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jeudi, 04 juin 2009

ELECTIONS EUROPEENNES : ANALYSE ET PREVISIONS

Par Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

spieler-2.jpegLes élections européennes auraient pu être l’occasion d’une riche réflexion et d'une confrontation d’idées sur le thème : Quelle Europe voulons-nous ? Une Europe identitaire de la puissance, une Europe des Nations (en langage décodé : une Europe des Etats-Nations), l’Europe zone de libre-échange, ou pas d’Europe du tout ? Il n’en a rien été. Une campagne médiocre, des candidats médiocres : qui peut sérieusement dire ce qui différencie l’UMP du PS quant à leur projet européen ? Les élections européennes permettent aux partis dominants de caser les recalés du suffrage universel, les ex-ministres et les amis méritants. Le découpage en absurdes grandes régions, ne correspondant à aucune réalité charnelle, renforce le désintérêt des électeurs. L’abstention sera massive, probablement supérieure à 60%, au plus grand profit de l’UMP et du PS, dont l’électorat plus âgé se rend aux urnes, contrairement à un électorat jeune ou protestataire.

Que valent les sondages ?

Les sondages, pour ce qui concerne les partis protestataires, dont le FN, sont particulièrement difficiles à manier. Tel est aussi, paradoxalement, le cas pour les partis dominants du Système. Une abstention massive rend de plus les prédictions totalement aléatoires. Les sondés du FN " mentent " en effet, ou, du moins, hésitent à dire la vérité quant à leur futur vote. Le résultat brut du FN, c’est-à-dire non " corrigé ", est donc sous estimé. Le problème est inverse pour l’UMP et le PS. Leurs résultats bruts sont supérieurs à la réalité, car il est confortable pour un sondé de se sentir dans une certaine respectabilité. Le sondé dira, pour l’exprimer simplement, qu’il vote UMP, alors que son intention est de voter FN. Ajoutons que les sondages par téléphone, ce qui est le cas de la grande majorité des sondages, renforcent ce phénomène. Ceci, les sondeurs, qui ne sont pas forcément tous malhonnêtes ou manipulateurs, le savent. Pour tenter d’atteindre des résultats proches de la réalité, ce qui est leur intérêt professionnel, ils vont " redresser ", corriger les résultats bruts en fonction des résultats de sondages et d’élections précédentes, avec une bonne dose de " pifomètre ". Ils créditeront le FN de plusieurs points supplémentaires, et inversement diminueront les résultats de l’UMP et du PS. Inutile de préciser qu’un tel redressement est impossible s’il n’existe pas d’historique, ce qui est le cas par exemple des listes de Carl Lang ou de Dieudonné. Cette prévision devient totalement hasardeuse dès lors que l’abstention, qui concerne en priorité l’électorat jeune et/ou protestataire, est massive. Dernier point à relever : pour un échantillon de 1 000 personnes interrogées, le taux mathématique d’erreur est de plus ou moins 2%. En d’autres termes, une liste créditée de 5% se situerait en réalité entre 3 et 7%.

Quels résultats électoraux prévisibles ?

Il s’agit d’un exercice quelque peu audacieux, mais tentons le en toute objectivité.

Les vainqueurs probables : UMP et PS

Pour les raisons susmentionnées (abstention considérable, électorat plus âgé et/ou captif, moins sujet à la tentation de l’abstention), il est probable que les résultats de ces deux partis dépasseront largement ce qu’indiquent les sondages. Il n’est pas impossible que l’UMP approche, voire dépasse les 30%, le PS pouvant espérer 25%, voire davantage. A noter que l’UMP a tout fait pour mener une non-campagne. Ce n’est pas un hasard, évidemment, l’abstention lui étant hautement profitable.

Les perdants probables : FN, Villiers et Besancenot

Il est probable que le FN, crédité de 7 à 8,5% dans les derniers sondages, se situera largement sous ces chiffres. La faute à une abstention considérable et à des corrections de sondages beaucoup trop optimistes pour ce parti faiblement idéologisé et très affaibli. Que l’électorat populaire et protestataire se mobilise, et le succès est assuré, comme ce fut le cas lors de l’élection présidentielle qui porta Le Pen au second tour. Qu’il aille à la pêche, ce qui sera probablement le cas, et l’échec est assuré. Le résultat national du FN sera probablement plus proche de 5% que de 7%, lui assurant un nombre très restreint d’élus. Marine Le Pen sera-t-elle élue ? C’est loin d’être sûr. Et, pourtant, le Système aura tout fait pour qu’elle le soit. Que d’émissions de télé, de radio, d’articles de journaux… Le point d’orgue est cet incroyable article dithyrambique paru dans Libération, mardi 2 juin, avec une jolie photo champêtre sous-titrée : " La vice-présidente du FN est perçue comme la grande blonde, la fille sympa ". Si c’est Libé qui le dit… Autre perdant probable : Villiers. En dehors de lui, ce qui n’est pas encore certain, aucun candidat de Libertas ne sera élu. Et puis, pour quoi faire ? Villiers aurait pu incarner une rupture. Il l’aurait voulue. Il l’avait dit, sincèrement, à ses amis, la veille de la présidentielle : " Jamais, je n’appellerai à voter Sarkozy ". Le lendemain, il confirmait. Le surlendemain, il se reniait. Entre temps, un coup de fil. " Tu appelles à voter Sarkozy, sinon tu perds la présidence du Conseil Général de Vendée ". Démocratie, pouvoir et vanité, quand vous nous tenez… Quant à Besancenot, le " jeunisme " de son mouvement, le NPA, l’étonnante erreur marketing qui consiste à modifier son sigle avant les élections l’amèneront sans doute à un résultat décevant et inférieur à celui du Front de Gauche de Mélenchon et du PC. Restent le Modem et les listes écologistes de Cohn-Bendit. Que dire d’elles ? Rien…Non, vraiment rien…

Du côté des rebelles : Carl Lang et Dieudonné

Carl Lang a osé la rupture. Il faudrait le talent du Rebatet des " Décombres " pour raconter cette course aux abymes d’un mouvement qui pouvait représenter la renaissance française et européenne. Caton l’Ancien concluait tous ses discours devant le Sénat de Rome par cette formule : " Delenda est Cartago ", " Carthage doit être détruite ", pour que vive Rome. Carl Lang, avec ses amis du MNR et de la Nouvelle Droite Populaire, a choisi Rome contre Carthage. Sur le plan électoral, il serait tout à fait illusoire d’espérer que la liste de Carl Lang puisse obtenir un résultat significatif à ces élections. Mais cela n’a aucune importance. Ces résultats ne seront que la première pierre d’une nécessaire renaissance. Quant à Dieudonné, les lobbies anti racistes l’ont créé politiquement, misant sur son talent pour combattre le camp identitaire. Le Golem de la légende juive de Prague, créé par un rabbin démiurge, échappa à son créateur, semant la terreur dans le ghetto. Dieudonné s’est retourné contre les lobbies qui ont voulu l’instrumentaliser. Etrange personnage… Sans doute le plus rebelle de tous. S’il atteint 3% des suffrages, ce qui est probable, nous assisterons à un tsunami émotionnel. Bref, on rigolera…

11:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Tags : élections européennes, sondage, objectivité, ump, ps, carl lang, dieudonné, ndp, robert spieler | |  Facebook

jeudi, 26 avril 2007

Robert Spieler : quel vote pour le second tour ?

medium_69NCA8D0XSACAFLK0P1CAI0FHZZCAISTK5BCASKLH1BCA5D2SL8CATV1PL3CA1DO0INCATXIGVGCA6IEBH2CA6O2A7YCAEGQYW0CA40OL76CA6QL8S7CA1JT4H6CASN2SJPCA6EBFO6CAA3X2MHCACFZUTI.3.jpgNicolas Sarkozy ou Ségolène Royal ?

Ou aucun des deux ?

Sarkozy, dont les gesticulations « droitières » ne me font pas oublier qu’il est à l’origine de la suppression de la double peine, permettant à des délinquants, violeurs ou meurtriers étrangers de ne pas être expulsés de France une fois leur peine accomplie.

Sarkozy, qui fut à l’origine du Conseil Français du Culte Musulman, donnant ainsi une tribune aux extrémistes islamistes de l’UOIF.

Sarkozy, qui s’exprima il y a quelques mois en faveur du vote des étrangers non européens aux élections locales, position qu’il s’abstint soigneusement d’évoquer durant la campagne électorale.

Sarkozy, qui fut comme Tony Blair surnommé « le petit caniche de Bush » lors de son récent voyage aux Etats-Unis, et qui souhaite mettre la politique étrangère de la France et de l’Europe à la remorque de celle des Etats-Unis.

Sarkozy, qui nage comme un poisson dans l’eau du grand capital et qui n’a de cesse de complaire au MEDEF où son frère occupe au demeurant d’importantes responsabilités.

Sarkozy est-il de près ou de loin proche de nos idées identitaires ? Non, définitivement non.

Quant à Ségolène Royal, il est inutile, je crois, que je développe auprès des lecteurs de mon blog les raisons de ne pas voter pour elle, même si je comprends la position de certains cyniques qui, dans notre camp, préfèrent le choléra à la peste.

Je n’ai jamais considéré que, dans un système truqué, le vote était un devoir civique. Je ferai partie des millions d’abstentionnistes qui exprimeront par là leur refus de collaborer à l’affaiblissement de notre peuple.

Allez absolument lire sur le site d'Anne Kling  les excellents articles de Jacques Marlaud et de Konk. Ils disent tout. A ne pas rater !

Robert Spieler

22:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique élection présidentielle, fn, ump, ps, sarkosy, royal, élections | |  Facebook

lundi, 09 avril 2007

L'Alsace dit non à la Turquie

06:01 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Tags : alsace, spieler, présidentielle, 2007, politique, ump, ps | |  Facebook

dimanche, 01 avril 2007

Députés alsaciens : zéro pointé.

Chaque année, la très sérieuse association « Contribuables associés » qui se bat pour diminuer la pression fiscale insensée que subit la France, passe au crible les 577 députés de la nation et les note.

Cette note est établie en prenant en considération le soutien que ces députés apportent à des propositions de loi ou d’amendements visant à dégraisser le mammouth Bercy.

Sont prises en compte aussi leur présence à des Rendez-vous Parlementaires visant à proposer des mesures destinées à réduire les prélèvements fiscaux et à identifier les gaspillages.

Parmi les critères de notation retenus cette année, figurent notamment les propositions de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines visant, l’une à créer un office d’audit parlementaire, l’autre à contrôler la dépense publique. Autre critère, la proposition de Michel Hunault, député de Loire-Atlantique, qui réclame le retour à l’équilibre budgétaire : « une ardente obligation ».

Les notes des députés alsaciens sont particulièrement brillantes : jugez-en.
Yves Bur : 0, Alain Ferry: 0, Antoine Herth : 1, Armand Jung : 0, Frédéric Reiss : 0, Marc Reymann : 1, André Schneider : 0, Jean-Louis Christ : 0, Jean-Luc Reitzer : 0, Michel Sordi : 0, Jean Uberschlag : 0.

Seuls Arlette Grosskost, Francis Hillmeyer, Emile Blessig et Gilbert Meyer ne figurent pas parmi les cancres.

Et on s’étonne qu’avec cette brillante représentation de l’Alsace à Paris, nous soyons la seule région à devoir payer cher un, TGV qui s’arrête en Lorraine…

Robert Spieler

Source :  revue « le cri du contribuable », 15 mars 2007

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