jeudi, 24 juillet 2008

Que reste-t-il de l’Olympisme ?

Des Jeux antiques à Pierre de Coubertin, du dopage et de la tricherie, des liens avec la politique

1393097759.jpg« Rebronzer une jeunesse veule et confinée, son corps et son caractère par le sport, ses risques et ses excès ».

Tel fut l’objectif du baron de Coubertin lorsque, devant 2 000 invités et 79 délégations de pays étrangers, se pressant au « Congrès pour le rétablissement des Jeux Olympiques », il relança, le 23 juin 1894, à la Sorbonne, entouré de choristes soutenus par des harpes entonnant l’hymne d’Apollon découvert l’année précédente à Delphes, et mis en musique par Gabriel Fauré, les Jeux Olympiques qui devaient se tenir deux ans plus tard à Athènes.

Coubertin, un étonnant personnage  

Cet aristocrate normand, né en 1863, fréquentait le Paris mondain et monarchiste, ce qui ne l’empêchait pas de mépriser « les crétins » de la haute bourgeoisie et « la petite noblesse parisienne remarquablement futile et étroite d’esprit ». Anglophile, adepte d’un libéral-pacifisme qui donna notamment naissance à la Croix-Rouge en 1863, et fasciné par Le Play et son catholicisme  social, il vomit « la lèpre ploutocratique » et défend le concept de chevalerie vivante quand il décrit les objectifs de l’Olympisme.

Les aristocrates qui l’entourent se flattent d’être des « rebelles » qui n’acceptent pas la dictature moderne des masses et pas davantage l’esprit bourgeois. « En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, en faisant de même l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau… », dira Coubertin.

Ami de Lyautey, pourfendeur du nationalisme gesticulateur antigermanique de Boulanger et Déroulède, Coubertin se définit comme « colonial fanatique » qui tient l’égalité des races comme inepte.  « La race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée ». Pour éviter tout anachronisme, notons que Léon Blum disait lui-même, à la tribune de l’Assemblée Nationale, en 1932 : « Le devoir des races supérieures est de civiliser les races inférieures ».

Coubertin exprima dans les années 30 sa fascination pour Hitler, dont il dit : « J’admire intensément Hitler. Il est en train de devenir le chef de la nouvelle Europe et, bientôt peut-être, le chef du nouveau monde qui se lève ».  

Les Jeux Olympiques, invention de la Grèce  

L’histoire des J.O. s’étend sur plus d’un millénaire, de 776 avant notre ère à 393 après notre ère, où ils furent interdits par l’empereur chrétien Théodose 1er.

Les épreuves, en dehors des courses hippiques, comportaient trois groupes : les courses à pied (les plus prestigieuses), les sports de combat (boxe, pancrace) et le pentathlon (course de 200 m, lutte, saut en longueur, disque et javelot). D’autres épreuves se rajoutèrent dont une course armée de 400 mètres, avec bouclier, armure et javelot.

L’objectif était d’arriver le premier. A l’origine, les prix étaient purement symboliques, mais dès le IVème siècle avant JC, les vainqueurs ramassent des fortunes et sont honorés dans leurs villes d’origine jusqu’à être l’objet de véritables cultes, avec érection de statues. Les champions devenaient des héros, des notables, des évergètes ayant l’obligation morale de « faire le bien », de faire profiter la collectivité de leur richesse.

Quiconque n’est pas grec, ne peut participer à cette compétition ni en comprendre les enjeux.

Lucien de Samosate, au IIème siècle après JC, fait ainsi dialoguer deux sages, l’un barbare, l’autre grec. Le premier ne comprend pas pourquoi des jeunes gens, apparemment sains d’esprit et amis, se violentent lors d ‘entraînements où ils roulent dans la boue « comme des porcs ». « C’est que tu n’es pas grec », lui répond Solon.

Quant à la trêve olympique de deux mois au moins, elle ne correspondait en rien, contrairement à la légende, à un souci pacifiste. Elle avait pour unique objectif de permettre aux athlètes des cités grecques de rejoindre sans problèmes Olympie.  

Tricherie et dopage  

Nul besoin de se référer à l’époque contemporaine pour évoquer la tricherie et le dopage qui font depuis toujours partie inhérente de la compétition. Souvent avec des conséquences dramatiques, parfois amusantes.

On parle beaucoup, aujourd’hui, du dopage qui perturbe le Tour de France. La première victime connue fut le malheureux coureur anglais Simpson, qui décéda dans les années 65, sur les pentes du Mont Ventoux.

Mais qui se souvient de ce coureur nord-africain qui, dans les années 30, prit une avance considérable de deux heures lors d’une étape du Tour et qui, légitimement assoiffé, s’arrêta  dans une ferme pour étancher sa soif. La barrique de vin éclusée, il repartit avec détermination et courage… en sens inverse !

A Olympie, on trichait sans vergogne. On achetait ses adversaires. Des statues de bronze de Zeus furent érigées dès le IVème siècle avant JC à Delphes, financées par les amendes infligées à des athlètes convaincus de corruption ou de fraude.. Sans parler des juges arbitres qui furent parfois accusés de favoriser certains concurrents.

Néron, quant à lui, gagna et fut couronné nonobstant le fait qu’il fut précipité de son char avant la fin de l’épreuve. Thomas Hicks, vainqueur du marathon de 1904, s’était préparé à grands coups de cognac et de sulfate de strychnine. C’est le premier cas contemporain, connu, de dopage. Le premier cas de tricherie avérée remonte aux JO de Paris, en 1900, où un coureur de marathon prit… un raccourci dans le Bois de Boulogne. En 1960, c’est le cycliste Knud Jensen, danois, qui meurt au cours de l’épreuve, pour les mêmes raisons que Simpson.

Et, depuis, les cas de dopage se sont multipliés, le plus célèbre étant celui de Ben Johnson, recordman du monde du 100 m en 1988. Sans parler des athlètes est-allemands, élevés comme des poulets en batterie. Malgré, ou grâce aux techniques de détection, jamais la tricherie n’est apparue aussi importante. Il ne se passe pas de mois sans que l’on n’annonce le retrait de telle équipe d’haltérophilie.

Et lorsque l’on apprend que le favori éthiopien du marathon se retire des Jeux de 2008, au prétexte que, sujet à l’asthme, il redoute la pollution présente à Pékin, ceux qui savent décrypter comprennent. L’asthme est une des conséquences collatérales du dopage…  

Olympisme et politique  

Olympisme et politique furent, dès 1896, liés. Loin de l’esprit olympique européen voulu par Coubertin, le nationalisme se déchaîna. Dès 1896, la Grèce renaissante en profite pour s’affirmer en Europe. En 1900, on faillit interdire le match de rugby France-Allemagne car on craignait que les Français veuillent « venger Sedan ». En 1908, ce sont les concurrents américains d’origine irlandaise qui brandissent, face aux Britanniques, les couleurs de leur province opprimée.

En 1920, les vaincus, Allemands et Autrichiens, sont exclus des Jeux, contre l’avis de Coubertin. En 1924, exit l’Allemagne et la Russie bolchevique. En 1936, aux Jeux de Berlin, les Britanniques et les Américains refusent de défiler en faisant le salut olympique institué en 1920 aux Jeux d’Anvers (le bras tendu et levé sur le côté), car trop semblable au salut fasciste (le salut olympique fut supprimé en 1946). Après 1945, c’est au tour du fils de l’amiral Horthy (présenté abusivement comme un dictateur hongrois pro nazi) d’être exclu des Jeux, ainsi que Giorgio Vaccaro, un général proche de Mussolini.

En 1968, à Mexico, les sprinters noirs américains vainqueurs de l’épreuve dénoncent, le poing ganté levé, les injustices faites aux noirs.En 1972, c’est un commando palestinien qui séquestre, à Munich, l’équipe de lutte israélienne, dont neuf athlètes perdront la vie.

En 1980, 58 pays, dont les USA, boycottent les Jeux de Moscou pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan et, quatre ans plus tard, c’est au tour de l’URSS de boycotter les Jeux de Los Angeles.

Et aujourd’hui ?

Certains appellent au boycottage des Jeux de Pékin, au prétexte que la Chine occupe et colonise le Tibet. Comme le relevait fort justement Jean-Claude Rolinat lors de son intervention à la récente réunion de la Nouvelle Droite Populaire, « les plus fanatiques défenseurs du Tibet, aujourd’hui, sont les plus fanatiques maoïstes d’hier ».

Dans les années 70/80, l’Afrique du Sud fut mise au ban des nations olympiques au prétexte de l’apartheid, sous la pression intense de l’URSS et de ses colonies, ainsi que des Etats africains. Au nom de la démocratie et des Droits de l’Homme… Cherchez l’erreur…    

Conclusion :  

Charles Maurras, envoyé spécial à Athènes, aux premiers Jeux de 1896, s’ était félicité de voir se manifester dans l’âme des peuples la passion de la terre et des glorieux ancêtres.

Mais, que reste-t-il de notre terre ?

Que reste-t-il de nos peuples ?

Que reste-t-il de l’esprit olympique voulu par Coubertin ?      

Robert Spieler

lundi, 23 juin 2008

A propos des langues régionales et de la « démocratie » : VOLTAIRE, AU SECOURS !

Le 22 mai, les députés votaient à une très large majorité, un amendement à la Constitution, précisant que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation ». Cet amendement permettrait la ratification de la Charte des langues régionales. Cette charte, ratifiée par 23 états européens, autorise la pratique des langues régionales dans l’enseignement, la justice, les medias, la culture, les services publics, la vie économique, etc...

 

Rien de plus normal. Sauf que pour les fanatiques jacobins, la pratique de la langue alsacienne, corse, bretonne, ou basque, risque de mettre en péril la République ( pas l’arabe, l’anglais, ou le chinois). Il y a, convenons en, d’autres périls autrement plus importants.

 

Mais, fanatisme, bêtise et sclérose ont vaincu.

 

Les gérontes alcooliques du Sénat ont suivi l’avis comminatoire de l’Académie Française. Parmi ces derniers, Hélène Carrère d’Encausse et Max Gallo (Michel Mohrt a sauvé l’honneur de l’Académie, en s’opposant à cette décision).

 

Parmi les sénateurs, « le réseau franc-maçon, extrêmement influent au Sénat, où il transcende les frontières politiques » (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 22 juin, dans un remarquable article d’Olivier Picard), qui précise que le socialiste Michel Charasse « pèse de tout son poids et de toute sa verve à la buvette »

 

Une anecdote : j’avais, il y a dix ans, fait paraître dans le Figaro une annonce de recrutement d’un directeur général maîtrisant parfaitement la langue allemande Afin d’attirer l’attention des germanophones, j’avais eu l’idée de titrer le descriptif (en français), par « Geschäftsführer » (directeur général, en allemand). Au nom de la loi Toubon, qui prétend défendre la langue française, je fus mis en demeure de coller un astérisque renvoyant à la traduction du terme. Soit.

 

Mais ce n’est pas tout. Une association « de défense de la langue française », liée à l’Académie, m’envoya une lettre furibarde. J’insultais la langue française, et, pire, j’usais d’un terme (Führer), évoquant les pages les plus sombres de notre histoire. Que faire, face à tant de connerie ?

 

Nous sommes dans une comédie parlementaire qui fonctionne dans le registre du mensonge, de l’apparence, de la manipulation. Un mépris absolu du Peuple.

 

Comme pour la modification constitutionnelle concernant le référendum quant à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, votée par les députés, et retoquée par le Sénat. Et ne parlons pas du Traité de Lisbonne, imposé contre l’avis des Français, par les collabos du mondialisme.

 

Cette « démocratie », qui méprise le Peuple, n’est pas une démocratie. Elle mérite d’être abattue.

 

Voltaire, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, concluait, ses lettres par « ecr. l’inf. « écrasons l’infâme ». Vive Voltaire !

Robert Spieler

vendredi, 13 juin 2008

Vive l’Irlande, vive les Irlandais !

images.jpgSylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen-France, a déclaré ce vendredi 13/06, lors d’une rencontre Paroles d’Européens, organisée à Marseille par le quai d’Orsay : « J’ai des nouvelles de Dublin et a priori, elles sont très mauvaises ».

Donc très bonnes.

Ils ont tout tenté pour empêcher les peuples européens de s’exprimer. Ils ont même fait intervenir le Pape, in extremis, pour expliquer l’importance de l’enjeu. Ils n’ont pas compris que cette Europe là, les peuples n’en veulent pas, et qu’ils ne veulent pas de ceux qui prétendent la diriger.

Nous savions pouvoir compter sur un peuple fier et rebelle, pour dire non à toutes ces misérables manipulations, où les puissants traitent les gueux avec arrogance et mépris.

Partisan de l’Europe de la Puissance, respectueuse des identités nationales et régionales, je me réjouis de l’échec de cette Europe anti-démocratique et arrogante, pilotée par les nains de Bruxelles.

Merci aux Irlandais !

Robert Spieler

Lettre à des lepénistes tentés de rallier le CNI...

images.jpgConsternation : je lis l’article paru aujourd’hui dans « Minute », sous le titre « Des lepénistes tentés de rallier le CNI ».

 

Le « Centre national des indépendants », qui connut son heure de gloire, il y a 50 ans, avec Pinay, est devenu un petit précipité, pour reprendre un terme chimique, de tout ce que cette droite prudente, un tout, tout petit peu rebelle cependant, concentre. Certains ont tenté d’en faire un sas de décontamination entre l’« extrême-droite » et le système. Inutile de relever que tous ont échoué… A défaut de pouvoir exister par elle-même, cette formation a tenté de survivre en s’appuyant sur « un grand frère » qui a pratiqué l’aumône à son égard, comme les marquises du XIXème la pratiquaient auprès des pauvres

 

Le CNI reprend, dixit son conseil national de samedi, son « entière indépendance d’action vis-à-vis de l’UMP ». Motif : « l’absence de dialogue avec la direction ». Traduire : l’UMP ne leur a accordé ni les places, ni les sièges, ni les prébendes espérés. Alors qu’ils s’étaient associés à l’UMP dans ce but… La vie politique est d’une terrible injustice…

 

On apprend incidemment que l’UMP a coupé les vivres au CNI. Comme le relève l’auteur de l’article, « la manne financière était finalement la seule chose qui pouvait les retenir auprès de ce parti ». Ben, voyons…

 

Des lepénistes ou des identitaires ex-lepénistes seraient tentés de rallier le CNI. On parle d’élus du Nord-Pas-de-Calais, du Sud et de Bourgogne. Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, quoique je considère que tout ce qui est national et européen, est mien.

 

J’ai beaucoup d’estime et d’amitié pour les personnes citées dans l’article, et je veux leur dire ceci : Il n’est pas possible que vous ayez la bassesse de vous plier aux ukases d’Annick de Roscoät, présidente du CNI, qui ne veut pas de  « l’étiquette d’extrême-droite », et qui exige que ceux qui voudraient rejoindre le CNI  se désolidarisent -par écrit- « des déclarations inacceptables de J.M. Le Pen ».

 

Je n’écris pas cela pour défendre Le Pen, ni pour donner des leçons, détestable travers que je fuis.

 

Je dis simplement, aux amis que je connais, et aussi à ceux que je ne connais pas : Retournez au Front National, adhérez à la Nouvelle Droite Populaire, rejoignez le MNR, ou la secte des adorateurs de la banane rose, ou encore, envisagez un voyage vers Sirius aux côtés de Seigneur Raël, mais, par pitié…

 

Pas vous, pas ça !

 

Robert Spieler

mardi, 10 juin 2008

Turquie : de la trahison chez les « élus de la Nation »

W5BS6WCAT2P1ZVCA2ZPI5YCAW00MZ0CAFFL2FFCAQYDWDECA2IAV37CAM1500BCAWMIYMACAFWV21YCA3O9U3HCA1DR3PFCAICP7ERCA2BLIAYCAQL068ECABMRI8FCAXXR6PSCABYW42QCA73AERU.jpgpar Robert Spieler

 

 

Galtier-Boissière n’était ni de gauche, ni de droite. Il fut aux côtés de la Résistance quand résister était périlleux, mais méprisa les résistants de la 25ème heure, et les horreurs de l’épuration (il fit partie de ceux qui tentèrent de sauver la vie du magnifique écrivain et poète Robert Brasillach, fusillé avec l’approbation de De Gaulle, qui refusa de lui accorder la grâce : une tâche indélébile sur l’uniforme du général).

 

Galtier-Boissière fut le fondateur du « Crapouillot » (du nom d’un obusier de 14/18), remarquable revue qui vit le jour dans les tranchées, où il combattait. Ses mémoires quant à ces années de plomb, figurent, dans un style tout à fait différent, aux côtés des plus grands. Ce n’est certes pas Jünger, car il hait la guerre…

 

Sa revue anti-conformiste, insolente, libre et formidablement rédigée fit les délices durant un demi-siècle, tant de la droite « anarchiste », c’est-à dire libre, que de la gauche « libertaire », tout aussi libre.

 

Le titre d’une de ses livraisons est « de la trahison chez les Maréchaux » où il passe en revue avec pertinence et aussi injustice, les trahisons supposées des Maréchaux de France. Dans un style inimitable. Un grand polémiste.

 

Galtier-Boissière nous manque aujourd’hui. Il dénoncerait la veulerie des sénateurs UMP qui se ruent au secours de Sarkozy, en s’opposant à l’amendement de quelques députés de l’UMP, qui ont exigé, à la demande de leurs électeurs, que l’adhésion d’un pays dont la population serait supérieure à 5% de l’U.E. (la Turquie, pour être clair), devrait être soumise à référendum. Raffarin a publiquement affirmé son opposition au référendum. Ce qui n’est pas étonnant quand on sait qui sont ses maîtres.

 

Nous assistons à une véritable pièce de théâtre. L’assemblée nationale fait semblant de s’opposer. Le Sénat bloque l’initiative. Et devinez ce qui se passera, dans cette misérable comédie parlementaire ? Ils se coucheront…

 

Ma conclusion est celle de Montherlant, dans « La reine morte »  : « Allez, allez, en prison, pour médiocrité »... 

lundi, 09 juin 2008

En ouverture de la convention de la Nouvelle Droite Populaire :

Diaporama présenté en ouverture de la convention nationale de la Nouvelle droite populaire dimanche 1er juin à Paris.

vendredi, 06 juin 2008

La Vendée a été libérée par les armées révolutionnaires.

images.jpgLa très sérieuse (et plutôt de gauche) revue "L'Histoire" a failli en perdre son latin. Elle épingle sévèrement le génie marxisto-planétaire, Jean-Luc Melanchon, sénateur PS de l'Essonne.

Sous le titre "La perle de Clio", la revue fusille Melanchon, en reprenant ses propos humanistes: "Parler 'd'invasion (du Tibet par la Chine) en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a 'envahi' la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ?"

La Révolution a libéré la Vendée de l'obscurantisme, comme chacun le sait, ou du moins comme Melanchon l'affirme. Certes, avec quelques dommages colatéraux.

L'Histoire est riche de ces "Libérations" qui remplacèrent une tyrannie par une tyrannie pire, avec des conséquences inimaginables.

Ceux qui furent "libérés", en Russie, en Ukraine, en Pologne, en Europe centrale, au Cambodge par les amis de Melanchon peuvent en témoigner, ou plutôt ne sont depuis longtemps plus en situation de le faire...

Sans oublier la "libération" du peuple irakien par les Américains...

Robert Spieler

Ps : A propos du Tibet, j'ai beaucoup aimé la remarque de Jean-Claude Rolinat, lors de son intervention à la Convention de la Nouvelle Droite Populaire. Il relevait fort justement que les plus grands défenseurs du Tibet, aujourd'hui, sont les maoïstes d'hier.  

lundi, 02 juin 2008

LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE S'EST OFFICIELLEMENT CREEE LORS DE SA CONVENTION NATIONALE DU 1er JUIN...

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Communiqué de presse : 

 

1174562744.JPGLa Nouvelle Droite Populaire organisait dimanche 1er juin à Paris, dans les salons de l’hôtel Novotel Vaugirard, sa convention nationale constitutive.

 

Au moment où le Front national est en état de dislocation et qu’une grande partie des électeurs de droite qui s’étaient reportés sur Nicolas Sarkozy se sentent trompés par la politique menée par celui-ci depuis son élection, la Nouvelle Droite Populaire entend redonner à la droite nationale et identitaire vitalité et combativité.

 

C’est dans cet état d’esprit que près de 200 délégués venus de 30 départements ont porté la NDP sur les fonts baptismaux.

 

1923173347.JPGUn bureau politique de 9 membres a été désigné pour conduire la NDP jusqu’à son congrès qui se tiendra au mois de janvier prochain. Ce bureau comprend dans l’ordre alphabétique : Philippe Chapron, responsable de la NDP en Basse Normandie, François Ferrier, conseiller régional de Lorraine, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, Luc Pécharman, responsable de la NDP en Nord Pas de Calais, Jean-Claude Rolinat, journaliste et écrivain, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne, Robert Spieler, ancien député et fondateur d’Alsace d’Abord,.Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile de France, Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine.

 

1002081650.JPGPlusieurs observateurs de mouvement européens ont assisté à la convention, parmi lesquels Hilde De Lobel, député du Vlaams Belang au Parlement flamand, et Alberto Torressano du Frente español. D’autre part, la convention a reçu plusieurs messages d'amitié qui ont été lus, dont ceux de Pierre Vial, président de Terre et Peuple, d’Annick Martin, vice présidente du MNR, de Mario Borghezio, ancien ministre du deuxième gouvernement Berlusconi et député européen de la Ligue du Nord, et de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité. 

 

Au cours de cette convention, les thèmes fondamentaux de la charte de la NDP (*) ont été développés par les différents responsables.

 

27401576.JPGRobert Spieler a insisté sur l’ardente nécessité de défendre nos identités régionales, nationales et européennes pour faire face à la mondialisation débridée qui conduit à l’asservissement de nos peuples. Et de citer Paul Valéry : « Rome n’est pas morte de sa belle mort mais a été assassinée ». Robert Spieler a rappelé "qu'elle a été assassinée de l’intérieur par des collabos qui ont renié les dieux, les valeurs de Rome et ont accordé la citoyenneté romaine aux barbares".

 

1987193977.JPGIl revenait à Jean-François Touzé de conclure cette convention : « La Nouvelle Droite Populaire n’est pas une association de déçus de telle ou telle formation politique, mais le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent travailler à la constitution d’une nouvelle force nettement ancrée à droite, capable d’œuvrer utilement à la conquête des électeurs  dans une perspective d’accession aux responsabilités du pouvoir ». Pour Jean-François Touzé « il n’y a pas de fatalité de la marginalisation de notre famille politique. Sur le socle qui est le nôtre une majorité de nos compatriotes peuvent se retrouver ».

 

 

(*) Les principes fondamentaux de la Nouvelle Droite Populaire sont :

 

1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.

2 - Défense des identités régionales, nationale et européenne.

3 - Application de la préférence nationale et européenne.

4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.

5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.

6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.

 

Annexe au communiqué :

Message de Pierre Vial, Président de Terre et Peuple :

Les femmes et les hommes qui sont attachés viscéralement à leur identité, à leur peuple, à leur terre – terre de nos provinces et terre de notre grande patrie européenne- ces femmes et ces hommes, je les appelle « les nôtres ».

Dans l’esprit de beaucoup des nôtres, règne aujourd’hui l’incertitude, le doute, le découragement provoqué par le triste spectacle que donne notre camp depuis que ce qui faisait le sens de notre combat – la lutte contre les envahisseurs – semble abandonné par ceux qui appellent les envahisseurs « les branches de l’arbre France ».

Face au désarroi, il faut rallumer la flamme de l’espérance. Il faut regrouper toutes les bonnes volontés, toutes les énergies pour organiser la résistance et la reconquête. Ce sera une longue marche mais cette journée du 1er juin doit être une étape importante pour que cette longue marche se mette en mouvement.

C’est le vœu que je forme en vous adressant mon fraternel salut.

Message de Mario Borghezio, ancien ministre et député européen de la Ligue du Nord :

C’est important que les forces nationalistes, populaires et identitaires trouvent en France la possibilité de donner vie à une initiative politique unitaire pour combattre avec plus d’efficacité la mondialisation de l’Europe et le projet technocratique de Bruxelles.

J’ai le plaisir de vous l’annoncer aujourd’hui en avant première : les quatre ministre de la Ligue du Nord ont demandé l’organisation d’un référendum contre le traité de Lisbonne.

Je regrette beaucoup de ne pouvoir être des vôtres à l’occasion de la création de la Nouvelle droite Populaire, mais nous avons cette fin de semaine notre grand rassemblement près de Bergame où nous attendons 100 000 personnes pour commémorer une importante bataille historique, en ce lieu qui est devenu sacré de notre lutte identitaire.

Lors de mon intervention, je transmettrai à tous les participants la bonne nouvelle qu’est la création en France de la Nouvelle Droite Populaire.

Message de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité :

Chers amis,

Vous m'avez fait l'amitié de m'informer de vos initiatives et de vos projets et si je l'avais pu j'aurais volontiers accepté votre invitation à assister à votre congrès.

Je suis en effet persuadé de ce que le même désir de faire renaître un grand mouvement national nous rassemble. Celui-ci devra se construire certes sur la fidélité aux valeurs fondamentales de la patrie, de la justice sociale et de la culture de vie.

Mais il devra aussi apporter des réponses aux défis de notre temps qu'on ne saurait élaborer à la seule lumière des débats du XIXème et XXème siècle. Je vous souhaite donc un très bon et très imaginatif congrès. Très amicalement. Bernard Antony

samedi, 31 mai 2008

Message de Robert Spieler à la Lega Nord...

1411221803.jpgA l'occasion du grand rassemblement de la Ligue du Nord (dont quatre de ses membres sont entrés dans le gouvernement italien) organisé ce samedi à Bergame auquel participent près de 100 000 personnes, Robert Spieler a adressé le message suivant à nos camarades. Ce message est passé ce matin sur la radio padanienne.

 

Chers amis de la Lega Nord, Chers camarades,

Je salue Umberto Bossi que j’ai eu la joie de rencontrer à Strasbourg.

Je salue mon ami Mario Borghezio (en médaillon), formidable militant et combattant, je salue tout ceux qui se réunissent dimanche en ce lieu sacré de la lutte identitaire padanienne.

Je vous annonce la création dimanche à Paris de la Nouvelle Droite Populaire. La NDP rassemble des militants et cadres nationalistes, régionalistes et identitaires qui ont compris la nécessité d’unir les forces et les énergies face aux menaces qui pèsent sur l’Europe.

Nous disons non à l’invasion de l’Europe par une immigration meurtrière pour nos identités.

Nous disons non à l’islamisation de nos peuples, non à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ! Nous disons non à la dictature de la mondialisation déployée par Bruxelles, non au Traité de Lisbonne, non aux banquiers cosmopolites qui prétendent diriger l’Europe en fonction de leurs intérêts financiers. Nous disons non à la soumission économique, culturelle et militaire aux Etats-Unis.

Nous voulons la libération de nos peuples et la libération de l’Europe !

Les militants de la Nouvelle Droite Populaire saluent avec admiration les valeureux combattants padaniens.

lundi, 26 mai 2008

L'actualité de Hans Jann...

E Strossburjer Spatz macht Protescht…

(Un moineau strasbourgeois se révolte)

772533361.jpgUn beau poème de Hans Jann (Jean Dentinger), paru dans le n°1 de la revue « Elsa », en novembre 1969. Poète, écrivain, chanteur et compositeur, Jean Dentinger fut, dans les années 70/80, un fanal de l’identité alsacienne.

Il réalisa même un film, consacré à l’identité alsacienne. Jeus l’occasion de le présenter, dans les années 75, dans le cadre du Cercle Kleber. Je lance un appel sur ce blog. Quelqu’un sait-il où retrouver ce film ? J’aimerais que nous le rediffusions.

Je reviens au poème. J’ai tenté de traduire la première strophe, qui exprime bien (déjà en 1970 !) la réalité.

Quant au « Spatz », qu’évoque le texte, c’est le moineau, et, par extension, l’insoumis, le rebelle, l’insolent ; celui qui nargue les puissants (les chats, notamment). Quant au « Dreckspatz », littéralement le moineau qui se vautre dans la crasse, on pourrait le traduire par « une espèce de salopiaud », avec une forte nuance de sympathie pour son esprit rebelle.

 

Es isch nimm scheen in so’re Stadt,

Ke Baim meh, Stein nur, alles glatt,

Statt Baim hesch jetzt e Fernsehmascht,

Kummsch nie meh uf e grüener Ascht.

In so’re Stadt isch’s nur e Hatz.

Füer uns , e Spatz, isch do ke Platz.

Traduction :

C’est vraiment plus terrible, dans cette ville,

Plus d’arbres, tout est minéralisé, tout est lisse,

Des mats de télévision, plutôt que des arbres,

T’arrives plus à trouver une branche verte où te poser,

Dans cette ville, tout est stress,

Pour nous, les rebelles (les Spatz), il n’y a pas de place.

 

Robert Spieler