mercredi, 04 novembre 2009

De la recherche de la respectabilité...

Par Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

J’ai déjà eu l’occasion d’aborder, dans un texte précédent, cette étrange maladie qui se nomme « recherche de la respectabilité ».

 

La récente réunion du Bloc identitaire, à Orange, en est une illustration éclatante. Voilà un groupe issu des franges les plus radicales de l’extrême-droite, dont les dirigeants ont décidé d’aller à Canossa, dans l’improbable espoir d’être reconnus, estimés, relayés par une presse perçue comme hostile, bref, aimés. Et dès lors que l’on est un peu aimés par le Système, on peut raisonnablement espérer, après moult repentances, en obtenir un petit strapontin.

 

Un des dirigeants du Bloc dénonça virulemment, à la tribune, l’antisémitisme supposé de Le Pen et du Front national, annonçant que le Bloc identitaire prenait définitivement ses distances avec ces idées nauséabondes véhiculées par tous les « ringards d’extrême-droite ».

 

Certes, il y eut un couac. Ce même responsable, qui dirige le CEPE qui fut, à juste titre, très actif dans la défense de Michel Lajoye, vendait sur son stand des photos du Maréchal Pétain et de Robert Brasillach, ce qui ne manqua pas d’être relevé ironiquement par le journaliste du Monde.  Jérome Bourbon, journaliste à Rivarol, publia un excellent texte dénonçant ces donneurs de leçons qui nagent dans les contradictions, ce qui lui valut derechef d’être menacé de « cassage de gueule », ce qui démontre que le naturel a beau être bridé, il revient au triple galop…

 

Et puis, un second couac… Le représentant et élu de l’UDC suisse claqua la porte suite à une traduction des plus hasardeuses par un identitaire du discours d’un intervenant espagnol parlant de « los negros » (les noirs, en espagnol, nullement péjoratif), traduit par « les nègres », suscitant les réactions que l’on devine dans la salle…

 

La boîte de Pandore de la respectabilité

 

La recherche de respectabilité est une boîte de Pandore. Une fois ouverte, elle entraîne des conséquences immaitrisables. Toutes les frustrations, les ambitions, le besoin d’être reconnu, estimé (surtout par ses adversaires), le désir d’être élu ou réélu se libèrent d’un coup, entrainant ceux qui suivent cette voie vers l’abîme du déshonneur et de l’échec programmé.

 

J’observe, tel un entomologiste, ce qui se passe en Alsace. Voilà l’exemple que j’ai déjà cité de deux personnes dont l’une fut conseiller régional, l’autre étant (encore) conseiller général. Elus sous l’étiquette FN, puis migrant vers le MNR, puis Alsace d’Abord, ils furent des radicaux parmi les radicaux, et très proches du Bloc identitaire. Le premier quémanda il y a un an son intégration au Modem, qui lui fut refusée. Tous deux viennent récemment de solliciter leur intégration à l’UMP, qui leur sera tout autant refusée.

 

Lorsque la boîte de Pandore est ouverte, elle libère chez ceux qui suivent les apprentis sorciers des lâchetés incontrôlables.

 

La martingale magique

 

Certains ont cru trouver la martingale magique pour intégrer le Système : dénoncer tapageusement une « extrême-droite » dont ils sont eux-mêmes issus, rompre solennellement avec un supposé antisémitisme, et faire assaut de virulence contre l’adversaire commun des juifs et des goys, l’islam, rien que l’islam… L’obsession antisémite est évidemment une absurdité, mais il est tout aussi absurde de refuser de dénoncer la responsabilité majeure d’organisations juives telles la LICRA et le CRIF, dans l’invasion de notre terre. Anne Kling, auteur de « La France licratisée », a remarquablement analysé cette réalité.

 

Certains dirigeants du Bloc identitaire, usant d’ailleurs d’un raisonnement parfaitement antisémite (les juifs dirigent les médias, donc pour être reconnus par les médias, il faut complaire aux lobbys juifs), se sont engouffrés dans cette impasse. Ils auront ainsi perdu avec certitude l’estime de ceux qui furent leurs amis, sans obtenir pour autant celle de lobbys qui n’oublient rien et qui savent à quoi s’attendre de la part de renégats.

lundi, 02 novembre 2009

Mercredi 11 novembre, de 11 h 00 à 18 h 30 : LE GRAND RENDEZ-VOUS NATIONAL ET IDENTITAIRE DE L'AUTOMNE...

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RASSEMBLER ET RESISTER !

 

LA 3ème JOURNEE DE SYNTHESE NATIONALE


Mercredi 11 novembre 2009, de 11 h 00 à 18 h 30, à Paris (Forum de Grenelle - 5, rue de la Croix Nivert 75015 - métro Cambronne), se déroulera la 3ème journée nationale et identitaire organisée à l'occasion du 3ème anniversaire de la revue Synthèse nationale.

Ont déjà annoncé leur participation à cette journée :

- Franck Abed, écrivain, président de Génération FA8
- Gabriel Adinolfi, écrivain et journaliste (Rome)
- Josep Anglada, Président de Plataforma per Catalunya (Barcelone)
- Francis Bergeron, écrivain
- Olivier Bonnet, Instigateur de La Desouchière
- Duarte Branquinho, Tierra e povo (Lisbonne)
- Pierre Descaves, ancien député, Président de France résistance
- Hilde De Lobel, Vlaams belang (Anvers)
- André Gandillon, rédacteur en chef de Militant
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale
- Anne Kling, écrivain
- Carl Lang, Président du Parti de la France
- Jean-Gilles Malliarakis, éditeur
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR
- Frédéric Pichon, président d'Europae gentes
- Philippe Randa, écrivain et éditeur
- Enrique Ravello, directeur de Identidad (Madrid)
- Marc Rousset, écrivain
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste
- Alberto Torresano, rédacteur à Identidad (Madrid)
- Pierre Vial, président de Terre et Peuple.
- Judith Wolter, Présidente du groupe Pro Köln au conseil municipal de Cologne

Et bien d'autres...

11 h 00 : ouverture des portes, visite des stands.

11 h 30  / 12 h 30 : 1ère table ronde avec des représentants de la presse nationale et du monde associatif.

12 h 30  / 14 h 00 : restauration rapide sur place.

14 h 00 / 15 h 00 : 2ème table ronde sur la nécessaire reconquête culturelle.

15 h 15 / 16 h 15 : interventions des invités européens.

 

16 h 00 : point presse

16 h 30 / 18 h 00 : "RASSEMBLER et RESISTER" avec Annick Martin, Pierre Vial, Carl Lang, Robert Spieler et Roland Hélie.

18 h 00 / 18 h 30 : c'est la tournée de Synthèse nationale, apéritif géant offert aux participants...

Les collaborateurs de la revue, Lionel Baland, François Ferrier, Pieter Kerstens, Patrick Parment, Vincent Valois... seront présents.

De nombreux stands de librairies, revues, associations, mouvements, blogs sont prévus.

PAF : 10,00 euros.

 

Tract journée 11 11 09 à imprimer

vendredi, 23 octobre 2009

Cologne, samedi 7 novembre…

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Grande manifestation contre la pose de la première pierre de la gigantesque mosquée de Cologne.

 

Appel de Robert Spieler :

Mobilisation générale ! La NDP sera présente !

 

Des personnalités de haut rang d’Allemagne, mais aussi de l’étranger, dont la Turquie, seront présentes lors de la pose de la première pierre de cette gigantesque mosquée, la plus grande d’Europe. Le président de l’association islamiste turque, Ali Barkagogly, ainsi que de nombreux ministres et responsables politiques allemands seront aussi là. On parle même du premier ministre turc Erdogan.

 

Markus Beisicht, Markus Wiener et Judith Wolter, dirigeants du mouvement anti-islamisation de Cologne et de l’Allemagne, et élus du mouvement « Pro-Köln » et « Pro-Deutschland » appellent à la mobilisation générale, samedi 7 novembre.

 

La manifestation aura lieu à 11 h 00, devant l’emplacement de la grande mosquée, à l’angle de Venloer Strasse et de Innere Kanalstrasse.

 

A leur invitation, je serai des leurs, avec François Ferrier, conseiller régional Nouvelle Droite Populaire de Lorraine, pour appeler à la résistance nationale et européenne. Nous avions déjà été présents aux côtés de Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams Belang, de Harald Vilimsky, secrétaire général du Fpöe autrichien, de nos camarades italiens, espagnols, tchèques, etc… pour dire non à l’invasion de l’Europe lors des deux dernières manifestations à Cologne, dont l’une fut violemment attaquée par l’extrême-gauche, avec une incroyable complaisance du Système.

 

Jamais nous ne faiblirons, jamais nous ne nous soumettrons ! Libérons notre Europe ! Rejoignez nous !

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Les élus de Pro-Köln et de Pro-Deutschland (« pour Cologne » et « pour l’Allemagne ») seront présents, le mercredi 11 novembre de 11 h 00 à 18 h 30, au Forum de Grenelle (5, rue de la Croix Nivert) à Paris (XVème – métro Cambronne) à la 3ème journée nationale et identitaire organisée par Synthèse nationale ! L’unité d’action européenne est en marche !

dimanche, 18 octobre 2009

Samedi 17 octobre : réunion du Bureau national de la Nouvelle Droite Populaire à Paris...

vague3_modifié-1.jpgElections régionales : l’orientation de la NDP.

 

Le bureau national de la NDP s’est félicité des excellentes relations de partenariat, empreintes d’amitié et de confiance, établies avec le Parti de la France de Carl Lang et le MNR piloté par Annick Martin, et souhaite les poursuivre et les renforcer. La NDP participera activement à la présentation de listes, avec nos partenaires, aux prochaines élections régionales.

 

Elle exclut cependant fermement de soutenir des listes dont l’unique objectif serait de permettre à l’UMP d’emporter une région, au détriment de la gauche, en empêchant le FN d’accéder au second tour. La NDP n’a pas pour vocation de servir de supplétif au Régime et s’oppose tout autant à une pseudo « droite » collaborationniste et lourdement responsable de l’invasion, qu’à une gauche qui, au moins, a le mérite d’avancer à visage découvert.

 

Construire l'alternative au Système.

 

La NDP affirme la nécessité de constituer une alternative au Système. Cette démarche passe par l’élaboration d’un projet politique, économique et social alternatif, en rupture tant avec la doxa libérale et mondialiste de gauche ou de droite qu’avec l’antique discours véhiculé trop souvent par le camp national. Pierre Vial, François Ferrier et Nicolas Tandler sont chargés de l’animation des groupes de travail et de l’élaboration de ce programme.

 

La NDP sera présente le mercredi 11 novembre à la 3ème journée nationale et identitaire organisée à Paris par Synthèse Nationale. Pierre Vial, président de Terre et Peuple, Jean-Claude Rolinat, écrivain et Robert Spieler, délégué général de la NDP, y interviendront, ainsi qu’Annick Martin pour le MNR et Carl Lang pour le PDF, aux côtés de nombreux invités.

samedi, 17 octobre 2009

Sarkozy est-il fou ?

images.jpgPar Robert Spieler

Ancien député

Délégué général de la NDP

 

Je sais, je sais, je prends quelques risques en formulant ainsi la question. En d’autres temps, j’eusse été derechef été expédié aux galères, aux mines de sel ou écartelé sur la place publique.

 

Dieu merci, la démocratie autorise toute discussion historique, politique ou morale (je plaisante, bien sûr). Il est loin le temps de la liberté d’expression dont disposaient Chateaubriand, Proudhon, Rochefort, Georges Sorel, Edouard Drumont, Barrès, Léon Bloy, Bernanos, Léon Daudet, Henri Béraud, Céline, encore que certains dépassèrent les limites de la raison et furent durement persécutés. Je vous recommande à ce sujet « Les polémistes français depuis 1789 », de Pierre Dominique, ancien directeur de Rivarol, éditions La Colombe, 1962).

 

Sarkozy est-il vraiment fou ?

 

La question mérite d’être posée. « Libération » évoque aujourd’hui 16 octobre 2009 la révolte d’une partie de ses amis de l’UMP et du Nouveau Centre. Florilège : « La suppression de la taxe professionnelle, c’est se foutre du monde », dit Juppé ; la taxe carbone, « une histoire de shadoks », pour Gérard Longuet ; le déficit public, « on ne peut pas continuer ainsi », dit Charles de Courson ; lycéens payés, « à un moment, il faut dire stop », affirme Christiane Boutin, etc…, etc… Sans oublier Frédéric Mitterrand, dont Lionel Lucas, député UMP des Alpes-Maritimes, regrette « qu’il soit toujours ministre » et « qu’une partie de l’opinion est traumatisée ».

 

Sur ce dernier point, je pense, pardonnez moi, que Sarkozy a raison, même s’il a tort. Un chef n’abandonne jamais un compagnon, fût-il misérablement coupable, aux acharnements de la meute adversaire et aux lâchetés de son propre camp.

 

Mais l’affaire Jean Sarkozy, fils du ci-devant président de la République est assez extraordinaire, et pour tout dire fascinante et « signifiante »  de l’incroyable dégénérescence du Système.  Le président Sarkozy cherche à placer son fils de 23 ans, bachelier et conseiller général par la grâce de papa, à la tête de l’OPAD qui gère des sommes colossales dans le département des Hauts-de-Seine. Scandale, népotisme ! Même Rama Yade, ministre de Sarkozy évoque « une coupure entre l’élite et les petits ».

 

Comment Sarkozy, qui est tout, sauf un imbécile, a-t-il pu commettre une erreur pareille ? La réponse au prochain chapitre de mon texte…

 

Il aurait pu, habilement évoquer le libre vote (forcément favorable) des élus des Hauts-de-Seine décisionnaires. Cela n’aurait certes trompé personne. Non, il sollicite « au pied levé » (c'est-à-dire qu’il exige) une interview dans les colonnes du Figaro où il défend l’immense talent de son fils et dénonce une « méchanceté qui ne trompera pas les Français ».

 

J’observe, tel un entomologiste, les énervements des blattes du Système et je me demande : jusqu’où ira la chute ?

 

Les hommes politiques sont ils des psychopathes ?

 

Lisez le remarquable article paru sur François Desouche en date du 13 octobre, et dont je m’inspire totalement dans ce paragraphe.

 

Selon Jim Komi, vice-président de l’Association des commandants de police américains, les politiciens partagent certains traits de caractère avec les psychopathes, selon les résultats publiés par le Bureau d’analyse du Comportement du FBI, information relayée par le Los Angeles Times.

 

La psychopathie (attention à la définition : ne pas confondre avec l’acception courante concernant les grands criminels) est un trouble de la personnalité qui consiste à utiliser le charme, la manipulation, l’intimidation, et parfois la violence, pour contrôler et exploiter autrui à des fins personnelles. D’après l’étude, les traits de caractère sont : La faconde, le charme superficiel, un sens démesuré de sa propre valeur, le mensonge pathologique et la manipulation d’autrui. Les traits affectifs incluent notamment l’absence de remords, l’absence du sentiment de culpabilité, une certaine superficialité, un manque d’empathie et l’impossibilité d’accepter sa propre responsabilité en cas d’échec.

 

Les habitudes de vie incluent la recherche de la stimulation permanente, l’impulsivité, l’irresponsabilité et une ambition démesurée.

 

L’étude note que les délinquants violents sont des psychopathes, mais que tous les psychopathes ne sont pas des délinquants violents, et que ces mêmes traits existent chez les femmes et hommes attirés par les positions les plus médiatisées et les postes de pouvoir.

 

De Raymond Barre à ….

 

La définition du psychopathe politique susmentionnée concerne quelques « oiseaux » de gauche, de droite et d’extrême droite que d’aucuns reconnaitront…

 

Un souvenir m’a marqué. J’avais, comme je l’ai déjà raconté, invité Raymond Barre, ancien premier ministre, à prendre la parole, en 1983, dans le cadre du club d’opposition « Forum d’Alsace » que j’avais fondé, devant une centaine de chefs d’entreprise alsaciens. Raymond Barre, un gros nounours, d’allure plus que sympathique. Un brave chef d’entreprise alsacien, maitrisant médiocrement la langue française, lui posa une question nullement agressive mais que Raymond Barre prit pour telle. « Vous feriez mieux d’apprendre à parler correctement le français », fut sa réponse. Consternation… Daniel Hoeffel, son ex ministre alsacien, qui était présent, me confia que ses comportements en Conseil des ministres et auprès de ses collaborateurs étaient identiques…

 

Conclusion : le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend absolument fou, et même le lointain souvenir du pouvoir…

 

Sarkozy est-il fou ? Mais non, il est normal…

mercredi, 14 octobre 2009

Ballets roses et ballets bleus en littérature et en République...

par Robert Spieler

Délégué général de la NDP

 

Ballets roses, ballets bleus, ces termes quelque peu désuets fleurent bon la quatrième République. Le premier renvoie au goût pour les jeunes filles, le second, aux garçons.

 

L’affaire Frédéric Mitterrand suscite le scandale. Son livre est-il un roman, une autobiographie ? Un écrivain, a fortiori ministre de la Culture, peut-il tout dire ?

 

Les romans contemporains sont, sauf exceptions, d’une nullité scatologique misérable. Mais on oublie que de grands écrivains, de gauche et de droite, voire d’« extrême-droite » dépassèrent allègrement les frontières de la morale.

 

Du « divin marquis » à Huysmans

 

Le « divin marquis » de Sade passa une bonne partie de sa vie dans les prisons royales, davantage d’ailleurs pour ses écrits subversifs que pour ses romans, d’une violence pornographique incroyable. Il n’en reste pas moins un grand écrivain.

 

Le XIXème siècle et l’école littéraire naturaliste furent riches en romans où les maisons closes et la prostitution étaient mises en scène. Des frères Goncourt (« La fille Elisa ») à Huysmans (« Les soeurs Vatard »), en passant par Maupassant (« La maison Tellier ») et Zola (« Nana »), sans oublier Alphonse Daudet, Jules Vallès et Octave Mirbeau, nombre d’écrivains heurtèrent la morale et certains furent poursuivis en justice et condamnés. Même Flaubert fut persécuté pour avoir évoqué l’adultère dans « Madame Bovary ». Huysmans dépeint dans « Là bas » des cultes satanistes, en vogue dans le Paris décadent de la fin du XIXème siècle. Huysmans se racheta dans ses dernières années en se convertissant au catholicisme, perdant hélas au passage une partie de son talent littéraire. Baudelaire avait dit de lui : « Il avait le choix entre la bouche d’un révolver et les pieds de la croix ». Sans doute, avait-il fait le bon choix.

 

N’oublions pas, dans le registre sulfureux, Baudelaire et son apologie des « Paradis artificiels », Jean Lorrain, décadentissime écrivain, Pierre Loüys et son apologie du triolisme familial, si j’ose dire, dans « Une fille et sa mère », et le merveilleux Oscar Wilde, brisé par les geôles que lui valurent sa liaison avec un adolescent aristocrate anglais. Me Jean-Marc Varaut refit le procès d’Oscar Wilde dans un beau livre, « Les procès d’Oscar Wilde », concluant à sa relaxe.

 

D’Apollinaire à Montherlant

 

Le XXème siècle fut riche en écrivains de toutes tendances politiques, qui pratiquèrent allègrement la transgression : d’Apollinaire (« Les 11 000 verges », inutile de faire un dessin…) à Catherine Millet (journaliste très connue, qui raconte  dans « La vie sexuelle de Catherine M. » la mise en pratique de ses fantasmes de prostitution, d’exhibition et de partouzes… 2,5 millions d’exemplaires vendus), en passant par Jean Genet (la beauté du soldat allemand l’amena à flirter dangereusement avec les limites…), et par Gabriel Matzneff, qui ne cache rien dans son « Journal » de son goût pour les très jeunes filles, la liste est longue.

 

Parmi les très grands écrivains, Montherlant et Gide pratiquèrent avec assiduité ce que l’on ne qualifiait pas encore de « tourisme sexuel » et affichèrent leur goût pour les jeunes garçons arabes. L’immense Nabokov, prix Nobel de littérature, mit en scène dans son roman « Lolita » la passion d’un homme mûr pour une très jeune fille, enrichissant au passage les dictionnaires de toutes langues d’un nouveau mot.

 

Quant à Roger Peyrefitte, diplomate, auteur du magnifique roman « Les amitiés particulières », son goût pour les jeunes garçons inonde une œuvre assez scandaleuse où il n’hésite pas à dévoiler les pratiques soigneusement cachées de certaines personnalités (à lire absolument : « Les Juifs », « Les Fils de la Lumière », « Les Ambassades », que l’on trouvait en livres de poche, il y a trente ans, et aujourd’hui probablement impubliables). Un grand écrivain, catholique de surcroît, qui, m’a-t-on raconté, aurait aimé aller à la messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet mais n’osait pas, de crainte d’être quelque peu maltraité par des paroissiens peu amateurs de scandales.

 

Les ballets roses de la République putassière :

Marthe Richard et André Le Troquer

 

La République putassière porte un nom : Marthe Richard. Ancienne prostituée, elle se fit passer pour une héroïne de la Résistance et chercha à obtenir, après guerre, du Milieu des sommes considérables pour ne pas exiger l’abolition des maisons closes. Elle ne les obtint pas et, sans doute émotionnée dans sa virginité tout à fait fictive, elle obtint en 1946, ointe de sa Légion d’Honneur qui lui fut, avant guerre, accordée par Edouard Herriot, un de ses multiples amants, la suppression des maisons closes. On la surnomma « La veuve qui Clot ».

 

Mais le grandiose de cette République fut l’affaire Le Troquer.

 

Elle éclata en 1959. André Le Troquer, 74 ans, mutilé de la guerre de 14/18 où il avait perdu un bras, député SFIO de 1936 à 1942, puis de 1946 à 1958, avocat courageux de Léon Blum lors du procès de Riom, résistant proche de De Gaulle, dont il fut ministre en 1946, et dernier président de l’Assemblée Nationale de la quatrième République, Le Troquer pratiquait dans les palais de la République des fantaisies peu convenables.

 

Avec la complicité de policiers, des jeunes filles de 12 à 20 ans avaient été piégées et entraînées dans des parties « fines » et des spectacles érotiques dont profitaient Le Troquer et ses compagnons, tous très riches, dont un coiffeur de l’Avenue Matignon (j’adore ce détail). On évoqua même des orgies sadomasochistes organisées dans le Palais Bourbon, en compagnie de membres du « Tout pourri » (C’était le Canard Enchainé qui avait inventé cette formule. Autres temps, autres mœurs…).

 

Compte tenu d’un « long passé » de services (pas de sévices !) rendus et ne voulant pas « accabler un vieil homme », le tribunal, dans sa sagesse, ne lui infligea qu’un an de prison avec sursis…

 

Frédéric Mitterrand n’est pas seul

 

Pourrait-on imaginer un ministre de la Culture cocaïnomane et condamné pour vol d’œuvres d’art ? Oui, André Malraux, ministre gaulliste.

 

Pourrait-on imaginer un ministre de l’Education nationale d’extrême-droite, pédéraste et pro nazi ? Oui, Abel Bonnard, écrivain et ministre du maréchal Pétain, que ses adversaires surnommaient élégamment « la gestapette ».

 

Et puis, Benoist-Mechin, magnifique écrivain, qui fut lui aussi ministre du Maréchal et qui, sans descendance bien sûr, adopta son amant arabe, auquel il donna son nom.

 

Décidément, littérature, politique et morale ne font pas bon ménage…

 

vendredi, 09 octobre 2009

Rassemblement, Résistance, Renouveau !

Couv_SN_15.jpgPar Robert Spieler

Ancien député,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

 

 

Article publié dans le n°15

de la revue Synthèse nationale (*)

 

 

Le renouveau du camp national et identitaire exige une analyse sans complaisance des causes de son affaiblissement. Sa vacuité idéologique explique maintes dérives comportementales.

 

Dieu que la guerre était jolie quand les victoires étaient aisées !

 

L’obtention de mandats électoraux ou de postes rémunérés par le Parti a donné à certains un doux sentiment d’éternité dans le confort et la certitude d’être porteurs d’un talent, qu’ils découvraient, émerveillés. Etre conseiller régional, municipal, quel bonheur ! A ceux qui disaient : « Tu dois tout au Parti, le Parti ne te doit rien » (slogan du Parti Populaire Français de Jacques Doriot), ils répliquaient (silencieusement, prudence oblige) : « Après tout, ce mandat, je l’ai obtenu grâce à ma propre valeur, j’ai tout de même collé 200 affiches et distribué 1000 tracts, et je suis très connu dans mon immeuble. Et puis, comme me l’a confié un collègue UMP, j’aurais fait beaucoup plus de voix, seul, s’il n’y avait pas eu ces dérapages de la direction du Mouvement ». La vanité est la chose la mieux partagée au monde, mais la vanité doublée d’une grande vacuité idéologique a mené plus d’un sur les chemins de la collaboration et des illusions perdues. Car réussir dans la trahison exige un grand talent dont la plupart sont dépourvus. N’est pas Edgar Faure, connu pour ses multiples voltes-faces, qui veut. Edgar Faure qui déclarait avec un extraordinaire cynisme : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Mais peut-on vraiment reprocher leurs dérives à des personnes qui, dépourvues de tout bouclier idéologique, étaient soumises aux tentations de la respectabilité ?

 

Le reproche majeur que l’on peut formuler à l’encontre de Le Pen et du Front National est de n’avoir pas profité de la formidable dynamique qu’il surent mettre en œuvre et des moyens importants dont ils disposaient, pour mettre en place une véritable école de formation de cadres, sur le modèle de ce que le PC sut réaliser, destinée à donner aux cadres et militants l’ossature idéologique leur permettant de résister à toutes les épreuves et tentations. Encore fallait-il une pensée idéologique claire, ce qui n’était certes pas le cas.

 

Les errements idéologiques du FN

 

Le fonds de commerce du FN fut le combat contre l’immigration, sans que les causes de celle-ci ne soient analysées et sans que les vraies responsables ne soient désignés. Quand l’inondation ravage votre appartement, quels en sont les responsables ? Est-ce l’eau qui dévale les étages, est-ce celui qui a ouvert les robinets, ou est-ce celui qui a donné l’ordre de les ouvrir et interdit de les refermer ?

 

Il est vrai que Le Pen se trouvait face à des contradictions insurmontables dues à ses convictions profondes d’homme de la IVème République, nostalgique de l’Empire colonial. Chacun se souvient de son discours à la tribune de l’Assemblée Nationale en 1958 : « Il ne faut pas dire que l’Algérie a besoin de la France, il faut dire que la France a besoin de l’Algérie. Nous avons besoin d’une jeunesse vigoureuse, etc… ». La colonisation fut une grave erreur suscitée par Jules Ferry et la gauche affairiste des années 1880, qui voyaient là, au prétexte d’apporter la civilisation aux « races inférieures » (Jules Ferry), le moyen pour quelques puissances financières de s’enrichir éhontément. La droite s’y opposa vigoureusement, arguant que les moyens considérables investis dans cette aventure manqueraient à l’entreprise de consolidation militaire de la France, en vue de la Revanche. Bismarck, quant à lui, fut un adversaire résolu de l’aventure coloniale, préférant investir dans le développement industriel et militaire de l’Allemagne.

 

Toutes les analyses contemporaines démontrent que la colonisation a coûté bien plus cher à la France qu’elle ne lui a rapporté. Elle a surtout ouvert grandes les portes de l’acceptation d’une société multiraciale et à l’invasion que nous subissons aujourd’hui. L’incohérence idéologique de Le Pen sur ce sujet allait l’amener logiquement à défendre les vertus de l’assimilation des populations non européennes au sein de la « République ». La « République », mot magique, concentré pur des valeurs de la Révolution française et de la gauche… Reprendre le vocabulaire de l’adversaire menait inexorablement à la confusion et à l’impuissance, et annonçait le discours de la dalle d’Argenteuil à l’élection présidentielle et les références à Clémenceau et Salengro aux européennes.

 

Entre l’ultra libéralisme et la confusion sur l’Europe

 

Dans les années 1990, Le Pen glorifiait l’ultra libéralisme de Reagan et Thatcher, oubliant que ce même libéralisme, forcément mondialiste, et la recherche effrénée du profit étaient responsables de l’afflux massif de populations allogènes que l’on était allé déraciner dans les douars algériens ou marocains ou dans la brousse africaine. L’influence de puissants lobbies cosmopolites et de leurs relais politiques allait ouvrir grandes les vannes de l’invasion. Le paradoxe est que ces lobbies et leurs vassaux politiques arguaient des « valeurs de la République » pour imposer leur doxa, persécuter les Français et combattre le FN dont les dirigeants se référaient aussi aux valeurs de la « République ». Cherchez l’erreur…

 

Marine Le Pen, dans la continuité de son père, allait même exprimer son respect pour l’islam, dès lors que celui-ci  serait respectueux des valeurs de la « République ». Que Marine Le Pen croie en de telles sornettes, soit. Mais Jean-Marie Le Pen ?

 

La confusion a aussi touché le camp national quant à l’idée européenne. Confondre l’Europe des nains de Bruxelles et l’espérance d’une Europe de la puissance, respectueuse de ses identités régionales et nationales, était absurde. Prétendre, comme l’a fait Marine Le Pen, que les plaques bilingues à l’entrée des villages bretons ou alsaciens constituaient une menace pour l’unité nationale, était grotesque. Ce discours daté, digne des révolutionnaires fanatiques de 1792, ce refus des réalités géopolitiques, cette vision complètement irréaliste d’une France puissante qui avait cessé d’exister depuis plus d’un siècle, étaient consternants.

 

Quand le combat ne se résumait plus qu’à quelques slogans éculés, quand ceux qui réfléchissaient et exprimaient des visions différentes étaient considérés comme des traîtres et se retrouvaient épurés, quand la servilité devenait le modèle comportemental obligé au sein du mouvement, il était temps de mettre fin à cette aventure et de construire une nouvelle espérance.

 

Cette nouvelle espérance passe par le rassemblement de toutes les forces nationales et identitaires sur des bases nouvelles, tant idéologiques que comportementales et par le refus absolu de toute collaboration avec le Système. Rassemblement, Résistance, Renouveau !

 

 

(*) A Strasbourg, Synthèse nationale est en vente au Pacha, avenue de La Marseillaise, devant la Poste centrale.

 

vendredi, 25 septembre 2009

Synthèse nationale n°15 est paru...

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Synthèse nationale n°15 (septembre/octobre 2009) est paru :

 

 Au sommaire :

 

L’éditorial de Roland Hélie

 

Rassemblement, résistance, rénovation…

Par Robert Spieler

 

La France de Sarkozy : clientélisme, communautarisme, socialisme…

Par François Ferrier

 

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La préparation de la 3ème journée nationale et identitaire du mercredi 11 novembre à Paris…

 

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vendredi, 18 septembre 2009

Des illusions, désillusions…

images.jpgPetit mémento à l’usage de ceux qui voudraient (à tout prix) être élus ou réélus publié dans le n°13 (mars avril 2009) de la revue Synthèse nationale.

 

 

par Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

  

Mon expérience politique m’a permis d’observer et d’analyser, tel un entomologiste, ceux qui, un jour, furent saisis par la tentation de rejoindre le Système. Certains le faisaient par épuisement, tant il est difficile et éprouvant de combattre dans le camp des réprouvés. D’autres cherchaient à gagner ou à conserver à tout prix un mandat. Etre élu représente en effet pour certains un formidable ascenseur social qui les éblouit. C’est l’histoire du berger qui épouse une princesse. Il est difficile de résister à cette tentation si l’on ne dispose pas d’une armature idéologique de fer et si ses convictions ne sont pas ancrées dans de hautes valeurs spirituelles ou dans la longue mémoire européenne, avec, comme corollaire, un mépris sans faille pour le Système, ses ors et ses créatures. Une pensée intime et récurrente habite presque tous ceux qui sont allés à Canossa : celle qu’eux auraient bien mieux réussi que leur chef, responsable par ses propos trop radicaux, trop provocateurs, par ses dérapages, de leurs échecs électoraux. Ceux qui sont allés jusqu’au bout de cette certitude en se présentant aux élections avec comme seules étiquettes leur ego et un programme censé rassembler 80% des électeurs, ont certes fini par comprendre leur douleur. J’ai souhaité, dans ce texte, évoquer les illusions les plus courantes qui amènent certains à vouloir abandonner le combat national et identitaire pour les chimères du Système.

 

 - Abandonner la thématique nationale. Se concentrer sur les problèmes de proximité. Faire le choix du « localisme ».

 

Il est de bon ton chez certains de prôner le « localisme », terme barbare qui signifie l’action politique de proximité, comme vecteur essentiel d’efficacité. Prenant pour modèle la Lega Nord qui occupe remarquablement le champ politique, culturel et social au plan local, ils en viennent à considérer que le localisme est l’alpha et l’oméga de l’action politique. Ils oublient que cette action locale de la Ligue du Nord va de pair avec une puissante influence nationale. Le contre-modèle qu’ils évoquent est le Front national, qui n’a jamais su, ni pu, ni surtout voulu consacrer son énergie à l’implantation locale, tout obnubilé qu’il était par la « reine des batailles », l’élection présidentielle. Voilà ce que répond Jean-Marie Le Pen, interrogé par l’excellente revue Réfléchir et agir  (n°31, hiver 2009, page 30) : « Un militant qui s’engage dans l’action locale est perdu. Totalement perdu. Et le maire et le conseil municipal aussi. Parce qu’à moins d’être appuyés par un parti politique extrêmement puissant dont ils vont attendre des appuis, des soutiens, des promotions, ils vont se consacrer au bien-être de leurs administrés et ils vont cesser d’agir politiquement. Ils vont essayer d’élargir leur base électorale, donc d’amoindrir leur message politique, pour essayer de gagner des voix à gauche et à droite. Ils assureront ainsi leur réélection en rasant les murs (…) ». Cette analyse me parait tout à fait juste, même si la recherche d’une implantation locale est évidemment souhaitable, dès lors que l’on n’abandonne pas pour autant les « thématiques nationales », tel le combat intransigeant contre l’invasion et pour la défense de nos identités. Toute règle a ses exceptions. C’est, je le crois, le cas de Jacques Bompard, maire d’Orange, qui s’est très solidement enraciné mais n’a jamais, à ma connaissance, trahi ses convictions ni renié ce qu’il fut. Certes, il a rejoint le MPF, mais sans doute davantage pour bénéficier d’un vague label national pour des élections nationales ou régionales que par conviction, et encore moins par admiration pour Villiers qui vient d’amarrer, pour les élections européennes, son parti à celui d’un milliardaire irlandais partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, défenseur du libéralisme le plus débridé et partisan de l’ouverture des frontières européennes. Bompard ne peut être dupe. Son implantation locale est telle qu’il n’a nul besoin, localement du moins, du soutien d’une structure nationale. Empereur à Orange, roi dans son canton, duc parmi d’autres dans sa circonscription, il n’est cependant qu’un des hobereaux locaux au niveau régional. Les limites du localisme…Je ne doute pas que, demain, Jacques Bompard contribuera à nos côtés à la renaissance nationale et européenne.

 

- Chercher à plaire à l’adversaire. Rechercher la respectabilité.

 

J’ai connu certains élus de notre camp qui furent saisis d’une douce euphorie lorsque, sur un thème rassembleur et local, ils s’autorisèrent à voter avec le PS, les Verts ou l’UMP, ou, mieux encore, lorsque présentant une motion concernant par exemple le refus de construire une déchetterie à Trifouillis-les-Oies, ils furent soutenus par des élus de la majorité. Quel bonheur ! Sortir enfin du ghetto de la diabolisation ! S’entendre féliciter par l’adversaire qui, hier, n’avait pas de mots assez durs quand vous abordiez les sujets qui fâchent. Redevenir un être humain respecté ! Voir des adversaires venir vous serrer la main, vous saluer quand ils vous rencontrent... Pouvoir échanger quelques mots, au vu et au su de tout le monde, dans un cocktail… S’entendre dire que l’on a du talent, mais qu’il est bien dommage que l’image d’extrémiste vous colle à la peau… Ce n’est évidemment pas de votre faute, c’est celle de votre direction et de certains de vos amis… Il serait si facile de se défaire de cette image… Mettre de l’eau dans son vin, prendre ses distances avec certains dérapages, ne plus aborder aussi brutalement certains sujets… Approuver l’élu UMP qui vous confie : « De toute façon, ils sont là. On ne peut pas les virer, n’est-ce-pas ? Bien sûr, je suis d’accord avec vous. Il faut qu’ils respectent les lois de la République. Sur ce plan, croyez-moi (je ne peux évidemment pas le dire en public), je suis encore plus à droite que vous »…

 

J’ai connu un collègue député centriste alsacien, Marc Reymann, qui m’expliquait, en privé, qu’il était encore plus à droite que Le Pen sur le thème de l’immigration. Il fut réélu trois fois sur cette imposture. Venant à peine d’abandonner son mandat, il expliqua : « Maintenant que je suis libre de dire ce que je veux, je le dis : je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ». Même la presse régionale s’en étrangla devant tant de cynisme et de mépris pour les électeurs.

 

La tentation de retrouver son siège de maire, de conseiller général ou de député est telle, au vu des avantages matériels mais aussi de la valorisation sociale qu’ils apportent à ceux, nombreux, qui en sont friands, que certains sont très vite aspirés par la tentation de la respectabilité, gage selon eux de leur réélection. Douce illusion… Les partis du Système souhaitent évidemment offrir en priorité avantages et prébendes aux leurs et ne voient aucun intérêt, dans le système électoral majoritaire qui prévaut aujourd’hui, à laisser fussent des miettes à d’anciens adversaires qui ont trahi leur camp et qui, un jour, sont susceptibles de trahir à nouveau.

 

Mais le summum de l’illusion est atteint par ceux qui veulent plaire aux lobbies. C’est l’exercice le plus difficile. Il faut, pour y réussir, être un génie de la trahison. Il y a, certes, beaucoup de traîtres, mais peu de génies parmi eux…

 

- Chercher à plaire aux journalistes. Se défaire à tout prix du qualificatif infamant « d’extrême droite ».

 

Lire un article les concernant qui, pour une fois, ne les agonit pas d’injures suscite une formidable jouissance chez certains. Vouloir plaire à des journalistes qui sont presque tous de gauche exige certes quelques contorsions sémantiques et idéologiques. L’exercice est quelque peu périlleux. A l’incompréhension de ses électeurs, risque de s’ajouter le mépris des journalistes pour ceux qui se couchent. Mais que ne feraient certains pour avoir l’illusion d’intégrer le Système ? Ils vont bien sûr fuir comme la peste les milieux et les groupes qui pourraient ternir leur image. Leur image… Et ils vont tout faire pour se défaire du qualificatif infamant d’« extrême droite ». Ils vont donner de solides gages et les renouveler régulièrement. Ils n’hésiteront pas à dénoncer avec force telle action ou tel propos de leur leader ou d’un camarade. Ils vont hurler encore plus fort que l’adversaire devant certaines provocations. Pas facile pour eux, certes, mais il leur faut y mettre du cœur et de l’enthousiasme. De la sincérité aussi : travailler d’arrache-pied leurs trémolos, mouiller leur voix, émotionner d’importance. Car ils ont un tel passif à combler… Sept générations risquent de ne pas y suffire. Car les lobbies ont la mémoire longue et la haine tenace…

 

- Recruter un adversaire dans son équipe.

 

Pas facile. Mais pouvoir annoncer le ralliement de tel conseiller général, de tel maire UMP ou centriste sous son drapeau peut apparaître comme un coup de maître. J’en parle en connaissance de cause, ayant réussi en 1998 à rallier à Alsace d’abord, dont j’étais le président, deux maires alsaciens, l’un centriste et bras droit du président du Conseil régional, l’autre RPR. Evincé pour l’un de la liste RPR/centristes aux élections régionales, l’autre n’ayant aucune chance d’y figurer, je disposais d’arguments solides pour les convaincre de me rallier, en échange, bien sûr, d’un siège. Je ne devais pas tarder à m’en repentir… La première conséquence de leur ralliement fut un changement de nom du mouvement (Alsace d’abord leur paraissant trop agressif, le nom choisi fut « Mouvement régionaliste alsacien »). Sous leur pression, les thématiques telles l’immigration, l’islamisation furent mises sous le boisseau, au profit d’un discours purement régionaliste, fade et raisonnable. Le résultat des élections régionales fut très décevant. Même si nous progressions légèrement, avec trois élus au lieu de deux, nous reculions partout en Alsace sauf dans leurs « baronnies ». Le discours tiède et le changement de nom avaient déstabilisé notre électorat.  J’ajoute que les deux ralliés s’empressèrent quelques temps après de retourner au bercail du Système.

 

De cette expérience qui fut un échec, je tire cependant les enseignements suivants : d’abord, obtenir des ralliements d’élus du Système en échange de places éligibles est une grave erreur que l’on paye tôt ou tard. Seul un mouvement aux portes du pouvoir peut s’autoriser de tels risques. Ensuite, une seule personne, faible sur le plan idéologique mais que l’on s’illusionne représenter une valeur ajoutée forte, entraîne par une sorte de chantage le groupe et le mouvement vers ses conceptions et lui interdit désormais toute radicalité. La prudence, sœur d’inefficacité et de découragement, devient de mise.

 

Pour conclure…

 

Dans ces moments difficiles que vit le mouvement national et identitaire, à l’heure où les périls mortels menacent l’Europe, la construction d’une nouvelle espérance est une ardente nécessité pour les militants patriotes et identitaires. Celle-ci passe par le rassemblement de toutes les forces nationales, régionalistes, européennes, dans le respect des sensibilités.

 

Mais elle passe aussi par une analyse lucide des erreurs que nous avons tous commises. Le combattant révolutionnaire, celui qui veut radicalement changer la société n’a pas à être un asocial violent et provocateur qui mettra en péril sa communauté. Il a à être comme un poisson dans l’eau. Vivre dans le monde tout en refusant ce monde, en ayant la volonté absolue d’en changer les règles. Il lui faut en connaître les pièges et les fausses séductions.  Il se doit surtout de se former idéologiquement et d’opposer ainsi un bouclier d’airain et une lame d’acier à nos ennemis. Quant à ceux qui seraient tentés de renoncer au combat et de rejoindre le camp de la collaboration, je leur dis, en paraphrasant Churchill : « Vous ne voulez pas la guerre, mais les honneurs. Vous aurez la guerre et le déshonneur ».

 

mercredi, 16 septembre 2009

Une nouvelle étape...

Robert Spieler 4.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Nous sommes devant une nouvelle étape de la construction et de la renaissance du mouvement national et identitaire. Les élections européennes ont permis une mise en œuvre concrète du partenariat entre le Parti de la France de Carl Lang, le MNR piloté par Annick Martin et la Nouvelle Droite Populaire. L’université d’été du MNR, organisée de main de maître par Jean-Pierre Tournier, fut un grand succès puisque 130 cadres et militants se retrouvèrent à Saintes (Charente-Maritime) dans une ambiance exceptionnelle. J’y étais invité, en compagnie de Carl Lang et Roland Hélie. Le FN, quant à lui, fut incapable d’organiser une université d’été et renonce aux BBR…

 

En cette rentrée, plusieurs étapes importantes sont programmées. Après une récente réunion d’organisation à Strasbourg, je me rendrai, fin septembre, à Belfort afin de mettre en place la structure de la NDP en Franche-Comté et poursuivrai mon tour de France dans les prochaines semaines en compagnie de François Ferrier, conseiller régional de Lorraine et membre de la direction nationale de la NDP, et de Roland Hélie.

 

Pierre Vial organise, le dimanche 4 octobre, sa grande réunion annuelle de Terre et Peuple, à Villepreux, sur le thème « Reviens, Charles Martel ! ». Pierre Vial, qui a rejoint la direction de la NDP, m’a demandé d’y prendre la parole. Je dois dire que le succès de cette journée est à chaque fois impressionnant puisque ce sont plus de 700 personnes qui se sont pressées, les années précédentes, aux conférences et aux stands. J’y parlerai de la nécessaire reconquête, évoquerai ceux qui sont responsables de la trahison et désignerai ceux qui, jusque dans nos rangs, ont choisi le camp de la collaboration.

 

Carl Lang réunira son Conseil National le 8 novembre à Paris. Il m’a fait l’amitié de m’y inviter à prendre la parole.

 

Nul doute que le point d’orgue de cette rentrée est le mercredi 11 novembre. La journée de Synthèse Nationale, à laquelle participeront notamment Annick Martin et Carl Lang, s’annonce comme un très grand succès. Tous les mouvements et personnalités ouvertes à la construction d’une nouvelle espérance seront présents. Cette nouvelle espérance passe par le Rassemblement, le respect de nos différences, le renouveau tant comportemental qu’idéologique, et par une volonté d’airain de résistance et le refus de toute collaboration avec le Système et ses vassaux. A deux mois de cet évènement, Roland Hélie a de quoi être confiant. Avant même que la mobilisation ne soit vraiment lancée, nos amis alsaciens sont 20 à s’être inscrits, autant qu’à Lille et Lyon. Des militants de Nice, Perpignan, Caen seront présents…

 

Les élections législatives et cantonales partielles, les régionales verront des candidats et des listes de la coalition nationale et identitaire présents. Il est certes tout à fait illusoire d’espérer aujourd’hui, à l’exception de ceux qui sont personnellement implantés, des résultats majeurs. Nous n’en sommes pas encore là. Mais il est positif que se rodent les énergies, que se structure le rassemblement et que s’organise le renouveau. La NDP soutiendra et suscitera bien sûr toutes les initiatives. J’affirme cependant que seul un discours énergique et clair, basé sur la nécessaire Reconquista et la rénovation sociale et identitaire, peut ouvrir le champ de la reconquête.

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