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mardi, 13 octobre 2009

Liberté, égalité, népotisme…

par Robert Spieler,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

sarkozy_darty.pngJean Sarkozy est âgé de 23 ans. Bachelier, étudiant en 2ème année de droit, il a épousé en juillet 2008 Jessica Sebaoun, héritière de Darty, avec comme dégât collatéral l’expulsion de Charlie Hebdo du dessinateur Siné, accusé d’antisémitisme pour avoir prétendu que Jean Sarkozy envisageait de se convertir au judaïsme. Conseiller général des Hauts-de-Seine depuis 2008, président du groupe UMP, la présidence du Conseil général le plus riche de France lui est assurée en 2011. En attendant, il devrait accéder le 4 décembre à la tête de l’établissement public chargé de l’aménagement du quartier d’affaires de la Défense, l’EPAD, qui dispose d’un budget colossal, où il succèdera à l’ancien militant d’ " Occident " renégat, Patrick Devedjian, suscitant une vive polémique et des accusations de népotisme à l’encontre de Nicolas Sarkozy.

Certains diront que c’est la preuve que l’ascenseur social fonctionne en France, certes plus rapidement pour Jean, fils de Nicolas, que pour d’autres. Les mauvaises langues prétendent que ce népotisme correspond davantage à des mœurs africaines ou orientales qu’européennes. Elles ont tort. Jean-Christophe Mitterrand, surnommé " Papamadit " et connu pour n’avoir pas inventé le fil à couper le beurre, fut conseiller de son père pour les Affaires africaines. Claude Chirac, surnommée " jamais sans ma fille ", fut le lider massimo tyrannique de la communication de son papa.

Dieu merci, le camp national est vierge de tout soupçon. Jean-Louis Tixier-Vignancour n’a jamais songé à son fils pour sa succession politique. Jean-Marie Le Pen n’a, quant à lui, nullement envisagé de préférer sa fille à sa cousine, sa cousine à sa voisine, et sa voisine à Bruno Gollnisch, pour lui succéder à la tête du Front national.

Tête haute et mains propres, pardi !

15:09 Publié dans France | Lien permanent | Tags : jean sarkozy, nicolas sarkozy, epad, hauts-de-seine, conseil général, ump, camp national | |  Facebook

vendredi, 18 septembre 2009

Des illusions, désillusions…

images.jpgPetit mémento à l’usage de ceux qui voudraient (à tout prix) être élus ou réélus publié dans le n°13 (mars avril 2009) de la revue Synthèse nationale.

 

 

par Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

  

Mon expérience politique m’a permis d’observer et d’analyser, tel un entomologiste, ceux qui, un jour, furent saisis par la tentation de rejoindre le Système. Certains le faisaient par épuisement, tant il est difficile et éprouvant de combattre dans le camp des réprouvés. D’autres cherchaient à gagner ou à conserver à tout prix un mandat. Etre élu représente en effet pour certains un formidable ascenseur social qui les éblouit. C’est l’histoire du berger qui épouse une princesse. Il est difficile de résister à cette tentation si l’on ne dispose pas d’une armature idéologique de fer et si ses convictions ne sont pas ancrées dans de hautes valeurs spirituelles ou dans la longue mémoire européenne, avec, comme corollaire, un mépris sans faille pour le Système, ses ors et ses créatures. Une pensée intime et récurrente habite presque tous ceux qui sont allés à Canossa : celle qu’eux auraient bien mieux réussi que leur chef, responsable par ses propos trop radicaux, trop provocateurs, par ses dérapages, de leurs échecs électoraux. Ceux qui sont allés jusqu’au bout de cette certitude en se présentant aux élections avec comme seules étiquettes leur ego et un programme censé rassembler 80% des électeurs, ont certes fini par comprendre leur douleur. J’ai souhaité, dans ce texte, évoquer les illusions les plus courantes qui amènent certains à vouloir abandonner le combat national et identitaire pour les chimères du Système.

 

 - Abandonner la thématique nationale. Se concentrer sur les problèmes de proximité. Faire le choix du « localisme ».

 

Il est de bon ton chez certains de prôner le « localisme », terme barbare qui signifie l’action politique de proximité, comme vecteur essentiel d’efficacité. Prenant pour modèle la Lega Nord qui occupe remarquablement le champ politique, culturel et social au plan local, ils en viennent à considérer que le localisme est l’alpha et l’oméga de l’action politique. Ils oublient que cette action locale de la Ligue du Nord va de pair avec une puissante influence nationale. Le contre-modèle qu’ils évoquent est le Front national, qui n’a jamais su, ni pu, ni surtout voulu consacrer son énergie à l’implantation locale, tout obnubilé qu’il était par la « reine des batailles », l’élection présidentielle. Voilà ce que répond Jean-Marie Le Pen, interrogé par l’excellente revue Réfléchir et agir  (n°31, hiver 2009, page 30) : « Un militant qui s’engage dans l’action locale est perdu. Totalement perdu. Et le maire et le conseil municipal aussi. Parce qu’à moins d’être appuyés par un parti politique extrêmement puissant dont ils vont attendre des appuis, des soutiens, des promotions, ils vont se consacrer au bien-être de leurs administrés et ils vont cesser d’agir politiquement. Ils vont essayer d’élargir leur base électorale, donc d’amoindrir leur message politique, pour essayer de gagner des voix à gauche et à droite. Ils assureront ainsi leur réélection en rasant les murs (…) ». Cette analyse me parait tout à fait juste, même si la recherche d’une implantation locale est évidemment souhaitable, dès lors que l’on n’abandonne pas pour autant les « thématiques nationales », tel le combat intransigeant contre l’invasion et pour la défense de nos identités. Toute règle a ses exceptions. C’est, je le crois, le cas de Jacques Bompard, maire d’Orange, qui s’est très solidement enraciné mais n’a jamais, à ma connaissance, trahi ses convictions ni renié ce qu’il fut. Certes, il a rejoint le MPF, mais sans doute davantage pour bénéficier d’un vague label national pour des élections nationales ou régionales que par conviction, et encore moins par admiration pour Villiers qui vient d’amarrer, pour les élections européennes, son parti à celui d’un milliardaire irlandais partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, défenseur du libéralisme le plus débridé et partisan de l’ouverture des frontières européennes. Bompard ne peut être dupe. Son implantation locale est telle qu’il n’a nul besoin, localement du moins, du soutien d’une structure nationale. Empereur à Orange, roi dans son canton, duc parmi d’autres dans sa circonscription, il n’est cependant qu’un des hobereaux locaux au niveau régional. Les limites du localisme…Je ne doute pas que, demain, Jacques Bompard contribuera à nos côtés à la renaissance nationale et européenne.

 

- Chercher à plaire à l’adversaire. Rechercher la respectabilité.

 

J’ai connu certains élus de notre camp qui furent saisis d’une douce euphorie lorsque, sur un thème rassembleur et local, ils s’autorisèrent à voter avec le PS, les Verts ou l’UMP, ou, mieux encore, lorsque présentant une motion concernant par exemple le refus de construire une déchetterie à Trifouillis-les-Oies, ils furent soutenus par des élus de la majorité. Quel bonheur ! Sortir enfin du ghetto de la diabolisation ! S’entendre féliciter par l’adversaire qui, hier, n’avait pas de mots assez durs quand vous abordiez les sujets qui fâchent. Redevenir un être humain respecté ! Voir des adversaires venir vous serrer la main, vous saluer quand ils vous rencontrent... Pouvoir échanger quelques mots, au vu et au su de tout le monde, dans un cocktail… S’entendre dire que l’on a du talent, mais qu’il est bien dommage que l’image d’extrémiste vous colle à la peau… Ce n’est évidemment pas de votre faute, c’est celle de votre direction et de certains de vos amis… Il serait si facile de se défaire de cette image… Mettre de l’eau dans son vin, prendre ses distances avec certains dérapages, ne plus aborder aussi brutalement certains sujets… Approuver l’élu UMP qui vous confie : « De toute façon, ils sont là. On ne peut pas les virer, n’est-ce-pas ? Bien sûr, je suis d’accord avec vous. Il faut qu’ils respectent les lois de la République. Sur ce plan, croyez-moi (je ne peux évidemment pas le dire en public), je suis encore plus à droite que vous »…

 

J’ai connu un collègue député centriste alsacien, Marc Reymann, qui m’expliquait, en privé, qu’il était encore plus à droite que Le Pen sur le thème de l’immigration. Il fut réélu trois fois sur cette imposture. Venant à peine d’abandonner son mandat, il expliqua : « Maintenant que je suis libre de dire ce que je veux, je le dis : je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ». Même la presse régionale s’en étrangla devant tant de cynisme et de mépris pour les électeurs.

 

La tentation de retrouver son siège de maire, de conseiller général ou de député est telle, au vu des avantages matériels mais aussi de la valorisation sociale qu’ils apportent à ceux, nombreux, qui en sont friands, que certains sont très vite aspirés par la tentation de la respectabilité, gage selon eux de leur réélection. Douce illusion… Les partis du Système souhaitent évidemment offrir en priorité avantages et prébendes aux leurs et ne voient aucun intérêt, dans le système électoral majoritaire qui prévaut aujourd’hui, à laisser fussent des miettes à d’anciens adversaires qui ont trahi leur camp et qui, un jour, sont susceptibles de trahir à nouveau.

 

Mais le summum de l’illusion est atteint par ceux qui veulent plaire aux lobbies. C’est l’exercice le plus difficile. Il faut, pour y réussir, être un génie de la trahison. Il y a, certes, beaucoup de traîtres, mais peu de génies parmi eux…

 

- Chercher à plaire aux journalistes. Se défaire à tout prix du qualificatif infamant « d’extrême droite ».

 

Lire un article les concernant qui, pour une fois, ne les agonit pas d’injures suscite une formidable jouissance chez certains. Vouloir plaire à des journalistes qui sont presque tous de gauche exige certes quelques contorsions sémantiques et idéologiques. L’exercice est quelque peu périlleux. A l’incompréhension de ses électeurs, risque de s’ajouter le mépris des journalistes pour ceux qui se couchent. Mais que ne feraient certains pour avoir l’illusion d’intégrer le Système ? Ils vont bien sûr fuir comme la peste les milieux et les groupes qui pourraient ternir leur image. Leur image… Et ils vont tout faire pour se défaire du qualificatif infamant d’« extrême droite ». Ils vont donner de solides gages et les renouveler régulièrement. Ils n’hésiteront pas à dénoncer avec force telle action ou tel propos de leur leader ou d’un camarade. Ils vont hurler encore plus fort que l’adversaire devant certaines provocations. Pas facile pour eux, certes, mais il leur faut y mettre du cœur et de l’enthousiasme. De la sincérité aussi : travailler d’arrache-pied leurs trémolos, mouiller leur voix, émotionner d’importance. Car ils ont un tel passif à combler… Sept générations risquent de ne pas y suffire. Car les lobbies ont la mémoire longue et la haine tenace…

 

- Recruter un adversaire dans son équipe.

 

Pas facile. Mais pouvoir annoncer le ralliement de tel conseiller général, de tel maire UMP ou centriste sous son drapeau peut apparaître comme un coup de maître. J’en parle en connaissance de cause, ayant réussi en 1998 à rallier à Alsace d’abord, dont j’étais le président, deux maires alsaciens, l’un centriste et bras droit du président du Conseil régional, l’autre RPR. Evincé pour l’un de la liste RPR/centristes aux élections régionales, l’autre n’ayant aucune chance d’y figurer, je disposais d’arguments solides pour les convaincre de me rallier, en échange, bien sûr, d’un siège. Je ne devais pas tarder à m’en repentir… La première conséquence de leur ralliement fut un changement de nom du mouvement (Alsace d’abord leur paraissant trop agressif, le nom choisi fut « Mouvement régionaliste alsacien »). Sous leur pression, les thématiques telles l’immigration, l’islamisation furent mises sous le boisseau, au profit d’un discours purement régionaliste, fade et raisonnable. Le résultat des élections régionales fut très décevant. Même si nous progressions légèrement, avec trois élus au lieu de deux, nous reculions partout en Alsace sauf dans leurs « baronnies ». Le discours tiède et le changement de nom avaient déstabilisé notre électorat.  J’ajoute que les deux ralliés s’empressèrent quelques temps après de retourner au bercail du Système.

 

De cette expérience qui fut un échec, je tire cependant les enseignements suivants : d’abord, obtenir des ralliements d’élus du Système en échange de places éligibles est une grave erreur que l’on paye tôt ou tard. Seul un mouvement aux portes du pouvoir peut s’autoriser de tels risques. Ensuite, une seule personne, faible sur le plan idéologique mais que l’on s’illusionne représenter une valeur ajoutée forte, entraîne par une sorte de chantage le groupe et le mouvement vers ses conceptions et lui interdit désormais toute radicalité. La prudence, sœur d’inefficacité et de découragement, devient de mise.

 

Pour conclure…

 

Dans ces moments difficiles que vit le mouvement national et identitaire, à l’heure où les périls mortels menacent l’Europe, la construction d’une nouvelle espérance est une ardente nécessité pour les militants patriotes et identitaires. Celle-ci passe par le rassemblement de toutes les forces nationales, régionalistes, européennes, dans le respect des sensibilités.

 

Mais elle passe aussi par une analyse lucide des erreurs que nous avons tous commises. Le combattant révolutionnaire, celui qui veut radicalement changer la société n’a pas à être un asocial violent et provocateur qui mettra en péril sa communauté. Il a à être comme un poisson dans l’eau. Vivre dans le monde tout en refusant ce monde, en ayant la volonté absolue d’en changer les règles. Il lui faut en connaître les pièges et les fausses séductions.  Il se doit surtout de se former idéologiquement et d’opposer ainsi un bouclier d’airain et une lame d’acier à nos ennemis. Quant à ceux qui seraient tentés de renoncer au combat et de rejoindre le camp de la collaboration, je leur dis, en paraphrasant Churchill : « Vous ne voulez pas la guerre, mais les honneurs. Vous aurez la guerre et le déshonneur ».

 

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mercredi, 10 juin 2009

Elections européennes : retour sur les résultats...

par Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Un triomphe pour Cohn-Bendit, une victoire pour Sarkozy, un échec cinglant pour Bayrou et Martine Aubry, la ringardisation de Villiers et du FN.

 

Le triomphe de Cohn-Bendit.

 

Les transferts importants de suffrages, tant du PS que du Modem, vers les écologistes expliquent ce triomphe. Les bobos des villes (cf les résultats impressionnants de certains arrondissements de Paris, où Cohn-Bendit écrase le PS et aussi l’UMP) ont voté massivement pour des listes qui ont eu le mérite d’aborder la question européenne et qui sont incarnées, au niveau national, par un homme qui dépasse largement ses concurrents en termes d’aisance et de charisme médiatiques. La diffusion sur France 2, deux jours avant le vote, du film écologiste « Home » d’Arthus-Bertrand, fort bien réalisé, a créé une ambiance, un « buzz » favorable aux préoccupations environnementalistes qui a fait basculer massivement des électeurs indécis. Il est aussi bien plus chic, dans un dîner, de dire que l’on a voté Cohn-Bendit plutôt que Bayrou ou Aubry. Ceci dit, la chaîne publique, qui n’a rien à refuser à Sarkozy, a délibérément choisi de programmer ce film la veille du scrutin, avec comme conséquence mécanique d’affaiblir le PS. Elle s’en défend en prétendant que la décision avait été prise il y a un an et qu’elle ignorait la date des élections européennes. Elle se moque du monde. Les élections européennes ont toujours lieu début juin…

 

L’effondrement de Bayrou.

 

Le problème de Bayrou est qu’il est persuadé d’avoir un destin. Las, il n’a pas la stature, ni la « gueule » d’un destin. Son électorat est par ailleurs composé, pour reprendre la formule d’Abel Bonnard, de « modérés, modérément courageux ». Les modérés n’aiment ni les invectives, ni les coups bas, ni l’opposition frontale au Pouvoir. Bayrou ne sera jamais président, si ce n’est de son parti, condamné à se réduire comme peau de chagrin. Même le talentueux polémiste (et excellent connaisseur de la chanson française) Jean-François Kahn, tête de liste du Modem dans la région Est, n’aura pas réussi. C’est que le produit vendu n’est pas bon et ne correspond pas aux attentes des acheteurs potentiels. Un flop en termes de marketing…

 

La victoire de Sarkozy.

 

Cette victoire est certes relative, puisqu’on peut considérer, pour se consoler, que 70% des Français ont voté pour d’autres listes. Le raisonnement est quelque peu spécieux. L’UMP a certes bénéficié de la faiblesse de ses adversaires, mais la victoire n’en est pas moins réelle. L’habileté manœuvrière et le cynisme de Sarkozy, qui pratique l’ouverture à gauche tout en s’exprimant contre l’entrée de la Turquie dans l’U.E., autorisant cependant la poursuite des négociations, gesticulant sur des thématiques sécuritaires, « enfume » littéralement les électeurs. Sarkozy bénéficie aussi de l’insigne médiocrité de ses adversaires et de la propagande diffusée par des médias complaisants. Nul besoin d’un ministère de l’Information, comme ce fut le cas sous De Gaulle. Aujourd’hui, les vassaux précèdent les désirs de leur maître…

 

Le lourd échec du PS.

 

Englué dans ses divisions, les querelles d’ego et l’inanité de son programme qui s’exprime en phrases sentencieuses et creuses, le PS n’est plus, depuis longtemps, un parti proche du peuple. Son électorat, largement composé de fonctionnaires, de bobos et d’apprentis bobos, est d’une solidité et d'une fidélité relatives. La faiblesse de Bayrou aurait pu cependant permettre au PS de s’ériger en opposant n° 1 de l’UMP sans l’irruption tonitruante de Cohn-Bendit. Le PS n’a cependant pas d’inquiétude majeure à avoir quant aux prochaines échéances, dès lors qu’il saura réaliser son unité. Pour ce qui concerne l’élection présidentielle, Cohn-Bendit a d’ores et déjà annoncé qu’il ne serait en aucun cas candidat, témoignant d’une lucidité certaine quant à ce qu’est une élection présidentielle et ce que sont des européennes.

 

Une extrême gauche qui n’émerge pas.

 

On aurait pu imaginer que la crise sociale et économique pouvait représenter un puissant vecteur de développement de l’extrême gauche. Rien de tel. Le NPA de Besancenot (étrange idée de changer le nom de son mouvement la veille de l’élection) se situe sous la barre des 5%. Le Front de gauche (PC et Mélenchon) dépasse les 6%. Difficile d’être révolutionnaire et d’avoir des visées électoralistes. Difficile de mobiliser un éventuel électorat issu de l’immigration, quand celui-ci se fiche des élections. Difficile de mobiliser les « petits blancs » sur la thématique intégrationniste et collaborationniste. Proudhon, au secours…

 

La ringardisation souverainiste : MPF et FN.

 

L’erreur de Villiers fut d’abandonner son sigle MPF, relativement connu, pour Libertas, totalement inconnu. Le discours anti-européen, fût-t-il justifié pour ce qui concerne cette Europe des nains de Bruxelles, ne rencontre plus qu’un faible écho chez des Français bien conscients que les enjeux économiques et sociaux liés à la crise, les enjeux diplomatiques et ceux de la Défense ne peuvent être résolus à l’échelle du seul hexagone.

 

Le FN, quant à lui, continue d’asséner des slogans absurdes et irréalistes, tels le retour au franc et l’abandon de l’euro. Un discours ringard et passéiste. Le FN atteint un étiage de l’ordre de 6% des suffrages, qui lui permet  de conserver trois élus au Parlement européen, contre sept auparavant, mais  lui interdit d’espérer, vu le mode de scrutin imposant d’atteindre la barre des 10%, une espérance de succès aux prochaines élections régionales. La quasi disparition de conseillers régionaux et les départs massifs des derniers cadres de valeur empêcheront ce mouvement de réunir les 500 signatures de maires et de conseillers régionaux pour présenter un candidat à l’élection présidentielle. Sauf si Sarkozy le décide. Pourquoi le ferait-il ? Aider Marine Le Pen à représenter un Front familial et résiduel pourrait empêcher, dans son esprit, l’émergence d’une résistance nationale et identitaire puissante. La vacuité idéologique, l’hystérie comportementale, une exceptionnelle capacité à diviser, l’insulte comme vade-mecum politique, qui caractérisent Marine Le Pen, sont de puissantes qualités pour la stratégie de Sarkozy, qui ne verrait au demeurant que des avantages à ce qu’elle soit élue maire d’Hénin-Beaumont, ce à quoi l’UMP (et le PS) s’emploient en présentant des têtes de liste particulièrement médiocres.

 

Caton l’Ancien concluait tous ses discours, devant le Sénat de Rome, par cette formule : « Delenda est Cartago », Carthage doit être détruite, pour que Rome vive. Oui, Carthage doit être détruite.

 

- Lisez l’analyse particulièrement intéressante de Coclés sur le site Synthèse Nationale, concernant les élections européennes.

- Lisez aussi, vendredi prochain, l’article de Robert Spieler : « Que faire ? »

16:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : européennes 2009, politique, mpf, ndp, robert spieler, ump | |  Facebook

jeudi, 04 juin 2009

ELECTIONS EUROPEENNES : ANALYSE ET PREVISIONS

Par Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

spieler-2.jpegLes élections européennes auraient pu être l’occasion d’une riche réflexion et d'une confrontation d’idées sur le thème : Quelle Europe voulons-nous ? Une Europe identitaire de la puissance, une Europe des Nations (en langage décodé : une Europe des Etats-Nations), l’Europe zone de libre-échange, ou pas d’Europe du tout ? Il n’en a rien été. Une campagne médiocre, des candidats médiocres : qui peut sérieusement dire ce qui différencie l’UMP du PS quant à leur projet européen ? Les élections européennes permettent aux partis dominants de caser les recalés du suffrage universel, les ex-ministres et les amis méritants. Le découpage en absurdes grandes régions, ne correspondant à aucune réalité charnelle, renforce le désintérêt des électeurs. L’abstention sera massive, probablement supérieure à 60%, au plus grand profit de l’UMP et du PS, dont l’électorat plus âgé se rend aux urnes, contrairement à un électorat jeune ou protestataire.

Que valent les sondages ?

Les sondages, pour ce qui concerne les partis protestataires, dont le FN, sont particulièrement difficiles à manier. Tel est aussi, paradoxalement, le cas pour les partis dominants du Système. Une abstention massive rend de plus les prédictions totalement aléatoires. Les sondés du FN " mentent " en effet, ou, du moins, hésitent à dire la vérité quant à leur futur vote. Le résultat brut du FN, c’est-à-dire non " corrigé ", est donc sous estimé. Le problème est inverse pour l’UMP et le PS. Leurs résultats bruts sont supérieurs à la réalité, car il est confortable pour un sondé de se sentir dans une certaine respectabilité. Le sondé dira, pour l’exprimer simplement, qu’il vote UMP, alors que son intention est de voter FN. Ajoutons que les sondages par téléphone, ce qui est le cas de la grande majorité des sondages, renforcent ce phénomène. Ceci, les sondeurs, qui ne sont pas forcément tous malhonnêtes ou manipulateurs, le savent. Pour tenter d’atteindre des résultats proches de la réalité, ce qui est leur intérêt professionnel, ils vont " redresser ", corriger les résultats bruts en fonction des résultats de sondages et d’élections précédentes, avec une bonne dose de " pifomètre ". Ils créditeront le FN de plusieurs points supplémentaires, et inversement diminueront les résultats de l’UMP et du PS. Inutile de préciser qu’un tel redressement est impossible s’il n’existe pas d’historique, ce qui est le cas par exemple des listes de Carl Lang ou de Dieudonné. Cette prévision devient totalement hasardeuse dès lors que l’abstention, qui concerne en priorité l’électorat jeune et/ou protestataire, est massive. Dernier point à relever : pour un échantillon de 1 000 personnes interrogées, le taux mathématique d’erreur est de plus ou moins 2%. En d’autres termes, une liste créditée de 5% se situerait en réalité entre 3 et 7%.

Quels résultats électoraux prévisibles ?

Il s’agit d’un exercice quelque peu audacieux, mais tentons le en toute objectivité.

Les vainqueurs probables : UMP et PS

Pour les raisons susmentionnées (abstention considérable, électorat plus âgé et/ou captif, moins sujet à la tentation de l’abstention), il est probable que les résultats de ces deux partis dépasseront largement ce qu’indiquent les sondages. Il n’est pas impossible que l’UMP approche, voire dépasse les 30%, le PS pouvant espérer 25%, voire davantage. A noter que l’UMP a tout fait pour mener une non-campagne. Ce n’est pas un hasard, évidemment, l’abstention lui étant hautement profitable.

Les perdants probables : FN, Villiers et Besancenot

Il est probable que le FN, crédité de 7 à 8,5% dans les derniers sondages, se situera largement sous ces chiffres. La faute à une abstention considérable et à des corrections de sondages beaucoup trop optimistes pour ce parti faiblement idéologisé et très affaibli. Que l’électorat populaire et protestataire se mobilise, et le succès est assuré, comme ce fut le cas lors de l’élection présidentielle qui porta Le Pen au second tour. Qu’il aille à la pêche, ce qui sera probablement le cas, et l’échec est assuré. Le résultat national du FN sera probablement plus proche de 5% que de 7%, lui assurant un nombre très restreint d’élus. Marine Le Pen sera-t-elle élue ? C’est loin d’être sûr. Et, pourtant, le Système aura tout fait pour qu’elle le soit. Que d’émissions de télé, de radio, d’articles de journaux… Le point d’orgue est cet incroyable article dithyrambique paru dans Libération, mardi 2 juin, avec une jolie photo champêtre sous-titrée : " La vice-présidente du FN est perçue comme la grande blonde, la fille sympa ". Si c’est Libé qui le dit… Autre perdant probable : Villiers. En dehors de lui, ce qui n’est pas encore certain, aucun candidat de Libertas ne sera élu. Et puis, pour quoi faire ? Villiers aurait pu incarner une rupture. Il l’aurait voulue. Il l’avait dit, sincèrement, à ses amis, la veille de la présidentielle : " Jamais, je n’appellerai à voter Sarkozy ". Le lendemain, il confirmait. Le surlendemain, il se reniait. Entre temps, un coup de fil. " Tu appelles à voter Sarkozy, sinon tu perds la présidence du Conseil Général de Vendée ". Démocratie, pouvoir et vanité, quand vous nous tenez… Quant à Besancenot, le " jeunisme " de son mouvement, le NPA, l’étonnante erreur marketing qui consiste à modifier son sigle avant les élections l’amèneront sans doute à un résultat décevant et inférieur à celui du Front de Gauche de Mélenchon et du PC. Restent le Modem et les listes écologistes de Cohn-Bendit. Que dire d’elles ? Rien…Non, vraiment rien…

Du côté des rebelles : Carl Lang et Dieudonné

Carl Lang a osé la rupture. Il faudrait le talent du Rebatet des " Décombres " pour raconter cette course aux abymes d’un mouvement qui pouvait représenter la renaissance française et européenne. Caton l’Ancien concluait tous ses discours devant le Sénat de Rome par cette formule : " Delenda est Cartago ", " Carthage doit être détruite ", pour que vive Rome. Carl Lang, avec ses amis du MNR et de la Nouvelle Droite Populaire, a choisi Rome contre Carthage. Sur le plan électoral, il serait tout à fait illusoire d’espérer que la liste de Carl Lang puisse obtenir un résultat significatif à ces élections. Mais cela n’a aucune importance. Ces résultats ne seront que la première pierre d’une nécessaire renaissance. Quant à Dieudonné, les lobbies anti racistes l’ont créé politiquement, misant sur son talent pour combattre le camp identitaire. Le Golem de la légende juive de Prague, créé par un rabbin démiurge, échappa à son créateur, semant la terreur dans le ghetto. Dieudonné s’est retourné contre les lobbies qui ont voulu l’instrumentaliser. Etrange personnage… Sans doute le plus rebelle de tous. S’il atteint 3% des suffrages, ce qui est probable, nous assisterons à un tsunami émotionnel. Bref, on rigolera…

11:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Tags : élections européennes, sondage, objectivité, ump, ps, carl lang, dieudonné, ndp, robert spieler | |  Facebook

mercredi, 22 avril 2009

Des illusions, désillusions…

2009 1er de l'an Perros 039.jpgPetit mémento à l’usage de ceux qui voudraient (à tout prix) être élus ou réélus

Article publié dans le n°13 (mars avril 2009) de la revue Synthèse nationale

 

 

 

par Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

 

 

Mon expérience politique m’a permis d’observer et d’analyser, tel un entomologiste, ceux qui, un jour, furent saisis par la tentation de rejoindre le Système. Certains le faisaient par épuisement, tant il est difficile et éprouvant de combattre dans le camp des réprouvés. D’autres cherchaient à gagner ou à conserver à tout prix un mandat. Etre élu représente en effet pour certains un formidable ascenseur social qui les éblouit. C’est l’histoire du berger qui épouse une princesse. Il est difficile de résister à cette tentation si l’on ne dispose pas d’une armature idéologique de fer et si ses convictions ne sont pas ancrées dans de hautes valeurs spirituelles ou dans la longue mémoire européenne, avec, comme corollaire, un mépris sans faille pour le Système, ses ors et ses créatures. Une pensée intime et récurrente habite presque tous ceux qui sont allés à Canossa : celle qu’eux auraient bien mieux réussi que leur chef, responsable par ses propos trop radicaux, trop provocateurs, par ses dérapages, de leurs échecs électoraux. Ceux qui sont allés jusqu’au bout de cette certitude en se présentant aux élections avec comme seules étiquettes leur ego et un programme censé rassembler 80% des électeurs, ont certes fini par comprendre leur douleur. J’ai souhaité, dans ce texte, évoquer les illusions les plus courantes qui amènent certains à vouloir abandonner le combat national et identitaire pour les chimères du Système.

 

 

- Abandonner la thématique nationale. Se concentrer sur les problèmes de proximité. Faire le choix du « localisme ».

 

Il est de bon ton chez certains de prôner le « localisme », terme barbare qui signifie l’action politique de proximité, comme vecteur essentiel d’efficacité. Prenant pour modèle la Lega Nord qui occupe remarquablement le champ politique, culturel et social au plan local, ils en viennent à considérer que le localisme est l’alpha et l’oméga de l’action politique. Ils oublient que cette action locale de la Ligue du Nord va de pair avec une puissante influence nationale. Le contre-modèle qu’ils évoquent est le Front national, qui n’a jamais su, ni pu, ni surtout voulu consacrer son énergie à l’implantation locale, tout obnubilé qu’il était par la « reine des batailles », l’élection présidentielle. Voilà ce que répond Jean-Marie Le Pen, interrogé par l’excellente revue Réfléchir et agir  (n°31, hiver 2009, page 30) : « Un militant qui s’engage dans l’action locale est perdu. Totalement perdu. Et le maire et le conseil municipal aussi. Parce qu’à moins d’être appuyés par un parti politique extrêmement puissant dont ils vont attendre des appuis, des soutiens, des promotions, ils vont se consacrer au bien-être de leurs administrés et ils vont cesser d’agir politiquement. Ils vont essayer d’élargir leur base électorale, donc d’amoindrir leur message politique, pour essayer de gagner des voix à gauche et à droite. Ils assureront ainsi leur réélection en rasant les murs (…) ». Cette analyse me parait tout à fait juste, même si la recherche d’une implantation locale est évidemment souhaitable, dès lors que l’on n’abandonne pas pour autant les « thématiques nationales », tel le combat intransigeant contre l’invasion et pour la défense de nos identités. Toute règle a ses exceptions. C’est, je le crois, le cas de Jacques Bompard, maire d’Orange, qui s’est très solidement enraciné mais n’a jamais, à ma connaissance, trahi ses convictions ni renié ce qu’il fut. Certes, il a rejoint le MPF, mais sans doute davantage pour bénéficier d’un vague label national pour des élections nationales ou régionales que par conviction, et encore moins par admiration pour Villiers qui vient d’amarrer, pour les élections européennes, son parti à celui d’un milliardaire irlandais partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, défenseur du libéralisme le plus débridé et partisan de l’ouverture des frontières européennes. Bompard ne peut être dupe. Son implantation locale est telle qu’il n’a nul besoin, localement du moins, du soutien d’une structure nationale. Empereur à Orange, roi dans son canton, duc parmi d’autres dans sa circonscription, il n’est cependant qu’un des hobereaux locaux au niveau régional. Les limites du localisme…Je ne doute pas que, demain, Jacques Bompard contribuera à nos côtés à la renaissance nationale et européenne.

 

- Chercher à plaire à l’adversaire. Rechercher la respectabilité.

 

J’ai connu certains élus de notre camp qui furent saisis d’une douce euphorie lorsque, sur un thème rassembleur et local, ils s’autorisèrent à voter avec le PS, les Verts ou l’UMP, ou, mieux encore, lorsque présentant une motion concernant par exemple le refus de construire une déchetterie à Trifouillis-les-Oies, ils furent soutenus par des élus de la majorité. Quel bonheur ! Sortir enfin du ghetto de la diabolisation ! S’entendre féliciter par l’adversaire qui, hier, n’avait pas de mots assez durs quand vous abordiez les sujets qui fâchent. Redevenir un être humain respecté ! Voir des adversaires venir vous serrer la main, vous saluer quand ils vous rencontrent... Pouvoir échanger quelques mots, au vu et au su de tout le monde, dans un cocktail… S’entendre dire que l’on a du talent, mais qu’il est bien dommage que l’image d’extrémiste vous colle à la peau… Ce n’est évidemment pas de votre faute, c’est celle de votre direction et de certains de vos amis… Il serait si facile de se défaire de cette image… Mettre de l’eau dans son vin, prendre ses distances avec certains dérapages, ne plus aborder aussi brutalement certains sujets… Approuver l’élu UMP qui vous confie : « De toute façon, ils sont là. On ne peut pas les virer, n’est-ce-pas ? Bien sûr, je suis d’accord avec vous. Il faut qu’ils respectent les lois de la République. Sur ce plan, croyez-moi (je ne peux évidemment pas le dire en public), je suis encore plus à droite que vous »…

 

J’ai connu un collègue député centriste alsacien, Marc Reymann, qui m’expliquait, en privé, qu’il était encore plus à droite que Le Pen sur le thème de l’immigration. Il fut réélu trois fois sur cette imposture. Venant à peine d’abandonner son mandat, il expliqua : « Maintenant que je suis libre de dire ce que je veux, je le dis : je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ». Même la presse régionale s’en étrangla devant tant de cynisme et de mépris pour les électeurs.

 

La tentation de retrouver son siège de maire, de conseiller général ou de député est telle, au vu des avantages matériels mais aussi de la valorisation sociale qu’ils apportent à ceux, nombreux, qui en sont friands, que certains sont très vite aspirés par la tentation de la respectabilité, gage selon eux de leur réélection. Douce illusion… Les partis du Système souhaitent évidemment offrir en priorité avantages et prébendes aux leurs et ne voient aucun intérêt, dans le système électoral majoritaire qui prévaut aujourd’hui, à laisser fussent des miettes à d’anciens adversaires qui ont trahi leur camp et qui, un jour, sont susceptibles de trahir à nouveau.

 

Mais le summum de l’illusion est atteint par ceux qui veulent plaire aux lobbies. C’est l’exercice le plus difficile. Il faut, pour y réussir, être un génie de la trahison. Il y a, certes, beaucoup de traîtres, mais peu de génies parmi eux…

 

- Chercher à plaire aux journalistes. Se défaire à tout prix du qualificatif infamant « d’extrême droite ».

 

Lire un article les concernant qui, pour une fois, ne les agonit pas d’injures suscite une formidable jouissance chez certains. Vouloir plaire à des journalistes qui sont presque tous de gauche exige certes quelques contorsions sémantiques et idéologiques. L’exercice est quelque peu périlleux. A l’incompréhension de ses électeurs, risque de s’ajouter le mépris des journalistes pour ceux qui se couchent. Mais que ne feraient certains pour avoir l’illusion d’intégrer le Système ? Ils vont bien sûr fuir comme la peste les milieux et les groupes qui pourraient ternir leur image. Leur image… Et ils vont tout faire pour se défaire du qualificatif infamant d’« extrême droite ». Ils vont donner de solides gages et les renouveler régulièrement. Ils n’hésiteront pas à dénoncer avec force telle action ou tel propos de leur leader ou d’un camarade. Ils vont hurler encore plus fort que l’adversaire devant certaines provocations. Pas facile pour eux, certes, mais il leur faut y mettre du cœur et de l’enthousiasme. De la sincérité aussi : travailler d’arrache-pied leurs trémolos, mouiller leur voix, émotionner d’importance. Car ils ont un tel passif à combler… Sept générations risquent de ne pas y suffire. Car les lobbies ont la mémoire longue et la haine tenace…

 

- Recruter un adversaire dans son équipe.

 

Pas facile. Mais pouvoir annoncer le ralliement de tel conseiller général, de tel maire UMP ou centriste sous son drapeau peut apparaître comme un coup de maître. J’en parle en connaissance de cause, ayant réussi en 1998 à rallier à Alsace d’abord, dont j’étais le président, deux maires alsaciens, l’un centriste et bras droit du président du Conseil régional, l’autre RPR. Evincé pour l’un de la liste RPR/centristes aux élections régionales, l’autre n’ayant aucune chance d’y figurer, je disposais d’arguments solides pour les convaincre de me rallier, en échange, bien sûr, d’un siège. Je ne devais pas tarder à m’en repentir… La première conséquence de leur ralliement fut un changement de nom du mouvement (Alsace d’abord leur paraissant trop agressif, le nom choisi fut « Mouvement régionaliste alsacien »). Sous leur pression, les thématiques telles l’immigration, l’islamisation furent mises sous le boisseau, au profit d’un discours purement régionaliste, fade et raisonnable. Le résultat des élections régionales fut très décevant. Même si nous progressions légèrement, avec trois élus au lieu de deux, nous reculions partout en Alsace sauf dans leurs « baronnies ». Le discours tiède et le changement de nom avaient déstabilisé notre électorat.  J’ajoute que les deux ralliés s’empressèrent quelques temps après de retourner au bercail du Système.

 

De cette expérience qui fut un échec, je tire cependant les enseignements suivants : d’abord, obtenir des ralliements d’élus du Système en échange de places éligibles est une grave erreur que l’on paye tôt ou tard. Seul un mouvement aux portes du pouvoir peut s’autoriser de tels risques. Ensuite, une seule personne, faible sur le plan idéologique mais que l’on s’illusionne représenter une valeur ajoutée forte, entraîne par une sorte de chantage le groupe et le mouvement vers ses conceptions et lui interdit désormais toute radicalité. La prudence, sœur d’inefficacité et de découragement, devient de mise.

 

Pour conclure…

 

Dans ces moments difficiles que vit le mouvement national et identitaire, à l’heure où les périls mortels menacent l’Europe, la construction d’une nouvelle espérance est une ardente nécessité pour les militants patriotes et identitaires. Celle-ci passe par le rassemblement de toutes les forces nationales, régionalistes, européennes, dans le respect des sensibilités.

 

Mais elle passe aussi par une analyse lucide des erreurs que nous avons tous commises. Le combattant révolutionnaire, celui qui veut radicalement changer la société n’a pas à être un asocial violent et provocateur qui mettra en péril sa communauté. Il a à être comme un poisson dans l’eau. Vivre dans le monde tout en refusant ce monde, en ayant la volonté absolue d’en changer les règles. Il lui faut en connaître les pièges et les fausses séductions.  Il se doit surtout de se former idéologiquement et d’opposer ainsi un bouclier d’airain et une lame d’acier à nos ennemis. Quant à ceux qui seraient tentés de renoncer au combat et de rejoindre le camp de la collaboration, je leur dis, en paraphrasant Churchill : « Vous ne voulez pas la guerre, mais les honneurs. Vous aurez la guerre et le déshonneur ».

 

 

 

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mardi, 18 novembre 2008

La réponse de Jean-Philippe Maurer, député UMP, à Robert Spieler : UN CHEF D'OEUVRE DE TARTUFFERIE !

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Jean-Philippe Maurer avait posé une question au ministre de l’Intérieur, lui demandant ce que le gouvernement comptait faire pour donner à l’islam davantage de visibilité en France et suggérant d’accorder un jour férié aux musulmans (cf mon article précédent). Interpellé par mes soins, voici la réponse du député UMP alsacien.

 

Monsieur Robert SPIELER,

 

Je me permets de répondre à la question que vous posez sur votre blog : «Jean-Philippe, pourquoi ce reniement ? »

 

Comme vous devriez le savoir en tant qu’ancien parlementaire, une question écrite est posée dans le but d’avoir une réponse étayée sur un sujet donné.

 

Je suis sollicité, en tant que représentant de la Nation et des habitants de la circonscription dont je suis le député, par de nombreuses personnes ou associations sur des sujets très divers.

 

La question écrite à laquelle vous faites référence n’est qu’une question parmi les 31.000 autres posées par mes collègues parlementaires au jour d’aujourd’hui. Il n’est pas nécessaire qu’elle reflète mon avis sur le sujet, mais elle procède de mon rôle de député, à savoir faire remonter aux instances compétentes les questions que peuvent se poser les habitants ou les différentes associations de la circonscription, pour obtenir des réponses étayées.

 

Il est inutile de me prêter des intentions électoralistes, de surcroît il n’y a pas de scrutin annoncé prochainement, et que l’on déforme mon action légitime de parlementaire.

 

J’ai été élu représentant de la nation française à l’Assemblée Nationale par le biais du suffrage universel direct, et mon engagement républicain est de représenter tous les Français sans aucune distinction, dans le respect de la France.

 

Il ne s’agit donc ni de lâcheté, ni de trahison, ni de reniement mais de la mission qui m’a été confiée et que je continuerai d’assumer avec sérieux et respect.

 

 

L205xH300_spieler-2-cb49b.jpgCommentaire de Robert Spieler :

 

Jean-Philippe Maurer m’écrit : « Une question écrite est posée dans le but d’avoir une réponse étayée sur un sujet donné ». Merci, je le savais…Et il ajoute : « Il n’est pas nécessaire qu’elle reflète mon avis sur le sujet, mais elle procède de mon rôle de député ». Quel bel exercice de tartufferie. Soit. Puisqu’il se contente de relayer les préoccupations de ses administrés, sans être forcément en accord avec celles-ci, j’ai décidé de le prendre au mot.

 

Je lui demande, en mon nom et au nom des dizaines de milliers d’Alsaciens préoccupés par le sujet, de poser la question suivante à Mme le ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie : « Madame le ministre, que comptez-vous faire pour empêcher la construction de mosquées dans nos villes et mettre un terme à l’arrogant prosélytisme de l’islam en France ? Que comptez-vous faire pour stopper l’action nocive des lobbies et associations pro-immigrés, dont la Halde ? Quand comptez-vous présenter un projet de loi visant à interdire les groupes et associations développant une propagande anti-française et anti-européenne ? »

 

Vous avez bien voulu transmettre à Madame le ministre les préoccupations des associations musulmanes.

 

J’ose espérer que vous ferez de même quant aux inquiétudes de ceux qui veulent une Alsace alsacienne, une France française et une Europe européenne.

 

Pour + d'infos, cliquez ici :

Polémique Spieler - Maurer.pdf

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lundi, 10 novembre 2008

Question de Robert Spieler à Jean-Philippe Maurer, député U.M.P. de Strasbourg : “Jean-Philippe, pourquoi ce reniement ? ”

 

Jean-Philippe Maurer.jpegJe viens de lire la question parlementaire que tu as posée à Michèle Alliot-Marie, le 21 octobre 2008 : “Jean-Philippe Maurer, député U.M.P. du Bas-Rhin, souhaite appeler l’attention du ministre de l’Intérieur sur les fêtes religieuses musulmanes, qui représentent pour tous les musulmans de France des périodes sacrées. Afin de mieux partager les valeurs de respect et de tolérance et de mieux faire connaître les coutumes de la communauté musulmane lors de ces fêtes, la France pourrait accorder un jour férié à l’ensemble des musulmans français”.

 

Je suis d’autant plus surpris de ton intervention que j’ai le souvenir de quelques soirées que nous avons passées ensemble, à Strasbourg, où tes propos étaient pour le moins explicites quant à la menace mortelle qui pèse sur la France et sur l’Europe.

 

Tes propos me confortent dans la certitude que la collaboration avec le système conduit inévitablement à l’abandon de ses convictions.

 

Avoir pour objectif l’unique perspective d’être élu ou réélu entraîne compromissions, lâchetés et trahisons. 

 

Tu as succédé à Marc Reymann, qui fut mon collègue à l’Assemblée Nationale et député durant 15 ans. Marc Reymann me disait :  « Tu sais, je suis plus à droite que Le Pen », et rajoutait que l’immigration était le danger majeur pour notre peuple.

 

Le même Marc Reymann expliquait, avec un cynisme absolu, après avoir quitté son mandat, que, maintenant qu’il était libre, il pouvait dire ce qu’il pensait, à savoir qu’il était partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Même les Dernières Nouvelles d’Alsace relevèrent cet incroyable reniement.

 

A propos de reniement, François Grosdidier, député de Moselle, en tient une couche, lui aussi. Cet ancien militant convaincu du P.F.N. (Parti des Forces Nouvelles) propose l’élargissement du statut concordataire alsacien et mosellan à l’islam.

 

Cet élargissement permettrait aux imams d’être rémunérés par l’Etat et l’enseignement de la religion à l’école publique, comme c’est le cas pour les religions catholique, protestante et juive.

 

Bref, Jean-Philippe, tu comprendras pourquoi nous sommes nombreux à considérer que, gauche ou droite, c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

 

Permets-moi un conseil. Lis le Camp des Saints de Jean Raspail, et peut-être finiras-tu par comprendre.

 

                                                                                                                             Robert Spieler

                                                                                                                            

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vendredi, 13 juin 2008

Lettre à des lepénistes tentés de rallier le CNI...

images.jpgConsternation : je lis l’article paru aujourd’hui dans « Minute », sous le titre « Des lepénistes tentés de rallier le CNI ».

 

Le « Centre national des indépendants », qui connut son heure de gloire, il y a 50 ans, avec Pinay, est devenu un petit précipité, pour reprendre un terme chimique, de tout ce que cette droite prudente, un tout, tout petit peu rebelle cependant, concentre. Certains ont tenté d’en faire un sas de décontamination entre l’« extrême-droite » et le système. Inutile de relever que tous ont échoué… A défaut de pouvoir exister par elle-même, cette formation a tenté de survivre en s’appuyant sur « un grand frère » qui a pratiqué l’aumône à son égard, comme les marquises du XIXème la pratiquaient auprès des pauvres

 

Le CNI reprend, dixit son conseil national de samedi, son « entière indépendance d’action vis-à-vis de l’UMP ». Motif : « l’absence de dialogue avec la direction ». Traduire : l’UMP ne leur a accordé ni les places, ni les sièges, ni les prébendes espérés. Alors qu’ils s’étaient associés à l’UMP dans ce but… La vie politique est d’une terrible injustice…

 

On apprend incidemment que l’UMP a coupé les vivres au CNI. Comme le relève l’auteur de l’article, « la manne financière était finalement la seule chose qui pouvait les retenir auprès de ce parti ». Ben, voyons…

 

Des lepénistes ou des identitaires ex-lepénistes seraient tentés de rallier le CNI. On parle d’élus du Nord-Pas-de-Calais, du Sud et de Bourgogne. Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, quoique je considère que tout ce qui est national et européen, est mien.

 

J’ai beaucoup d’estime et d’amitié pour les personnes citées dans l’article, et je veux leur dire ceci : Il n’est pas possible que vous ayez la bassesse de vous plier aux ukases d’Annick de Roscoät, présidente du CNI, qui ne veut pas de  « l’étiquette d’extrême-droite », et qui exige que ceux qui voudraient rejoindre le CNI  se désolidarisent -par écrit- « des déclarations inacceptables de J.M. Le Pen ».

 

Je n’écris pas cela pour défendre Le Pen, ni pour donner des leçons, détestable travers que je fuis.

 

Je dis simplement, aux amis que je connais, et aussi à ceux que je ne connais pas : Retournez au Front National, adhérez à la Nouvelle Droite Populaire, rejoignez le MNR, ou la secte des adorateurs de la banane rose, ou encore, envisagez un voyage vers Sirius aux côtés de Seigneur Raël, mais, par pitié…

 

Pas vous, pas ça !

 

Robert Spieler

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samedi, 22 décembre 2007

Une étoile sur un sapin de Noël ? Un signe ostentatoire...

Bussereau, secrétaire d'Etat à quelque chose, est venu il y a quelques jours à Strasbourg visiter la DDE (Direction départementale de l'équipement). Les responsables de la DDE décidèrent d'orner leurs locaux d'un magnifique sapin de Noël bien plus grand que d'habitude, afin d'honorer sa présence.

Le collaborateur chargé d'habiller le sapin s'autorisa de le coiffer d'une étoile, comme il est de coutume en Alsace et ailleurs.

Réaction indignée d'un cadre de la DDE : "Ceci est un signe ostentatoire, enlevez le!". Notre ami Alain, scandalisé à juste titre par ce fanatisme sectaire reprit l'échelle et s'en alla replacer lui même l'étoile qui trône depuis au sommet du sapin.

De petits ruisseaux font de grandes rivières. De petites résistances finiront par le grand combat pour la défense de nos identités.


Robert Spieler
www.robert-spieler.net

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vendredi, 07 septembre 2007

Petite histoire de girouette alsacienne...

4f5064af560e67f3cf01b907c8376955.jpgArlette Grosskost, la députée UMP passionaria de Mulhouse, connue pour son langage cru et un sérieux coté pétroleuse, pas antipathique au demeurant, avait fait un raffut de tous les diables quand elle apprit que Jean-Marie Bockel (en médaillon), maire P.S. de Mulhouse, qu’elle ambitionnait de conquérir, entrait au gouvernement.

 

Elle se retirait derechef de l’UMP, annonçant qu’elle se présenterait, quoi qu’il arrive, aux prochaines élections municipales et exprimait son vif dépit à l’encontre de Nicolas Sarkozy, quelques mots d’oiseau voletant de çi de là.

 

On allait voir ce que l’on allait voir. On n’a pas tardé à voir.

 

Arlette Grosskost annonce aujourd’hui qu’elle soutiendra une liste UMP / MODEM / dissidents du PS menée par... Jean-Marie Bockel.

 

Le secrétaire général délégué Patrick Devedjian lui ayant promis la tête de liste de l’UMP aux prochaines élections régionales, finies les rancoeurs, les fureurs, les mots blessants… Garde à vous, et on se couche ! Avec un petit os à ronger tout de même.

 

Comme quoi, chez ces gens là, ces affidés du système, la politique, c’est pas compliqué. Edgar Faure avait coutume de dire que ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. Ben, voyons…

 

00:30 Publié dans Alsace | Lien permanent | Tags : politique, ump, udf, robert spieler, sarkozy, alsace, strasbourg | |  Facebook