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jeudi, 06 mars 2008

Portraits de candidats identitaires : Robert Spieler

991770547.jpgLu sur NOVOpress :

Rencontre avec Robert Spieler, candidat à l’élection municipale de Strasbourg.

Novopress : Pouvez-vous vous présenter et retracer votre parcours militant ?

Robert Spieler : Militant identitaire dès l’âge de 17 ans, j’ai rejoint à sa création, le PFN (Parti des Forces Nouvelles). J’ai créé en 1981 Forum d’Alsace qui devint le plus important club d’opposition en Alsace. Nous avions invité à des dîners-débats des personnalités aussi diverses que Raymond Barre, Serge Dassault, Philippe Malaud, Alain Griotteray, etc. Je me suis vite lassé de ces mondanités et ai éprouvé la tentation du retour à l’action politique en créant en 1984 Alsace Renouveau, que l’on peut considérer comme une première mouture d’Alsace d’Abord.

Nous avons obtenu des résultats honorables aux cantonales de 1985 (8 % des voix dans deux cantons strasbourgeois), face à un FN émergent qui obtint le double.

Jean-Pierre Stirbois m’a proposé de rejoindre le FN et de mener les listes FN aux élections régionale et législative de 1986. Je fus élu député et conseiller régional. J’ai participé activement à l’organisation de la campagne présidentielle de 1988 aux côtés de Bruno Mégret.

J’ai quitté le FN en 1989 pour créer Alsace d’Abord. Aux élections régionales, nous obtînmes 5,8 % des voix en 1992 avec deux élus, 7,2 % en 1998 avec trois élus et 9,5 % en 2004, le tripatouillage du mode de scrutin portant la barre à 10 % nous empêchant d’avoir des élus.

J’ajoute que j’ai siégé sans discontinuer au Conseil Municipal de Strasbourg de 1998 à 2001 où notre liste obtint 9,2 % face au FN (7,5 %).

Novopress : Quelle est votre liste ? Quels en sont les axes de campagne principaux ?

Robert Spieler : La liste Strasbourg d’Abord que je mène aux côtés d’Anne Kling, présidente de Défendons notre identité, et du Général Alain Voelckel, ancien conseiller régional, est une liste de rassemblement identitaire.

J’ai tendu la main au Front national, main que ses responsables locaux et nationaux ont refusée. Ils présentent une liste dont la moyenne d’âge doit approcher les 75 ans et qui est composée en grande partie de parachutés, dont la tête de liste et son épouse qui figure en deuxième position.

Jean-Louis Wehr, figure historique du FN à Strasbourg, et tête de liste de ce mouvement aux dernières municipales, a appelé au rassemblement et était présent à ma conférence de presse. Cet appel a été suivi d’effets puisque Marylène Heitz, conseillère régionale du FN, a rejoint notre liste et y figure en 4ème position.

Je signale aussi que j’ai reçu le soutien du MNR de Bruno Mégret, de Bernard Antony, président de Chrétienté solidarité, de Jean-François Touzé, Conseiller régional FN d’Ile-de-France et président de Convergences Nationales ainsi que de la revue Synthèse nationale et du réseau européen Les Villes contre l’islamisation.

Quant aux axes de campagne, nous développons la lutte contre l’insécurité, l’islamisation de notre ville, l’augmentation vertigineuse des impôts locaux et de la dette qui a été multipliée par quatre depuis les dernières municipales. Nous prônons aussi l’idée d’un district européen, regroupant la Communauté urbaine de Strasbourg et la région voisine allemande de l’Ortenau Kreis, qui permettrait à Strasbourg d’acquérir une véritable dimension de capitale rhénane. Nous voulons aussi le rétablissement d’une véritable démocratie à Strasbourg, mise en coupe réglée par le comportement tyrannique et arrogant du tandem Keller-Grossmann qui dirige encore provisoirement la ville. Démocratie signifie aussi pour nous la généralisation du référendum d’initiative populaire pour les grands sujets qui concernent nos concitoyens.

Novopress : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans cette bataille électorale ?

Robert Spieler : La nécessité de défendre une Alsace alsacienne, une France française et une Europe européenne, et de permettre aux Strasbourgeois de dire NON à Strasbourg capitale d’un islam conquérant. Songez que le “Parti des Musulmans de France” présente une liste à Strasbourg. Quel symbole !

Nous sommes les seuls à avoir la crédibilité et la détermination pour mener efficacement ce combat.

Novopress : Qu’est-ce pour vous qu’un élu identitaire ?

Robert Spieler : Un élu identitaire est un élu qui défend sa terre, sa civilisation, et qui refuse sans concession la perspective de la submersion de l’Europe.

Un élu identitaire sait désigner l’ennemi principal: le Système mondialiste, relayé par tous les partis de gauche comme de droite, qui est responsable de l’immigration massive que nous subissons.

Un élu identitaire ne collabore pas avec le Système. Il le combat avec une détermination sans faille : droite et gauche, c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Novopress : Quelle serait votre première mesure si vous étiez élue à la mairie ?

Robert Spieler : En plus des mesures évidentes qui découlent du programme énoncé précédemment, je proposerai, si je suis élu maire, à toutes les forces identitaires, régionales, nationales et européennes de tous les pays européens de se rassembler à Strasbourg pour une grande réunion qui sonnera symboliquement le lancement de la Reconquista.

Propos recueillis par Olivier Turino pour Novopress France

20:39 Publié dans Elections Municipales | Lien permanent | Tags : synthèse nationale, robert spieler, kosovo, serbie, politique, europe | |  Facebook

mardi, 26 février 2008

Revue de presse : Le Kosovo a fait irruption dans la campagne municipale à Strasbourg.

Article paru dans Le Monde du mardi 26 février 2008

Deux manifestations se sont affrontées, sans casse, mais dans une ambiance tendue, place Gutenberg, au centre-ville, samedi 23 février. D'un côté, des militants des mouvement Jeune Alsace et solidarité alsacienne, autour de Robert Spieler, tête de la liste aux municipales du mouvement régionaliste d'extrême droite Alsace d'abord, et quelques nationalistes serbes – en tout une centaine de personnes. Ils protestaient contre l'indépendance "autoproclamée" de ce petit Etat balkanique, à leurs yeux "province historique de la Serbie".

De l'autre, quelque 80 contre-manifestants, dont des adhérents de la LCR, des Verts, du PS, du PCF et du MoDem, venaient dénoncer le "racisme" et le "fascisme" des pro-Serbes. Robert Spieler, sous des drapeaux alsaciens (rouge et blanc) et l'aigle à deux têtes de la Serbie, a prononcé un plaidoyer contre "l'américanisation" et "l'islamisation" de l'Europe. Un militant pro-Serbe a lancé des œufs sur les contre-manifestants et a été interpellé par la police.

LE FN EN DIFFICULTÉ

Cet épisode anecdotique est symbolique de la campagne très active que mène Robert Spieler. L'ancien député Front national (1986-1988) a rompu avec Jean-Marie Le Pen à la fin des années 90. Il a créé le mouvement régionaliste d'extrême droite Alsace d'abord, qui met en avant, outre les slogans classiques de l'extrême droite, les thèmes de l'identité alsacienne, de l'Europe chrétienne et du "choc des civilisations".

Cette année, M. Spieler est stimulé par la campagne très discrète – et désargentée – de son concurrent Christian Cotelle (FN). Robert Spieler, ancien conseiller régional (1986-2004), ancien conseiller municipal de Strasbourg (1989-2001), compte en profiter pour retrouver un mandat politique ce printemps.

Il espère même devenir l'arbitre de l'élection à Strasbourg. En 2001, sa liste avait frôlé la barre des 10 %, avec 9,2 % des voix contre 7,5 % à celle du FN. La tête de liste du FN était alors Jean-Louis Wehr. Ce dernier, cette fois-ci, a apporté publiquement son soutien à Robert Spieler.

Jacques Fortier

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/02/26/a-stras...

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