bilinguisme doit être défendu car il représente une formidable richesse pour notre région tant sur le plan culturel qu'économique (3).

Nous voulons qu'une partie des taxes et impôts alsaciens restent en Alsace afin de financer nos projets. Tous les TGV ont été intégralement payés par l'Etat alors que la ligne Paris-Strasbourg a été financée avec une lourde contribution de l'Alsace (300 millions d'euros)... le tout pour que la ligne grande vitesse s'arrête en Lorraine et que le "TGV" rejoigne Strasbourg au rythme d'un tortillard. Vous comprendrez pourquoi les Alsaciens ont quelque part l'impression qu'on se moque d'eux.

Quant à nos projets, nous croyons en la nécessité de l'enracinement. Nous avons un conseiller général, une demi-douzaine de maires, des conseillers municipaux, mais il est évident qu'il nous faut encore progresser. Nous présenterons un maximum de listes aux prochaines municipales en Alsace. Je mènerai une liste Strasbourg d'Abord dont je souhaite qu’elle rassemble toutes les composantes identitaires.

La formation joue aussi un rôle particulièrement important. A ce titre, Jeune Alsace mène un effort incessant pour offrir à nos jeunes militants les fondamentaux sans lesquels aucune action ne peut s'inscrire dans l'efficacité et dans la durée.

 

R. : Est-il selon vous possible d'éviter, ou en tout cas de dépasser, les querelles qui agitent nos milieux autour de la place, du rôle et de la nécessité de la nation, de la région, de l'Europe, bref de la question de la souveraineté et de l'identité ? Autrement dit peut-il y avoir union ou travail en commun entre les identitaires eurorégionalistes et les nationalistes français purs et durs ?

Il peut et il doit y avoir union de travail entre les régionalistes, les identitaires et les nationalistes. Nous avons les mêmes adversaires qui, eux, savent s'unir pour nous combattre.

Je crois qu'il n'y a pas contradiction entre le sentiment d'appartenance à sa "petite Patrie", la Région , le sentiment national et l'idée européenne. Je récuse absolument le concept d'Etat Nation, invention de la Révolution Française. Je respecte la Nation en tant qu'"idée", comme la définissait Barrès : « La nation, c’est la possession d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.»

Je crois au principe de subsidiarité. Que l'Etat, la Région , l'Europe s'occupent en priorité de leurs domaines de compétence et d'excellence. L'Europe n'a par ailleurs pas vocation à être un Etat Nation reproduisant toutes les tares du système jacobin français. L'Europe de la puissance que j'appelle de mes voeux n'est certainement pas celle des nains de Bruxelles. L'euro-régionalisme bruxellois, qui n'est ni européen ni régionaliste, ne correspond pas non plus à mon espérance.

 

R. : Comment doit selon vous se positionner la droite nationale et radicale face à Nicolas Sarkozy et à sa très large majorité UMP ? Faut-il s'en rapprocher voire l'intégrer comme le fait Ph. de Villiers, continuer à distinguer entre la droite et la gauche comme le tente B. Mégret (qui avait appelé implicitement au vote Sarkozy le 6 mai dernier) ou au contraire être dans une opposition frontale et sans concessions ? Et comment s'opposer intelligemment et avec efficacité vu l'habileté du personnage et les moyens considérables dont il dispose ?

R.S. : Collaboration signifie soumission. Intégration signifie désintégration. Quant aux termes de gauche et de droite, je les récuse l'un comme l'autre : nous devons représenter une nouvelle voie entre un capitalisme mondialiste et un socialisme de bourgeois et de dames patronnesses qui ont tous deux oublié de défendre notre peuple.

Nous devons résister et dénoncer une imposture qui, demain, ne manquera pas d'apparaître en plein jour. Ceux qui se laisseraient tenter par la collaboration donneraient raison à Churchill qui disait : "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre".

 

Projet conçu et propos recueillis par Jérôme BOURBON

(1) http://robert-spieler.hautetfort.com/archive/2006/10/24/clemenceau-mais-pourquoi-le-pen-va-t-il-honorer-le-geniteur.html

(2) www.synthesenationale.com

(3) http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/06/30/la-politique-des-langues-vivantes-dans-le-systeme-educatif-e.html

(4) www.jeune-alsace.com

Robert Spieler

www.robert-spieler.net

www.alsacedabord.org

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mardi, 15 mai 2007

LE MEPRIS DU FN POUR LES ALSACIENS

En 2007 comme en 2002, le recueil des 500 parrainages d’élus permettant à un candidat de concourir à l’élection présidentielle a une nouvelle fois révélé la difficulté, pour les « petits » candidats qui ne disposent pas de réseaux ni d’implantation  locale, à les recueillir.

Le candidat du FN en particulier a dû attendre les quinze derniers jours pour franchir la barre fatidique des 500 précieux paraphes.

Estimant qu’il ne serait ni juste, ni démocratique qu’un candidat recueillant régulièrement les suffrages de plusieurs millions de Français soit empêché de se présenter par manque de signatures, Christian Chaton, Conseiller général du Haut-Rhin (Alsace d’Abord), a ainsi accordé son parrainage à Jean-Marie Le Pen après avoir été sollicité par le représentant régional du FN.

Ce parrainage n’a pas été du goût de Mme Marine Le Pen, vice-présidente du FN, et de Mr Louis Aliot son secrétaire général, qui l’ont rejeté avec dédain au motif qu’il émanait d’un élu régionaliste et ne l’ont pas présenté au Conseil Constitutionnel.

Ce geste de mépris à l’égard d’un élu local n’est pas à vrai dire une surprise de la part d’un parti qui a toujours manifesté sa condescendance envers ceux que son président appelle dédaigneusement « les petits élus », tout juste bons à ses yeux à s’occuper des problèmes de chiens écrasés et de tri des ordures.

Il n’est pas non plus à vrai dire une surprise de la part de Marine Le Pen et de Louis Aliot qui durant la campagne présidentielle ont mis sur un même pied l’attachement aux identités régionales et les divers communautarismes immigrés, et déclamé leur hostilité au bilinguisme.

Cette hostilité à l’identité régionale alsacienne a été, à n’en pas douter, un  des facteurs qui ont contribué à rétrograder en Alsace Jean-Marie Le Pen de la première à la quatrième place, avec une perte de plus de 10 points entre 2002 et 2007.

L’épisode, certes symbolique, du rejet du parrainage de l’élu régionaliste Christian Chaton devrait également inciter les Alsaciens le plus attachés à leur identité à se détourner les 10 et 17 juin prochains du vote FN.

Christian Chaton

Conseiller Général du Val d’Argent

Conseiller Municipal de Sainte Marie aux Mines

www.christian-chaton.com 

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jeudi, 29 mars 2007

Louis Aliot répond à Robert Spieler

Nous publions la réponse de Louis Aliot (source) , Secrétaire Général du Front National, suite à la lettre ouverte de Robert Spieler à Jean-Marie Le Pen (voir note précédente).

14:40 Publié dans Politique, Vidéos | Lien permanent | Tags : spieler, fn, 2007, présidentielle, aliot, le pen, alsace | |  Facebook

mercredi, 28 mars 2007

Lettre ouverte de Robert Spieler à Jean-Marie Le Pen

medium_2007_0318dimanche0041.JPGLouis Alliot, Secrétaire Général du Front National vient de déclarer (Mots croisés lundi 26 mars sur France 2 41-42èmes minutes) : « L’indivisibilité, c’est le refus du communautarisme. Aujourd’hui, malheureusement, la République est en train d’éclater parce que tout le monde se regroupe en communautés ;  les Musulmans, les Juifs, les Catholiques, et cela prend même des relents géographiques et culturels : les Bretons, les Alsaciens, les Basques et les Catalans. Au fond de ce processus, il y a la fin de la République »

 

« Des relents géographiques et culturels »! Après les odeurs dont parlait Jacques Chirac, nous voici, nous, Alsaciens, réduits à un odorat nauséabond.

Il se trouve que les Chrétiens forment une communauté qui a forgé notre civilisation. Les Alsaciens, les Bretons, les Basques et les Catalans ont apporté leur contribution culturelle à la richesse de notre peuple.

Je n’ai aucun mépris pour la religion musulmane, mais permettez-moi de considérer que nous sommes ici chez nous, et que nous ne pouvons pas comparer des peuples et des identités enracinées sur notre sol avec des peuples et des religions importées.

 

Je tiens aussi à exprimer mon indignation quant aux propos tenus par Marine Le Pen il y a quelque temps sur le bilinguisme qui constitue pour elle une menace pour la République.

Après les Girondins et les libéraux,  plus tard,  Charles Maurras, Maurice Barrès ou Auguste Comte, sauront dénoncer le corset totalitaire du pouvoir central pour défendre le nécessaire principe fédératif et l’enracinement régional indispensables à l’épanouissement de l’individu.

On ne peut pas impunément mépriser les identités régionales au nom de la « République une et indivisible ». C’est le meilleur moyen d’organiser la division entre les français alors que l’urgence est ailleurs.

 

Je souhaite en toute amitié que vous exprimiez, en tant que candidat à l’élection présidentielle, votre position quant à la richesse de nos identités régionales.

Je vous en remercie.

 

Bien cordialement,

Robert Spieler

Président d'Alsace d'Abord

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vendredi, 16 février 2007

Jean-Marie Le Pen désavoue-t-il Marine Le Pen ?

Marine Le Pen a tenu récemment des propos particulièrement agressifs à l’encontre des identités régionales (voir ici), expliquant que le bilinguisme et les panneaux bilingues constituaient une grave menace pour l’unité de la République (sic…).

Ces propos ont suscité l’indignation jusque dans les rangs du Front National, dont certains militants et responsables sont favorables à un régionalisme qui n’a évidemment rien à voir avec le séparatisme.

En Alsace, Patrick Binder, Président du groupe FN ne manque pas, au Conseil Régional de défendre le bilinguisme et la culture régionale, même s’il se retrouve en contradiction avec certains de ses collègues attachés à un nationalisme intégral et jacobin.

Jean-Marie Le Pen vient de déclarer à la presse régionale que «  le FN ne méconnaissait pas les spécificités culturelles du pays, dont celles de l’Alsace », expliquant défendre les traditions régionales sans vouloir « en faire plus » et considérant que le bilinguisme est « légitime ».

Il s’agit là d’une position certes plus acceptable que celle de Marine Le Pen.

Mais que signifie « sans en faire plus » ?

Jean-Marie Le Pen, élu Président de la République, est il prêt à ratifier la charte des langues minoritaires que la plupart des pays européens ont ratifiée et qui se heurte en France à l’opposition des jacobins de gauche et de droite ?

Est-il prêt à soutenir le projet de fusion des départements alsaciens avec le Conseil Régional afin de créer une Grande Assemblée Régionale regroupant les compétences de la Région et des départements ?

Est-il prêt à un transfert de compétences et de moyens de Paris vers l’Alsace et vers les autres régions dans les domaines de l’enseignement, de l’environnement et du développement économique ?

Ce sont les questions que je lui pose dans un courrier que j’enverrai par ailleurs à tous les candidats à l’élection présidentielle et dont je rendrai publiques les réponses.

Nul doute que les Alsaciens seront particulièrement attentifs à leurs réactions.

 

Robert Spieler

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mercredi, 10 janvier 2007

Soupe au Cochon : Guillaume Peltier s’enferre...

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Guillaume Peltier, porte-parole de Philippe de Villiers, a pris position contre les soupes au cochon, considérant qu’il  s’agissait d’une « discrimination inadmissible ».

Devant la levée de boucliers, y compris dans ses propres rangs, il  s’est senti obligé d’apporter une réponse complémentaire sur un forum interne au MPF, destiné aux cadres et militants. Cette réponse l’enfonce définitivement dans le discrédit.

Après avoir affirmé, grand seigneur, que « si l’initiative de la soupe au cochon revient à défendre nos compatriotes les plus démunis, alors j’y suis évidemment favorable », il poursuit : « Si au contraire, ce que je crois être vrai de la part de certains organisateurs, l’initiative de la soupe au cochon revient à provoquer volontairement et à rejeter sciemment et de façon anticipée un éventuel démuni de confession juive ou musulmane, alors je n’y suis pas favorable. Je dénonce cette volonté malsaine de discrimination volontaire ».

A noter sa capacité à lire les mauvaises pensées des organisateurs et de désigner à l’attention de la Halde et des persécuteurs l’adversaire, qui est le camp identitaire.

Mais Guillaume Peltier sait aussi faire preuve d’héroïsme. Il explique « combattre avec toute son énergie les soupes hallal », qu’il souhaite voir interdites, car « participant à l’islamisation rampante de notre pays ».

Argument parfaitement stupide : en quoi une soupe au bœuf préparée selon les principes hallal (très semblables aux principes cachers : l’animal doit être vidé de son sang avant d’être consommé) constitue t-elle une menace islamiste ?

Grotesque. La soupe au cochon est autant ou aussi peu discriminatoire que la soupe hallal ou cacher.

J’ajoute que ce pauvre Peltier devrait savoir qu’une soupe au bœuf serait considérée comme impure par les musulmans et les juifs dès lors que la viande ne serait ni hallal ni cacher.

En d’autres termes, toute nourriture proposée par des militants identitaires aux SDF sera forcément considérée par Monsieur Peltier comme discriminatoire. CQFD.

 

Monsieur Peltier a choisi son camp, et nous le nôtre.

 

Robert Spieler

www.robert-spieler.net

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samedi, 25 novembre 2006

Et si le Pen n’avait pas ses signatures ? Ce serait, « une révolte, Sire, non, une Révolution… » (propos d’un ministre de Louis XVI s’adressant au Roi)

medium_images.7.jpgLa situation de Le Pen est très difficile, et il ne semble pas qu’il s’agisse d’une manipulation médiatique. Il peine à trouver ses 500 signatures, ce qui n’est pas étonnant quand, dans le même temps, Villiers et Laguiller ont les mêmes difficultés.

La pression du système est en effet terrible. Le conformisme est une obligation. Le politiquement correct, la norme. Les maires, signataires potentiels, se retrouvent à un an du renouvèlement de leurs mandats. Nul besoin de pressions officielles. La pression que l’intérêt, l’ambition, la peur, ou la lâcheté exercent sur eux est plus puissante que tout.

Nous vivons en réalité dans un Etat totalitaire soft. Il est vrai qu’on n’y massacre pas les opposants, on se contente de les empêcher de s’exprimer et de les condamner à la mort politique : amendes, persécutions, peines d’inéligibilité.

On modifie les modes de scrutin au gré des intérêts de la Nomenklatura  : une République bananière doublée d’une tyrannie qui se prétend démocrate et se veut donner des leçons à ses opposants et au monde entier.

De plus, une tyrannie cynique. Certains naïfs ont cru que les récentes déclarations d’Accoyer (Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale), proche de Sarkozy, estimant qu’il serait anormal que Le Pen ne puisse se présenter, faute de signatures, assuraient sa candidature.

Nous sommes en réalité dans le domaine de la manipulation et du double langage.

En réalité, Sarkozy a compris que la colère des électeurs de Le Pen serait terrible à son encontre s’il apparaissait responsable d’une éventuelle non-candidature de Le Pen.

Un nombre significatif d’électeurs se vengerait en votant sans état d’âme pour Ségolène Royal, afin de faire chuter le « salaud intégral », pour reprendre l’expression de Sartre. D’où la volonté de Sarkozy de ne surtout pas apparaitre comme ayant la moindre responsabilité dans cette situation. Il envoie Accoyer en mission de propagande, mais transmet dans le même temps les consignes interdisant aux maires proches de l’UMP de signer pour d’autres candidats que lui. CQFD…

Son intérêt est évidemment que Le Pen ne puisse être candidat, sans toutefois en porter la responsabilité, dans l’espoir de récupérer une partie de son électorat et de se retrouver en position avantageuse pour le deuxième tour.

On peut aussi considérer que les chiraquiens ont tout intérêt à ce que Le Pen soit candidat, histoire de plomber sévèrement « le traître ». Mais il est sans doute plus facile et plus efficace pour eux, experts en manipulations et maîtres es médias, de faire croire que c’est par la volonté de Sarkozy que Le Pen n’a pu avoir ses signatures.

Revenons à Le Pen. Je ne partage pas toutes ses analyses, et notamment son « nationalisme intégral ». Que pèse la France seule sur les plans militaire, diplomatique, et économique ? Mon espérance est l’Europe de la puissance, pas certes celle de Bruxelles. Je souhaite une Europe respectueuse des Nations, des Peuples et des Régions. Surtout pas une Europe « jacobine » dont la capitale serait Bruxelles.

Mais je considère qu’il serait inouï, scandaleux, mais digne des méthodes anti-démocratiques du système, que Le Pen ne puisse être candidat.

J’exprimerai le moment venu mon choix pour l’élection présidentielle. Je choisirai en tous cas le candidat le plus rebelle au système et j’en expliquerai les raisons.

En attendant, j’invite tous ceux qui disposent d’un parrainage d’élu à permettre à Jean-Marie Le Pen, qui fut présent au deuxième tour de la précédente élection présidentielle, d’être candidat à l’élection de 2007.

Si tel n’était pas le cas, le peuple n’aurait que le choix entre la révolte et la révolution.

Robert Spieler

01:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : spieler, alsace, france, droite nationale, le pen, fn, strasbourg | |  Facebook