jeudi, 03 juillet 2008
Le numéro 9 (juillet – août 2008) de la revue Synthèse nationale est sorti…

La cause a besoin de toutes les bonnes volontés… éditorial de Roland Hélie
□ Défendre la famille Française : Une priorité nationale ! François Ferrier
□ Libérons les énergies françaises ! Jean-Philippe Wagner
□ Nous sommes tous des Afrikaners, Jean-Claude Rolinat
□ 1er juin 2008 : création de la Nouvelle Droite Populaire, Guirec Sèvres
□ Un mois d’actualité à travers les réactions nationales et identitaires
□ En Italie, l’Union des droites est possible… Lionel Baland
□ Entretien avec Jean Robin, propos recueillis par Fabrice Dutilleul
□ « Des fleuves de sang », le fameux discours d’Enoch Powell prononcé le 20 avril 1968
□ L’inévitable se produira immanquablement aux USA, Pieter Kerstens
□ La revue des blogs
□ Métapédia, un wiki pour les nationaux… Propos recueillis par Pierre-Marie Le Diberder
□ La démocratie, c’est la décadence, Ursule Minoret-Levrault
□ Municipales 2014 : l’autre scénario… Une fiction de Romain Vincent
□ Slavoj Zizek : l’homme qui ne croit pas aux vertus du capitalisme et de l’ordre américain
□ Le surpeuplement en question, Francis Verdavoine-Bourget
120 pages, 12,00 €.
ABONNEZ-VOUS ! Tract SN 9 juillet août 2008.pdf
Site de Synthèse nationale
10:53 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, surpeuplement, politique, synthèse nationale, ndp, presse
lundi, 23 juin 2008
A propos des langues régionales et de la « démocratie » : VOLTAIRE, AU SECOURS !
Le 22 mai, les députés votaient à une très large majorité, un amendement à la Constitution, précisant que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation ». Cet amendement permettrait la ratification de la Charte des langues régionales. Cette charte, ratifiée par 23 états européens, autorise la pratique des langues régionales dans l’enseignement, la justice, les medias, la culture, les services publics, la vie économique, etc...
Rien de plus normal. Sauf que pour les fanatiques jacobins, la pratique de la langue alsacienne, corse, bretonne, ou basque, risque de mettre en péril la République ( pas l’arabe, l’anglais, ou le chinois). Il y a, convenons en, d’autres périls autrement plus importants.
Mais, fanatisme, bêtise et sclérose ont vaincu.
Les gérontes alcooliques du Sénat ont suivi l’avis comminatoire de l’Académie Française. Parmi ces derniers, Hélène Carrère d’Encausse et Max Gallo (Michel Mohrt a sauvé l’honneur de l’Académie, en s’opposant à cette décision).
Parmi les sénateurs, « le réseau franc-maçon, extrêmement influent au Sénat, où il transcende les frontières politiques » (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 22 juin, dans un remarquable article d’Olivier Picard), qui précise que le socialiste Michel Charasse « pèse de tout son poids et de toute sa verve à la buvette »
Une anecdote : j’avais, il y a dix ans, fait paraître dans le Figaro une annonce de recrutement d’un directeur général maîtrisant parfaitement la langue allemande Afin d’attirer l’attention des germanophones, j’avais eu l’idée de titrer le descriptif (en français), par « Geschäftsführer » (directeur général, en allemand). Au nom de la loi Toubon, qui prétend défendre la langue française, je fus mis en demeure de coller un astérisque renvoyant à la traduction du terme. Soit.
Mais ce n’est pas tout. Une association « de défense de la langue française », liée à l’Académie, m’envoya une lettre furibarde. J’insultais la langue française, et, pire, j’usais d’un terme (Führer), évoquant les pages les plus sombres de notre histoire. Que faire, face à tant de connerie ?
Nous sommes dans une comédie parlementaire qui fonctionne dans le registre du mensonge, de l’apparence, de la manipulation. Un mépris absolu du Peuple.
Comme pour la modification constitutionnelle concernant le référendum quant à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, votée par les députés, et retoquée par le Sénat. Et ne parlons pas du Traité de Lisbonne, imposé contre l’avis des Français, par les collabos du mondialisme.
Cette « démocratie », qui méprise le Peuple, n’est pas une démocratie. Elle mérite d’être abattue.
Voltaire, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, concluait, ses lettres par « ecr. l’inf. « écrasons l’infâme ». Vive Voltaire !
Robert Spieler
00:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, langues régionales, robert spieler, ndp
vendredi, 13 juin 2008
Vive l’Irlande, vive les Irlandais !
Sylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen-France, a déclaré ce vendredi 13/06, lors d’une rencontre Paroles d’Européens, organisée à Marseille par le quai d’Orsay : « J’ai des nouvelles de Dublin et a priori, elles sont très mauvaises ».
Donc très bonnes.
Ils ont tout tenté pour empêcher les peuples européens de s’exprimer. Ils ont même fait intervenir le Pape, in extremis, pour expliquer l’importance de l’enjeu. Ils n’ont pas compris que cette Europe là, les peuples n’en veulent pas, et qu’ils ne veulent pas de ceux qui prétendent la diriger.
Nous savions pouvoir compter sur un peuple fier et rebelle, pour dire non à toutes ces misérables manipulations, où les puissants traitent les gueux avec arrogance et mépris.
Partisan de l’Europe de la Puissance, respectueuse des identités nationales et régionales, je me réjouis de l’échec de cette Europe anti-démocratique et arrogante, pilotée par les nains de Bruxelles.
Merci aux Irlandais !
16:44 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irlande, europe, politique, ndp, robert spieler, alsace
Lettre à des lepénistes tentés de rallier le CNI...
Consternation : je lis l’article paru aujourd’hui dans « Minute », sous le titre « Des lepénistes tentés de rallier le CNI ».
Le « Centre national des indépendants », qui connut son heure de gloire, il y a 50 ans, avec Pinay, est devenu un petit précipité, pour reprendre un terme chimique, de tout ce que cette droite prudente, un tout, tout petit peu rebelle cependant, concentre. Certains ont tenté d’en faire un sas de décontamination entre l’« extrême-droite » et le système. Inutile de relever que tous ont échoué… A défaut de pouvoir exister par elle-même, cette formation a tenté de survivre en s’appuyant sur « un grand frère » qui a pratiqué l’aumône à son égard, comme les marquises du XIXème la pratiquaient auprès des pauvres
Le CNI reprend, dixit son conseil national de samedi, son « entière indépendance d’action vis-à-vis de l’UMP ». Motif : « l’absence de dialogue avec la direction ». Traduire : l’UMP ne leur a accordé ni les places, ni les sièges, ni les prébendes espérés. Alors qu’ils s’étaient associés à l’UMP dans ce but… La vie politique est d’une terrible injustice…
On apprend incidemment que l’UMP a coupé les vivres au CNI. Comme le relève l’auteur de l’article, « la manne financière était finalement la seule chose qui pouvait les retenir auprès de ce parti ». Ben, voyons…
Des lepénistes ou des identitaires ex-lepénistes seraient tentés de rallier le CNI. On parle d’élus du Nord-Pas-de-Calais, du Sud et de Bourgogne. Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, quoique je considère que tout ce qui est national et européen, est mien.
J’ai beaucoup d’estime et d’amitié pour les personnes citées dans l’article, et je veux leur dire ceci : Il n’est pas possible que vous ayez la bassesse de vous plier aux ukases d’Annick de Roscoät, présidente du CNI, qui ne veut pas de « l’étiquette d’extrême-droite », et qui exige que ceux qui voudraient rejoindre le CNI se désolidarisent -par écrit- « des déclarations inacceptables de J.M. Le Pen ».
Je n’écris pas cela pour défendre Le Pen, ni pour donner des leçons, détestable travers que je fuis.
Je dis simplement, aux amis que je connais, et aussi à ceux que je ne connais pas : Retournez au Front National, adhérez à la Nouvelle Droite Populaire, rejoignez le MNR, ou la secte des adorateurs de la banane rose, ou encore, envisagez un voyage vers Sirius aux côtés de Seigneur Raël, mais, par pitié…
Pas vous, pas ça !
16:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cni, ump, ndp, politique, robert spieler
lundi, 09 juin 2008
En ouverture de la convention de la Nouvelle Droite Populaire :
Diaporama présenté en ouverture de la convention nationale de la Nouvelle droite populaire dimanche 1er juin à Paris.
01:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ndp, synthèse nationale, robert spieler, nouvelle droite populaire, strasbourg
vendredi, 06 juin 2008
La Vendée a été libérée par les armées révolutionnaires.
La très sérieuse (et plutôt de gauche) revue "L'Histoire" a failli en perdre son latin. Elle épingle sévèrement le génie marxisto-planétaire, Jean-Luc Melanchon, sénateur PS de l'Essonne.
Sous le titre "La perle de Clio", la revue fusille Melanchon, en reprenant ses propos humanistes: "Parler 'd'invasion (du Tibet par la Chine) en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a 'envahi' la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ?"
La Révolution a libéré la Vendée de l'obscurantisme, comme chacun le sait, ou du moins comme Melanchon l'affirme. Certes, avec quelques dommages colatéraux.
L'Histoire est riche de ces "Libérations" qui remplacèrent une tyrannie par une tyrannie pire, avec des conséquences inimaginables.
Ceux qui furent "libérés", en Russie, en Ukraine, en Pologne, en Europe centrale, au Cambodge par les amis de Melanchon peuvent en témoigner, ou plutôt ne sont depuis longtemps plus en situation de le faire...
Sans oublier la "libération" du peuple irakien par les Américains...
Ps : A propos du Tibet, j'ai beaucoup aimé la remarque de Jean-Claude Rolinat, lors de son intervention à la Convention de la Nouvelle Droite Populaire. Il relevait fort justement que les plus grands défenseurs du Tibet, aujourd'hui, sont les maoïstes d'hier.
18:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, robert spieler, nouvelle droite populaire, vendée, mélanchon, ndp, alsace
mardi, 03 juin 2008
Référendum d’initiative populaire ? SARKOZY ? UN ESCROC !
par Robert Spieler
Sarkozy l’avait promis lors de la campagne électorale. Il l’a fait.
Le référendum d’initiative populaire figure dans le projet de modification constitutionnelle. Désormais les Français pourront, à l’instar de Suisses, remettre en cause des lois scélérates ou imposer leur volonté dans des débats essentiels.
Y avez- vous cru ? Et bien, vous aviez tort !
Nous nous retrouvons dans une de ces forgeries, dont la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons, a le secret.
Car les conditions édictées par le système sont (forcément) insurmontables :
-10% du corps électoral, soit 4 millions d’électeurs doivent signer la pétition.
-120 députés doivent s’associer à la demande de référendum.
Mais ce n’est pas tout : il faut qu’une proposition de loi soit votée en ce sens par l’Assemblée Nationale. Une proposition de loi, pas un projet de loi. La proposition de loi est d’initiative parlementaire (proposée par un ou plusieurs députés), le projet de loi, d’initiative gouvernementale. Le projet de loi est évidemment présenté par le gouvernement et proposé au vote des députés.
Pas la proposition de loi, si elle n’est pas mise à l’ordre du jour par… le gouvernement (car c’est lui qui décide). C’est ainsi que 95% des propositions de loi n’arrivent jamais en discussion.
Et c’est ainsi que le référendum d’initiative populaire, proposé par le système est une façon de plus de prendre, avec la complicité des media, les Français pour des imbéciles.
10:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, strasbourg, référendum, politique, synthèse nationale, nouvelle droite populaire
lundi, 02 juin 2008
LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE S'EST OFFICIELLEMENT CREEE LORS DE SA CONVENTION NATIONALE DU 1er JUIN...
Communiqué de presse :
La Nouvelle Droite Populaire organisait dimanche 1er juin à Paris, dans les salons de l’hôtel Novotel Vaugirard, sa convention nationale constitutive.
Au moment où le Front national est en état de dislocation et qu’une grande partie des électeurs de droite qui s’étaient reportés sur Nicolas Sarkozy se sentent trompés par la politique menée par celui-ci depuis son élection, la Nouvelle Droite Populaire entend redonner à la droite nationale et identitaire vitalité et combativité.
C’est dans cet état d’esprit que près de 200 délégués venus de 30 départements ont porté la NDP sur les fonts baptismaux.
Un bureau politique de 9 membres a été désigné pour conduire la NDP jusqu’à son congrès qui se tiendra au mois de janvier prochain. Ce bureau comprend dans l’ordre alphabétique : Philippe Chapron, responsable de la NDP en Basse Normandie, François Ferrier, conseiller régional de Lorraine, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, Luc Pécharman, responsable de la NDP en Nord Pas de Calais, Jean-Claude Rolinat, journaliste et écrivain, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne, Robert Spieler, ancien député et fondateur d’Alsace d’Abord,.Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile de France, Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine.
Plusieurs observateurs de mouvement européens ont assisté à la convention, parmi lesquels Hilde De Lobel, député du Vlaams Belang au Parlement flamand, et Alberto Torressano du Frente español. D’autre part, la convention a reçu plusieurs messages d'amitié qui ont été lus, dont ceux de Pierre Vial, président de Terre et Peuple, d’Annick Martin, vice présidente du MNR, de Mario Borghezio, ancien ministre du deuxième gouvernement Berlusconi et député européen de la Ligue du Nord, et de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité.
Au cours de cette convention, les thèmes fondamentaux de la charte de la NDP (*) ont été développés par les différents responsables.
Robert Spieler a insisté sur l’ardente nécessité de défendre nos identités régionales, nationales et européennes pour faire face à la mondialisation débridée qui conduit à l’asservissement de nos peuples. Et de citer Paul Valéry : « Rome n’est pas morte de sa belle mort mais a été assassinée ». Robert Spieler a rappelé "qu'elle a été assassinée de l’intérieur par des collabos qui ont renié les dieux, les valeurs de Rome et ont accordé la citoyenneté romaine aux barbares".
Il revenait à Jean-François Touzé de conclure cette convention : « La Nouvelle Droite Populaire n’est pas une association de déçus de telle ou telle formation politique, mais le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent travailler à la constitution d’une nouvelle force nettement ancrée à droite, capable d’œuvrer utilement à la conquête des électeurs dans une perspective d’accession aux responsabilités du pouvoir ». Pour Jean-François Touzé « il n’y a pas de fatalité de la marginalisation de notre famille politique. Sur le socle qui est le nôtre une majorité de nos compatriotes peuvent se retrouver ».
(*) Les principes fondamentaux de la Nouvelle Droite Populaire sont :
1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.
2 - Défense des identités régionales, nationale et européenne.
3 - Application de la préférence nationale et européenne.
4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.
5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.
6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.
Annexe au communiqué :
Message de Pierre Vial, Président de Terre et Peuple :
Les femmes et les hommes qui sont attachés viscéralement à leur identité, à leur peuple, à leur terre – terre de nos provinces et terre de notre grande patrie européenne- ces femmes et ces hommes, je les appelle « les nôtres ».
Dans l’esprit de beaucoup des nôtres, règne aujourd’hui l’incertitude, le doute, le découragement provoqué par le triste spectacle que donne notre camp depuis que ce qui faisait le sens de notre combat – la lutte contre les envahisseurs – semble abandonné par ceux qui appellent les envahisseurs « les branches de l’arbre France ».
Face au désarroi, il faut rallumer la flamme de l’espérance. Il faut regrouper toutes les bonnes volontés, toutes les énergies pour organiser la résistance et la reconquête. Ce sera une longue marche mais cette journée du 1er juin doit être une étape importante pour que cette longue marche se mette en mouvement.
C’est le vœu que je forme en vous adressant mon fraternel salut.
Message de Mario Borghezio, ancien ministre et député européen de la Ligue du Nord :
C’est important que les forces nationalistes, populaires et identitaires trouvent en France la possibilité de donner vie à une initiative politique unitaire pour combattre avec plus d’efficacité la mondialisation de l’Europe et le projet technocratique de Bruxelles.
J’ai le plaisir de vous l’annoncer aujourd’hui en avant première : les quatre ministre de la Ligue du Nord ont demandé l’organisation d’un référendum contre le traité de Lisbonne.
Je regrette beaucoup de ne pouvoir être des vôtres à l’occasion de la création de la Nouvelle droite Populaire, mais nous avons cette fin de semaine notre grand rassemblement près de Bergame où nous attendons 100 000 personnes pour commémorer une importante bataille historique, en ce lieu qui est devenu sacré de notre lutte identitaire.
Lors de mon intervention, je transmettrai à tous les participants la bonne nouvelle qu’est la création en France de la Nouvelle Droite Populaire.
Message de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité :
Chers amis,
Vous m'avez fait l'amitié de m'informer de vos initiatives et de vos projets et si je l'avais pu j'aurais volontiers accepté votre invitation à assister à votre congrès.
Je suis en effet persuadé de ce que le même désir de faire renaître un grand mouvement national nous rassemble. Celui-ci devra se construire certes sur la fidélité aux valeurs fondamentales de la patrie, de la justice sociale et de la culture de vie.
Mais il devra aussi apporter des réponses aux défis de notre temps qu'on ne saurait élaborer à la seule lumière des débats du XIXème et XXème siècle. Je vous souhaite donc un très bon et très imaginatif congrès. Très amicalement. Bernard Antony
09:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ndp, nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, robert spieler, alsace
jeudi, 29 mai 2008
La Nouvelle Droite Populaire pour le réveil du peuple
Les déroutes électorales qui accablent notre famille politique depuis 2007 ont suscité des réactions qui, bien qu’étant très diverses, sont révélatrices d’un coup de blues général.
Au sein de mouvements constitués comme dans les milieux associatifs ou intellectuels, l’ambiance est plutôt morose. La fibre militante de nombreux d’entre nous qui ont toujours voulu contribuer à la défense de nos idées, s’est ratatinée au gré des querelles, des disgrâces et des anathèmes qu’on se balance copieusement à coups de communiqués fratricides.
Dommage !
Et surtout contre productif, alors qu’il est plus que jamais nécessaire de resserrer les rangs, d’admettre des remises en question, de rattraper le temps perdu pour ceux qui peuvent ainsi se retrouver après de longues années d’éloignement, de réfléchir sur l’ardente nécessité de concentrer nos efforts sur les valeurs fondatrices et tangibles que nous voulons donner en héritage aux générations futures.
La Nouvelle Droite Populaire nous donne l’occasion de participer à un rassemblement fédérateur. Il doit offrir à des personnalités dont les sensibilités peuvent différer dans certains domaines, comme l’idée de Nation et d’Europe (des axes de réflexion qui doivent justement nous permettre d’avancer) d’agir pour entreprendre l’indispensable refondation de notre famille politique.
Une page s’est tournée. La pérennité d’un parti autocratique et héréditaire est une vue de l’esprit. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui l’ont compris.
Si Nicolas Bay, Secrétaire Général du MNR, a choisi d’aller se prosterner sur le perron de Saint-Cloud pour faire allégeance à Marine, c’est son affaire. Et c’est au MNR de se dépatouiller avec ça. Rien ne nous empêche d’être simple adhérent ou responsable d’un mouvement et de mettre nos compétences au service de la NDP, avec l’idée qu’il s’agit pour l’instant d’un socle destiné à préparer et à réinventer un mode de fonctionnement plus propice à la défense de nos idées, dans le respect des uns et des autres et dans la collégialité.
J’ai décidé de participer à l’aventure, une belle aventure où la camaraderie et l’amitié sauront servir nos idées. La mienne étant de voir notre peuple se réconcilier avec son histoire, retrouver la fierté de ses racines, renouer avec l’âme chrétienne qui a porté notre civilisation, pour se tourner vers l’avenir avec espérance.
23:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, chantal spieler, politique, front national, mnr
lundi, 19 mai 2008
Un entretien avec Robert Spieler sur l’engagement politique dans les années 70…
Propos recueillis par Catherine Robinson et publié dans la dernière livraison (n°8, mai-juin 2008) de la revue Synthèse nationale.
Robert Spieler est né en 1951 à Sarreguemines, en Moselle. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques. Il a été responsable des ressources humaines, puis consultant en recrutement de cadres.
En 1969, il adhère à Ordre nouveau ; en 1974, il s’inscrit au Parti des forces nouvelles ; en 1981, il fonde le Forum d’Alsace, le plus important club d’opposition de la région, qui organise des dîners-débats avec des personnalités aussi diverses que Philippe Malaud, Alain Griotteray, Serge Dassault ou Raymond Barre… En 1984, il crée Alsace Renouveau. En 1985, Alsace Renouveau rejoint le Front national. En 1986, il est élu Député et Conseiller régional Front national. Il démissionne ensuite du FN pour créer le mouvement régionaliste Alsace d’Abord, qu’il préside. De 1989 à 2001, il est conseiller municipal de Strasbourg. En 1992, il est élu Conseiller régional Alsace d’Abord avec 6 % des voix. En 1998, il est réélu Conseiller régional avec un pourcentage de 7,2 %. En 2004, il obtient 9,4 % des suffrages aux Régionales, mais n’est pas élu du fait de la modification du mode de scrutin.
Il vient de démissionner de la présidence d’Alsace d’Abord pour contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces nationalistes, régionalistes et identitaires face aux menaces qui pèsent sur notre civilisation, et il vient de s’engager avec détermination dans l’organisation de la Nouvelle Droite Populaire, qui sera créée dimanche 1er juin à Paris et qui se veut un « rassemblement des énergies ».
Robert Spieler est marié, il a cinq enfants.
Dans vos jeunes années, vous avez eu un engagement au sein de ce qu’il est convenu, à tort ou à raison, d’appeler la Droite radicale. Quelle a été la nature de cet engagement ? Quelles ont été alors vos activités ? Vos responsabilités ? Dans quel cadre, dans quel mouvement ou organisation avez-vous milité ? A quelle époque ?

J’ai en effet débuté très jeune dans l’action militante. J’ai adhéré à Ordre nouveau en 1969 à sa création, alors que j’étais encore lycéen en terminale. Dès que je fus étudiant, je fus nommé responsable d’O.N. à Strasbourg. Responsable et seul militant à vrai dire. Une anecdote amusante : O.N. m’avait livré un stock d’exemplaires de son journal, intitulé Pour un ordre nouveau. Ne doutant de rien, inconscient du danger, je m’en fus tranquillement les vendre seul devant le Resto-U., où quinze gauchistes de la Ligue communiste vendaient Rouge. J’en fus, à ma stupeur, rapidement expulsé…
Par la suite, j’ai constitué une équipe et nous avons pu démarrer une vraie démarche militante. J’ai connu le local de la rue des Lombards (le siège mythique d’Ordre nouveau à Paris – NDLR) et aussi Hilaire Cholet, militant infatigable que j’aimais bien, qui « tenait la maison » et qui, plus tard, devait prendre d’assaut Saint-Nicolas-du-Chardonnet au cri de « Au nom du Christ-Roi ! ».
Après la dissolution d’O.N. en juin 1973, j’ai rejoint le Front national première mouture, qui avait été créé à l’initiative d’Alain Robert et d’O.N. et qui était allé chercher une personnalité quelque peu oubliée, Jean-Marie Le Pen, pour le présider. Très vite, les relations se tendirent entre l’équipe d’O.N. (Roland Gaucher, François Brigneau, Alain Robert, etc…) et Le Pen. Le FN explosa et nous créâmes, en novembre 1974, le Parti des forces nouvelles (PFN) : époque exaltante, car nous disposions à Strasbourg d’un gigantesque local, un immeuble de 400 m2, avec une imprimerie et un salarié. La folie ! Nous vivions presque en communauté. Nous dînions et, pour certains, dormions sur place. Une formidable ambiance de camaraderie.
Mais le PFN, infiniment plus dynamique que le FN dans les années 70, devait péricliter, du fait d’une dérive « régimiste ». Certains dirigeants du PFN avaient considéré qu’il était pertinent de se rapprocher de la droite du RPR, en l’occurrence de Charles Pasqua. Pour ma part, je suis alors parti vers d’autres aventures.
Avez-vous vécu cette période comme un état de guerre, une expérience, un véritable engagement politique ? Ou était-ce un état d’âme lié aux circonstances ? Au fond, quelles étaient vos motivations ?
C’était avant tout un sentiment de révolte contre le système. Dès mon plus jeune âge, je me suis senti naturellement du côté des « réprouvés ». J’ai suivi avec passion, à l’âge de 10 ans, les événements d’Algérie sur le transistor de mon père. Non pas que je fusse Algérie française, ce qui ne correspondait pas du tout aux convictions de ma famille. Mais je sentais le souffle de l’aventure, de l’épopée et de l’injustice.
Deux épisodes m’ont marqué : l’attentat du Petit-Clamart, que mon oncle annonça avec un air grave à mon père. Je m’en souviens comme si c’était hier. Et un autre épisode qui me choqua profondément : nous, qui n’avions pas la télévision, allions la regarder le dimanche après-midi chez une cousine de ma mère. Je me souviens d’un flash spécial annonçant l’arrestation du Général Salan et la joie, que j’avais ressentie comme indécente, de notre cousine qui avait un fils qui combattait dans un bureau en Algérie… Cela me scandalisa. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai fait mon éducation politique seul, sans mentor. Minute et Rivarol, que je découvris vers l’âge de 16 ans, y contribuèrent cependant puissamment.
J’étais en terminale dans une petite ville de Lorraine lors des événements de Mai 68. Cette chienlit me révulsa. Je rejoignais Ordre nouveau. dès sa création.
J’aimais la volonté de rupture et de révolte de ce mouvement. L’ambiance de combat, de camaraderie et de mépris à l’encontre de « l’esprit bourgeois » : je lisais Wernert Sombart, Nietzsche, Ernst Von Salomon, Céline et Robert Brasillach. Ma voie était définitivement tracée.
Quand vous repensez à cette époque, quel est chez vous le sentiment dominant ? Quel est le meilleur souvenir que vous en avez gardé ? Et quel est le pire ?
J’en garde le souvenir d’une formidable espérance, d’une ambiance chaleureuse, d’une liberté fantastique et d’un esprit de combat fraternel.
Mes meilleurs souvenirs ? Ce sont les soirées de collages d’affiches, suivies de soirées communautaires. La fête, les chants, le rire, l’amitié, la chaleur militante. Certes, nous avions parfois la gueule de bois le lendemain.
Mon pire souvenir ? Un collage d’affiches qui tourna mal. Nous étions dix et nous nous trouvâmes nez à nez avec une vingtaine de gauchistes armés de barres de fer. Ce fut la panique. Nous allâmes nous réfugier honteusement près du Commissariat.
Je me suis juré que plus jamais je ne reculerai et nous n’avons plus jamais reculé. Nos adversaires le savent…
Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur le jeune homme que vous étiez alors ? Avez-vous le sentiment d’avoir surtout perdu votre temps ou d’avoir acquis une expérience qui vous a profité par la suite ? Quelles leçons en tirez-vous ?
J’ai plutôt de la sympathie pour le jeune homme que j’ai été et je lui pardonne les erreurs qu’il a pu commettre… L’expérience que j’ai acquise jeune m’a bien sûr considérablement servi dans mon action ultérieure : coller des affiches, créer un tract, le diffuser, organiser et animer des réunions, faire des communiqués de presse, organiser des conférences de presse, etc… La meilleure université du militant est celle du terrain. Il n’en existe au demeurant pas d’autre. Quand je vois des jeunes UMP qui, à 17 ans, se promènent déguisés en futurs ministres, je rigole…
Par rapport à ce qu’a été cet engagement de jeunesse, diriez-vous que vous poursuivez toujours aujourd’hui le même combat, ou bien vos activités (et vos idées) actuelles ont-elles pris une autre direction ? Entre hier et aujourd’hui, y a-t-il continuité ou discontinuité ?
Je vous répondrai par ce verset : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ».
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