mardi, 03 juin 2008
Référendum d’initiative populaire ? SARKOZY ? UN ESCROC !
par Robert Spieler
Sarkozy l’avait promis lors de la campagne électorale. Il l’a fait.
Le référendum d’initiative populaire figure dans le projet de modification constitutionnelle. Désormais les Français pourront, à l’instar de Suisses, remettre en cause des lois scélérates ou imposer leur volonté dans des débats essentiels.
Y avez- vous cru ? Et bien, vous aviez tort !
Nous nous retrouvons dans une de ces forgeries, dont la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons, a le secret.
Car les conditions édictées par le système sont (forcément) insurmontables :
-10% du corps électoral, soit 4 millions d’électeurs doivent signer la pétition.
-120 députés doivent s’associer à la demande de référendum.
Mais ce n’est pas tout : il faut qu’une proposition de loi soit votée en ce sens par l’Assemblée Nationale. Une proposition de loi, pas un projet de loi. La proposition de loi est d’initiative parlementaire (proposée par un ou plusieurs députés), le projet de loi, d’initiative gouvernementale. Le projet de loi est évidemment présenté par le gouvernement et proposé au vote des députés.
Pas la proposition de loi, si elle n’est pas mise à l’ordre du jour par… le gouvernement (car c’est lui qui décide). C’est ainsi que 95% des propositions de loi n’arrivent jamais en discussion.
Et c’est ainsi que le référendum d’initiative populaire, proposé par le système est une façon de plus de prendre, avec la complicité des media, les Français pour des imbéciles.
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dimanche, 10 février 2008
Les mensonges de Sarkozy
13:45 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, robert spieler, strasbourg, alsace, synthese nationale, identitaire
vendredi, 07 septembre 2007
Petite histoire de girouette alsacienne...
Arlette Grosskost, la députée UMP passionaria de Mulhouse, connue pour son langage cru et un sérieux coté pétroleuse, pas antipathique au demeurant, avait fait un raffut de tous les diables quand elle apprit que Jean-Marie Bockel (en médaillon), maire P.S. de Mulhouse, qu’elle ambitionnait de conquérir, entrait au gouvernement.
Elle se retirait derechef de l’UMP, annonçant qu’elle se présenterait, quoi qu’il arrive, aux prochaines élections municipales et exprimait son vif dépit à l’encontre de Nicolas Sarkozy, quelques mots d’oiseau voletant de çi de là.
On allait voir ce que l’on allait voir. On n’a pas tardé à voir.
Arlette Grosskost annonce aujourd’hui qu’elle soutiendra une liste UMP / MODEM / dissidents du PS menée par... Jean-Marie Bockel.
Le secrétaire général délégué Patrick Devedjian lui ayant promis la tête de liste de l’UMP aux prochaines élections régionales, finies les rancoeurs, les fureurs, les mots blessants… Garde à vous, et on se couche ! Avec un petit os à ronger tout de même.
Comme quoi, chez ces gens là, ces affidés du système, la politique, c’est pas compliqué. Edgar Faure avait coutume de dire que ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. Ben, voyons…
00:30 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, udf, robert spieler, sarkozy, alsace, strasbourg
jeudi, 30 août 2007
Affaire Môquet : de l’histoire, Monsieur le Président, et non du catéchisme.
La revue « L’Histoire », plutôt orientée à gauche, est à bien des égards remarquable de rigueur (pas toujours cependant). Il lui arrive de traiter certains sujets contemporains avec un parti pris qui manque parfois de rigueur historique.
La dernière livraison (L’Histoire - septembre 2007), qui consacre un article à l’affaire Môquet, n’en n’est que plus remarquable. La conclusion de l’éditorial, que je cite intégralement est tout à fait intéressante. Elle concerne la décision de Nicolas Sarkozy de faire lire dans toutes les écoles de France, à chaque rentrée scolaire, l’émouvante lettre d’adieu de ce jeune otage communiste fusillé à titre de représailles par les allemands le 22 octobre 1941, à la suite de l’assassinat d’un officier allemand.
« Pour les uns, qu’un Président de la République de droite fasse d’un jeune communiste un exemple d’héroïsme témoigne d’une courageuse intention d’union nationale ; pour les autres, la prescription est avant tout une manoeuvre politicienne et une intervention abusive de l’Etat dans la liberté des enseignants. Cimenter une communauté nationale par le rappel de ses valeurs communes et l’exemple de ses héros n’est pas forcément illégitime. A condition, nous rappelle Jean-Pierre Azéma, de faire vraiment de l’histoire, jusqu’au bout. De l’histoire, et non du catéchisme. Encore un effort, Monsieur le Président ! »
L’historien Jean-Pierre Azéma, dans l’article évoqué, écrit ceci : « sans doute l’histoire n’appartient-elle pas qu’aux historiens. Il est du rôle de la représentation nationale, comme du Président de la République, de proposer, susciter commémorations et hommages, mais non d’édicter ce que l’on doit enseigner ».
Et de conclure : « Beaucoup refusent l’idée de cette caporalisation mémorielle : une lettre lue dans tous les établissements scolaires, tous les ans, le même jour, sinon à la même heure, quasiment au garde-à-vous ?
Aujourd’hui Môquet, demain Che Guevara et bientôt Andréas Baader ?
Et si l’on proposait plutôt à nos enfants la lecture des magnifiques et poignants poêmes de Fresnes de Robert Brasillach ?
22:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, Môquet, enseignement, histoire, Robert Spieler
lundi, 27 août 2007
Turquie : Sarkozy se couche...
Sarkozy avait réussi à attirer à lui une part importante de l’électorat « national » en affirmant haut et fort qu’il s’opposait à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne , « la Turquie n’étant pas européenne ».
Il vient de déclarer aujourd’hui, alors que le parlement turc vient de porter à la présidence de la République un islamiste inconditionnel « qu’il ne s’opposait pas à la poursuite des négociations avec Ankara »
Il est vrai que Sarkozy vient d’avoir l’immense honneur d’être invité par Bush à déjeuner.
Il est vrai que les Etats-Unis et Israël ont toujours oeuvré pour l’intégration de la Turquie dans l’Union Européenne.
Il est vrai que l’intégration de la Turquie dans l’U.E signifierait la mort de l’Europe de la puissance.
A votre avis, pour qui roule Sarkozy ?
23:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, sarkozy, ump, udf, alsace, strasbourg, robert spieler
Mourir pour Sarkozy, Bush et les lobbys ?
Sarkozy vient de tenir une tonitruante conférence de presse annonçant que si l’Iran persistait dans son effort nucléaire, elle subirait les bombardements des forces aériennes. Sarkozy entend par ses propos des frappes françaises, et sans doute anglaises, américaines et israéliennes sur les centrales nucléaires civiles iraniennes.
Pour l’instant, l’Iran ne dispose pas, contrairement à des « démocraties » comme la Corée du Nord et le Pakistan ou de « super-démocraties » telles les Etats-Unis ou Israël, de l’arme atomique. Chacun sait que cette arme est essentiellement dissuasive, les seuls l’ayant employée de façon offensive étant les américains qui ont vitrifié Hiroshima et Nagasaki, entraînant des dizaines de milliers de morts civils innocents, sans qu’aucun procès ne leur fût jamais intenté pour crime contre l’humanité.
Sarkozy est il devenu fou ? Le docteur Folamour de l’Elysée, à peine sorti de ses vacances de jet setter et d’un déjeuner avec Bush menace d’entraîner la France dans une aventure redoutable .
L’Iran n’est pas l’Irak. Nous constatons en Irak les conséquences dramatiques d’une guerre imbécile suscitée par les conservateurs américains liés aux intérêts des lobbys pétroliers et autres, et soutenue par certains de leurs caniches européens.
Les conséquences d’une guerre avec l’Iran seraient infiniment plus graves et mettraient le feu d’Allah à la France et à l’Europe.
Je ne crains pas une guerre juste et nécessaire si l’intérêt de la France et de l’Europe est en jeu. Mais je refuse que le moindre soldat ou aviateur français meure dans une folle aventure qui ne nous concerne pas.
Aujourd’hui l’Iran et demain la Corée ? Ceux qui ont voté Sarkozy savaient-ils qu’ils feraient de la France un nouvel Etat croupion à la botte de l’Amérique ?
22:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ump, iran, bush, irak, robert spieler
jeudi, 09 août 2007
Mais à quoi joue Le Pen ? A quoi sert encore le FN ?
Le Pen Sarkozyste ? On pouvait le croire en écoutant ses commentaires sur RTL, mardi 7 août : Sarkozy tient « un certain nombre de ses promesses électorales. Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Le Pen n’hésite pas à lui trouver « un certain charme ».
Quelles promesses électorales Sarkozy à t-il tenues ?
- Le micro traité européen ? Il n’a pourtant pas osé évoquer, malgré ses précédentes rodomontades, son « opposition » à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
- L’avancée de son projet « d’union méditerranéenne » qui l’a amené à se rendre en Algérie saluer son « ami » Bouteflika et en Lybie vendre des missiles pour des milliards d’euros au dictateur fou Khadafi ?
- Quant à ses vacances pour multimilliardaire aux Etats-Unis, on y retrouve là le symbole de ses accointances avec le grand capital mondialiste…
Certes, Sarkozy est en train de tenir ses promesses à l’égard des plus riches, et Le Pen n’y trouve évidemment rien à y redire.
Or, en politique, le principe absolu, si l’on souhaite vaincre, est, comme l’a démontré Julien Freund, de désigner l’ennemi et de le combattre. Lorsque l’on encense l’adversaire, les éloges, fussent-ils même justifiés, le renforcent tout en décourageant et en désespérant nos propres troupes : la défaite est certaine. Relisons à cet égard Sun Tzu (de l’art de la guerre), qui analyse les diverses façons de vaincre, sans même avoir à combattre.
Si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, gageons que Le Pen n’atteindrait pas 5%. Tant de combats, de dévouements militants, de sacrifices pour en arriver là… Tout ça pour ça …
Le fait que Le Pen ait été reçu à l’Elysée le 20 juin, jour de son anniversaire, aura t-il suffi pour transformer le lion en agneau ? Espère t-il obtenir un strapontin au gouvernement pour sa fille Marine ? Perspective absurde.
Laissons la cruelle conclusion à Christophe Forcari, de Libération : « Ainsi, après avoir fait main basse sur près d’un million d’électeurs lepénistes, Sarkozy parvient même à ôter à Le Pen sa virulence habituelle, visiblement amadoué après une simple visite à l’Elysée ».
A quoi sert encore le Front National ?
Robert Spieler
12:35 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, jean-marie le pen, Front National, politique, robert spieler, france
mercredi, 25 juillet 2007
Entretien avec Robert Spieler, paru dans Rivarol n°2820 du 20/07/2007
RIVAROL : Robert Spieler, vous êtes fondateur et président d’Alsace d’Abord créée en 1989 après avoir été député du Front National de 1986 à 1988. La droite nationale a connu des résultats très décevants lors de la présidentielle et des législatives. Quelles en sont à votre avis les raisons ?
Robert SPIELER : Les raisons de cet échec ne datent pas d'aujourd'hui et s'expliquent de deux façons.
- La première tire son essence du mode même de fonctionnement et d'organisation de ce mouvement : centralisme non démocratique, principe du chef absolu n'autorisant aucun débat, ambiance de courtisanerie, exclusions de ceux qui démontrent un esprit un tant soit peu critique ou rebelle. Je garde toute mon estime pour Le Pen, avec ses immenses talents, mais regrette ses considérables défauts qui ont empêché le Mouvement National de prétendre au pouvoir. Des centaines de femmes et d'hommes de qualité ont été amenés à quitter le FN. Le départ de Mégret, quels que soient les reproches qu’on peut lui faire, et de celui des meilleurs cadres, a été un désastre. J'ajouterai le manque quasi total d'implantation locale du FN, conséquence logique de son mode de fonctionnement. Est-il normal qu'un mouvement qui rassemblait des millions d'électeurs n'ait aucun maire et très peu de conseillers municipaux? Il ne faut pas chercher plus loin les raisons des difficultés de réunir 500 parrainages et celles de relayer le message sur le terrain.
- La seconde raison de l'échec du FN réside dans son absurde repositionnement politique en 2007. Aller honorer Clemenceau, que j'ai qualifié de "géniteur d'Hitler" (1) pour son refus de signer la paix dès 1916 avec l'Autriche-Hongrie, ce qui aurait pu empêcher la mort de millions d'européens ; rendre hommage à la Révolution à Valmy ; expliquer, sur la dalle d'Argenteuil, que les immigrés non européens sont des "branches de l'arbre France" (tout en attaquant les origines hongroises de Sarkozy, ce que les fils et petits-fils des immigrés polonais, italiens ou espagnols électeurs du FN auront apprécié...). Les insultes de Marine Le Pen et de Louis Aliot à l'encontre des régionalistes (le communautarisme musulman comparé au "communautarisme" alsacien!). Et enfin ces agressions à l'encontre des "groupuscules" "cathos-tradis", qui étaient pourtant des fidèles d'entre les fidèles.
Tous les ingrédients menant au désastre étaient réunis. La redoutable habileté de Nicolas Sarkozy a suffi pour faire s'écrouler le château de cartes.
R. : Face à la situation très difficile où se trouve actuellement notre mouvance, que peut-on faire d'utile actuellement ? Sur quels fondements, avec quel projet et avec quel mode d'organisation et de direction peut-on reconstruire ?
R.S. : Certainement pas sur les modes d'organisation que la mouvance nationale a subi depuis plus de 20 ans (centralisme, manque de concertation avec les fédérations...). Nous devons aussi nous débarrasser de la fascination pour l'autoritarisme et la recherche de l'homme providentiel. Comme le disait fort justement Bernard Anthony dans une récente interview à Rivarol, "un peuple n'a certes qu'une fois dans son histoire une Jeanne d'Arc ou un saint Louis".
Nous devons absolument sortir de ces comportements typiques d'une certaine "extrême droite" : arrogance et mépris envers ceux qui ne pensent pas rigoureusement comme vous, misérables guerres de chapelle, tendances groupusculaires, provocations imbéciles qui renforcent l'ennemi.
Sans tomber dans les dérives de la démocratie dévoyée qu'illustrent les querelles incessantes chez les Verts, nous devons nous orienter vers un fonctionnement démocratique "athénien" où des "égaux" cooptés ou élus prendraient les décisions. Une coordination de toutes les forces régionalistes, nationalistes et européennes, pratiquant l'absolu respect des convictions de chacun, basée sur un socle qui est le plus grand dénominateur commun : la défense intransigeante de nos identités.
Quand je dis coordination, je veux aussi parler du rôle essentiel de la presse nationale et identitaire et de tous ceux qui, chacun à leur niveau, défendent notre idéal. Sans exclure quiconque, si ce ne sont les provocateurs et ceux pour qui le chêne français peut supporter des branches de palmier...
R. : Parmi les initiatives récentes, il y a eu fin juin l'annonce officielle de la création d'une Fédération identitaire. D'aucuns ont été surpris de ne pas vous voir apparaître dans cette entreprise où sont présents plusieurs personnalités d'Alsace d'Abord. Pouvez-vous nous dire pourquoi et, plus largement, que pensez-vous de cette première tentative de regroupement ?
J'encourage cette initiative qui a pour objectif de vouloir rassembler les mouvements régionalistes. Mes amis Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, Christian Chaton, Conseiller Général d'Alsace, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d'Alsace d'Abord, participent à cette initiative.
Je crois cependant en l'ardente nécessité d'aller plus loin et de rassembler à terme, en une coordination au fonctionnement souple, toutes les forces, réseaux, mouvements, revues, et individus autour du plus grand dénominateur commun : le combat intransigeant pour notre identité, la lutte contre le mondialisme libéral qui détruit nos emplois et nos peuples, et résistance contre la décadence.
Dans mon esprit, cela signifie le rassemblement sans exclusives des régionalistes, comme des nationalistes et de ceux pour qui l'Europe de la puissance est la grande espérance.
Il ne s'agit pas aujourd'hui de construire un parti, mais de fédérer des énergies dans le respect absolu des différentes sensibilités, dans le but de mener des réflexions et des actions communes. Notre milieu a besoin d'une véritable révolution culturelle. Le temps des invectives, des groupuscules détenteurs de la Vérite ou des provocateurs qui mettent en danger toute notre communauté doit être clos.
Des modèles dans la presse nationale nous montrent la voie : Rivarol, dont je n'oublierai jamais qu'à l'âge de 16 ans il a profondément contribué à ma formation idéologique, le Choc du Mois de Jean-Marie Molitor et Bruno Larebière, excellent d'ouverture et de talent, et enfin la revue Synthèse Nationale (2), dirigée par mon ami Roland Hélie, qui donne la parole à toutes les composantes de notre mouvance.
R. : S'agissant plus précisément de votre mouvement Alsace d'abord, pouvez-nous nous en rappeler brièvement l'historique, les grands axes de combat et quels sont vos projets dans l'avenir immédiat, tant sur le plan électoral que celui du domaine des idées et de la formation des cadres ?
J'ai été élu député FN en 1986. Je garde d'excellents souvenirs de cette époque, dont l'exaltante campagne présidentielle de 1988 pilotée par l'équipe de Bruno Mégret dont je faisais partie.
J'ai quitté le FN en 1989, avec la quasi-totalité des cadres alsaciens, ne pouvant plus supporter les humiliations que notre fédération, une des plus dynamiques de France, avait eu à subir depuis la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois. J'étais aussi en profond désaccord avec la dérive de plus en plus jacobine (déjà) de Le Pen.
Avec Jacques Cordonnier, nous avons crée Alsace d'Abord. Nous avons obtenu 2 élus et près de 6% des voix aux élections régionales de 1992. J'ai été réelu conseiller municipal de Strasbourg en 1995. Nous avons progressé en 1998 avec près de 7% et 3 élus au Conseil Régional. En 2001, la liste que je menais à Strasbourg atteignait 9,2% face à une liste FN à 7,5%.
En 2004, aux élections régionales, nous avons enregistré la plus forte progression de tous les partis politiques alsaciens en frôlant la barre des 10%, tandis qu'aux cantonales Christian Chaton devenait notre premier conseiller général dans le Haut-Rhin.
Alsace d'Abord veut plus de pouvoirs et de moyens pour la Région : Paris n'a pas à s'occuper de l'ouverture ou de la fermeture d'une maternité en Alsace ; l'enseignement des langues et de l'histoire locale doit être une compétence régionale, l'environnement et le développement économique tout autant. Nous voulons aussi la fusion des départements, héritages absurdes de la Révolution , et de la Région , gage d'économies et d'efficacité. Enfin, nous considérons que le bilinguisme doit être défendu car il représente une formidable richesse pour notre région tant sur le plan culturel qu'économique (3).
Nous voulons qu'une partie des taxes et impôts alsaciens restent en Alsace afin de financer nos projets. Tous les TGV ont été intégralement payés par l'Etat alors que la ligne Paris-Strasbourg a été financée avec une lourde contribution de l'Alsace (300 millions d'euros)... le tout pour que la ligne grande vitesse s'arrête en Lorraine et que le "TGV" rejoigne Strasbourg au rythme d'un tortillard. Vous comprendrez pourquoi les Alsaciens ont quelque part l'impression qu'on se moque d'eux.
Quant à nos projets, nous croyons en la nécessité de l'enracinement. Nous avons un conseiller général, une demi-douzaine de maires, des conseillers municipaux, mais il est évident qu'il nous faut encore progresser. Nous présenterons un maximum de listes aux prochaines municipales en Alsace. Je mènerai une liste Strasbourg d'Abord dont je souhaite qu’elle rassemble toutes les composantes identitaires.
La formation joue aussi un rôle particulièrement important. A ce titre, Jeune Alsace (4), dirigée par Fabrice Lauffenburger, mène un effort incessant pour offrir à nos jeunes militants les fondamentaux sans lesquels aucune action ne peut s'inscrire dans l'efficacité et dans la durée.
R. : Est-il selon vous possible d'éviter, ou en tout cas de dépasser, les querelles qui agitent nos milieux autour de la place, du rôle et de la nécessité de la nation, de la région, de l'Europe, bref de la question de la souveraineté et de l'identité ? Autrement dit peut-il y avoir union ou travail en commun entre les identitaires eurorégionalistes et les nationalistes français purs et durs ?
Il peut et il doit y avoir union de travail entre les régionalistes, les identitaires et les nationalistes. Nous avons les mêmes adversaires qui, eux, savent s'unir pour nous combattre.
Je crois qu'il n'y a pas contradiction entre le sentiment d'appartenance à sa "petite Patrie", la Région , le sentiment national et l'idée européenne. Je récuse absolument le concept d'Etat Nation, invention de la Révolution Française. Je respecte la Nation en tant qu'"idée", comme la définissait Barrès : « La nation, c’est la possession d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.»
Je crois au principe de subsidiarité. Que l'Etat, la Région , l'Europe s'occupent en priorité de leurs domaines de compétence et d'excellence. L'Europe n'a par ailleurs pas vocation à être un Etat Nation reproduisant toutes les tares du système jacobin français. L'Europe de la puissance que j'appelle de mes voeux n'est certainement pas celle des nains de Bruxelles. L'euro-régionalisme bruxellois, qui n'est ni européen ni régionaliste, ne correspond pas non plus à mon espérance.
R. : Comment doit selon vous se positionner la droite nationale et radicale face à Nicolas Sarkozy et à sa très large majorité UMP ? Faut-il s'en rapprocher voire l'intégrer comme le fait Ph. de Villiers, continuer à distinguer entre la droite et la gauche comme le tente B. Mégret (qui avait appelé implicitement au vote Sarkozy le 6 mai dernier) ou au contraire être dans une opposition frontale et sans concessions ? Et comment s'opposer intelligemment et avec efficacité vu l'habileté du personnage et les moyens considérables dont il dispose ?
R.S. : Collaboration signifie soumission. Intégration signifie désintégration. Quant aux termes de gauche et de droite, je les récuse l'un comme l'autre : nous devons représenter une nouvelle voie entre un capitalisme mondialiste et un socialisme de bourgeois et de dames patronnesses qui ont tous deux oublié de défendre notre peuple.
Nous devons résister et dénoncer une imposture qui, demain, ne manquera pas d'apparaître en plein jour. Ceux qui se laisseraient tenter par la collaboration donneraient raison à Churchill qui disait : "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre".
Projet conçu et propos recueillis par Jérôme BOURBON
(1) http://robert-spieler.hautetfort.com/archive/2006/10/24/c...
(3) http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/06/30...
Robert Spieler
20:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, sarkozy, le pen, fn, robert spieler, alsace
mercredi, 20 juin 2007
Deuxième tour des législatives : de Charybde en Scylla.
Le deuxième tour des législatives a certes tempéré la vague bleue, permettant au PS d’avoir un groupe bien plus important que prévu. L’incroyable couac de la TVA sociale, assumée par certains ministres, désavouée par d’autres, a sans doute joué un rôle important dans ce rééquilibrage. Notons la quasi disparition du parti de François Bayrou qui doit méditer amèrement, lui, le littéraire, sur la permanence de la trahison dans l’histoire, et surtout dans l’histoire politique.
Je ne peux qu’avoir quelque commisération pour lui, qui devrait pourtant savoir que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole.
Le fait que le PC obtienne 18 députés après le résultat calamiteux de Marie-Georges Buffet aux présidentielles, nous interpelle quant au fonctionnement de cette pseudo démocratie.
Aujourd’hui, Sarkozy dirige tout : il est Président de la République, il a une majorité totale à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ainsi qu’au Conseil Constitutionnel.
Dirige t-il aussi le Medef ou est-il piloté par celui-ci ? Ceci est une autre question...
On peut craindre que, sans contre-pouvoir institutionnel, la révolte s’exprime dans la rue dans les prochains mois.
Les branches de l’arbre France prennent racine.
La constitution du nouveau gouvernement est un modèle de melting-pot : les centristes repentis, l’UMP, les ex-socialistes (ah, le traître ex-socialiste Besson... Même la très sérieuse revue « l ‘Histoire » l’a placé parmi les traîtres majeurs en titrant sa dernière livraison par « de Judas à Besson »). Sans oublier Jean-Marie Bockel, maire socialiste de Mulhouse qui obtient le secrétariat d’Etat de la Francophonie et de la Coopération.
Reconnaissons cependant que Sarkozy a lancé un signal positif à Jean-Marie Le Pen : Le Pen affirmait, sur la dalle d’Argenteuil, que « les immigrés sont une branche de l’arbre France ».
A défaut d’avoir des ministres FN, Le Pen pourra se satisfaire d’avoir été entendu :
- Fadéla Améra (Présidente de « Ni putes ni soumises ») est secrétaitre d’Etat à la Ville.
- Rachida Dati est Garde des Sceaux.
- Rama Yadé est secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et aux droits de l’Homme.
Un Léon Daudet ferait un livre de toutes ces aventures improbables. J’entends son énorme rire pour dénoncer les nains qui nous gouvernent. Un Céline éructerait d’importance pour dénoncer tous ces clowns. Mais, il nous faudrait surtout un Rebatet pour écrire à nouveau « les décombres ». Hélas nous n’en sommes pas là...
Mais comme le disait Maurras : « Le désespoir en politique est une sottise absolue »
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vendredi, 25 mai 2007
Bruxelles plutôt que Strasbourg : Premier faux pas strasbourgeois de Nicolas Sarkozy !
Les voix UMP en Alsace, l’arrivée prochaine du TGV et surtout la défense de Strasbourg en qualité de capitale européenne auraient du suffire à faire que la première rencontre entre le Président de la République Française et le Président de la Commission Européenne se déroule à Strasbourg.
Il n’en a rien été et pire, alors même que la position strasbourgeoise faisait l’objet d’attaques sur les bords de l’Ill, Monsieur Barroso a dû quitter Strasbourg pour se rendre à Bruxelles et y rencontrer, là-bas, le Président de la République Nicolas Sarkozy.
Parmi les opposants, le libéral Watson n’a donc pas eu d’efforts à faire pour déclarer : "puisque M. Sarkozy trouve plus pratique d'aller à Bruxelles qu'à Strasbourg, dites-lui que c'est exactement la même chose pour nous", selon des propos qui nous ont été rapportés. Voilà en effet ce qui s’appelle « donner des bâtons pour se faire battre ».
Ce choix de Nicolas Sarkozy est regrettable pour la Ville de Strasbourg et ceux, commerçants, restaurateurs, artisans, hôteliers, chefs d’entreprise s’impliquent au quotidien pour en faire une véritable capitale.
Il s’agit aussi d’un camouflet à l’encontre de Fabienne Keller, de Robert Grossmann et des candidats UMP aux législatives dans les 3 circonscriptions de Strasbourg qui se gardent bien d’ailleurs de réagir.
Alsace d’Abord, mouvement régionaliste et européen, condamne bien entendu ce premier rendez-vous manqué qui rappelle simplement à ceux qui l’ont oublié que : « Paris se moque de nous » !
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